Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Fêtes de Noël

Enregistré dans : Actualité, Grèce — seb at 1:32 pm on Lundi, décembre 25, 2006

A Kavala, un des restes de la grande Grece...

Après avoir mis le site en ligne, nous sommes allés manger un morceau au bord de l’eau (vers 16h). À la sortie de Kavala, le plus beau panneau que nous ayons vu jusqu’à présent : Constantinoupoli 460 km. Nous sommes à une dizaine de jours de vélo d’Istanbul… Nous trouvons un emplacement de premier choix pour la tente. Nous sommes juste au dessus de l’eau. Il fait bon (15 degrés environ) et nous jouons au Tavli dans la tente avec les portes ouvertes sur la mer et Kavala éclairé (on pourrait croire que c’est notre crêche de Noël). En dessert, Jennifer a prévu une surprise. Ce sont des loukoums grecs !

Mais dans la nuit, il se met à pleuvoir bien fort et il pleuviote encore le matin. On s’habitue à rouler sous la pluie ces temps-ci et c’est davantage le vent qui nous dérange dans l’après midi. La pluie reprend lorsque la nuit arrive et nous décidons de passer la nuit dans une maison en construction qui semble abandonnée. On en voit beaucoup de ce type en Grèce. Celle-ci est à la campagne et nous plait bien. Ce soir, nous avons de la place pour manger à l’abri, et on peut même appuyer notre dos contre un mur.

Dans l ecole de Porto Lagos

Jeudi matin, nous découvrons de la neige sur les sommets. Un peu avant midi nous passons devant une école. Les enfants nous font signe et nous nous approchons. Ils nous escortent jusque dans le bureau du directeur où ils rentrent avec nous. Est-on dans une colonie de vacances ou une école ? En fait c’est le dernier jour avant les vacances et chacun fait un peu ce qu’il veut… Eleni, une institutrice traduit nos propos en grec et tous les enfants ont les oreilles grandes ouvertes. Soudain, ils se mettent tous à crier d’enthousiasme et d’excitation. Eleni vient d’expliquer que nous voulons découvrir leurs jeux et suggère que nous jouions avec eux dans la cour. Après un petit moment à nous expliquer comment jouer à Mila (qui veut dire pommes), ils ne veulent plus jouer et préfèrent faire un foot. Nous repartons contents de l’accueil si spontané et naturel qu’ils nous ont offert. Le soir nous entrons dans le caffeneion d’un petit village pour nous réchauffer. Un caffeneion est une salle avec un simple comptoir, des tables et des chaises. L’endroit est exclusivement fréquenté par des hommes mais Jennifer n’est pas refoulée à l’entrée. Tous les yeux sont tournés vers nous. Panationi nous offre un thé et nous discutons avec lui et son ami Andoni. Un peu plus tard, celui-ci nous commande une bière que nous devons boire bien vite car le café ferme. Nous revoilà donc dans le froid et le seul endroit que nos deux amis ont à nous proposer pour dormir est une camionnette à l’abandon et un dessous d’escalier. Nous ne dormirons pas au chaud ce soir mais avons tout de même passé un moment agréable avec eux. Nous plantons la tente à la sortie du village, couverture de survie sur le sol : on nous a reparlé de neige…

Vendredi. Le soleil nous attend à la sortie de la tente et le vent souffle dans l’axe de la route, dans le bon sens. De petits buissons roulent sur le sol comme dans les westerns. On roule sur des pistes de terre et tournons évidemment un peu en rond. Après un repas chaud à l’abri du vent dans un abri bus, nous rejoignons Maronia, très beau village avec vue sur la mer et les champs. L’endroit est presque désert puisque la route est une impasse mais nous ne le savons pas encore. Jennifer casse des amandes au soleil en regardant la mer. Il fait assez bon à l’abri du vent. Lorsque le soleil commence à décliner, nous allons à nouveau passer un peu de temps dans un café ce qui nous permettra de ne pas être obligés de nous emmitoufler dans nos duvets à 18h. Cette fois personne ne cherche à communiquer avec nous et nous nous fondons dans le décor pendant quelques heures. Ici c’est un peu chez tout le monde, certains y amènent du bois, un autre répond au téléphone, un autre va acheter de la mousse pour isoler le pas de la porte… Lorsque nous ressortons, nous tremblons de froid d’autant plus que nous empruntons une petite descente. Nous nous réchauffons vite en montant la tente.

Coucher de soleil sympa juste en face notre maison d un soir (encore merci Hristo)

Samedi. Le soleil est encore là et heureusement. Nous faisons chauffer l’eau pour le cappuccino lorsqu’un homme s’approche de nous en mimant que nous devons avoir froid. Il ramasse du bois et en quelques minutes, voila un feu pour nous réchauffer… Petit graissage de chaîne et réglage de nos vitesses qui commencent à faire un peu de bruit, puis nous voilà partis par la plus belle route grecque que nous avons prise. Nous arrivons au bord de la mer après avoir contourné des montagnes. Seul un chemin de terre permet de continuer la route. L’endroit semble hors de portée des foules. Un pêcheur est là et nous propose un café et du Xalva. Christo a une petite maison au bord de la plage et nous dit de passer la nuit là. On fait un feu ensemble. Il n’a que des pommes de terre, une boite de Kaviar et de l’Ouzo (Le Ricard des grecs). On se contente de pommes de terres à la braise et du reste… Le soir, il rentre chez lui mais Assan reste là et prépare le poulpe du jour avec du riz et de la sauce tomate. Délicieux. Il nous emmène passer la nuit dans un bungalow chauffé au poêle à bois.

Avec Hristo (prononcer Christo), devant son bateau Michaela (le grand amour de sa vie) avec lequel on est alles pecher.

Dimanche 24 Décembre. Christo est de retour et nous partons sur son bateau ramasser les filets qu’ils ont mis la veille. Dans le bateau une petite radio diffuse des chants religieux. Il fait un peu froid mais nous sommes si contents d’être en mer que ça n’a pas d’importance. Le midi, la pêche du jour est grillée au feu de bois. Nous reprenons la route par le bord de mer en début d’après-midi. Nous trouvons une plage pour passer la nuit et réveillonner autour d’un feu. Nous faisons griller des amandes, du pain arrosé de l’huile d’olive que Christo nous a donné, le tout accompagné de pâtes grillées elles aussi. Un thé chauffe sur les braises avant que la chaleur du feu ne disparaisse et que nous allions nous coucher.

Lundi. Nous rejoignons Alexandropouli d’où nous pouvons vous envoyer ces nouvelles de Noël en buvant un chocolat chaud.

Un commentaire »

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Commentaire par Valerian

27 décembre 2006 @ 10:37

Joyeux Noël à vous les amis,

content de voir que tout se passe bien.
Toujours pas de neige à Prabouré (mal parti pour le nouvel an).

Bonne route

bises

Valer

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