Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Grèce : Athènes - Kavala

Enregistré dans : Actualité, Grèce — seb at 2:57 pm on Mardi, décembre 19, 2006

Désolé d’avance, il n’y a toujours pas d’accent sur les claviers grecs.

Départ d’Athènes

A la gare d Athenes, il faut etiqueter toutes les sacoches et les deux velos... en grec, car personne ne parle anglais au servic

Nous arrivons dans la matinée à la gare. L’organisation laisse à désirer. On prend d’abord un billet pour le premier train dans 3 heures puis le service bagages nous dit de le changer parce que celui ci ne prend pas de vélos. Pour compliquer l’exercice, les employés de la gare parlent rarement anglais. Sommes nous bien à Athènes, la ville qui a accueilli les J.O. il y a deux ans ? Après 6 heures dans la gare, nos bagages sont étiquetés et partent dans le même train que nous. Nous arrivons de nuit à Larissa et partons à la recherche d’un champ.

Approche de Thessalonique

Au réveil, le décor n’est pas mal. Nous sommes certainement sur un plateau. Nous ramassons des amandes sur la route. L’après midi, nous arrivons sur un péage ! Une seule alternative : une route qui part dans les montagnes. C’est parti, nous passons la nuit en bas d’un col qui nous prendra la journée du lendemain à monter. Le soir, dans le début de la descente, nous trouvons un feu au bord de la route. Par terre, des châtaigniers. On en profite pour veiller autour du feu et manger une banane et une pomme au feu. On ne dirait pas qu’il fait 2 degrés.

Descente de Kalipefki, avec

Dimanche matin, petit déjeuner avec vue sur le Mont Olympe. Longue descente. J’échappe de justesse à une chute en contre braquant et me rétablissant par chance. Jennifer n’y échappe pas mais arrive avec le sourire. Apparemment ça ne fait pas mal de tomber. Le midi c’est pique nique avec les pieds dans l’eau au pied de la demeure des dieux. Nous ne pédalons pas beaucoup l’après midi. Peut-être parce que nous savons que de toutes façons, nous prendrons le train demain pour Thessalonique et que deux heures d’effort peuvent être remplacées par si peu de train.

Lundi, le déjeuner profite d’un cadre de choix : juste entre la mer et le Mont Olympe pour voir le soleil se lever. Puis, nous tournons en rond dans des champs à la recherche d’une route longeant la mer (mieux que l’autoroute). Au bout d’une heure, nous renonçons et prenons la route entre l’autoroute et la voie ferrée. Le décor n’est donc pas terrible mis à part des arbres que je ne connais pas. Il leur pousse des kiwis. Nous en ramassons quelques uns.
Nous mangeons sur la plage. Derrière nous un bar certainement très branché diffuse sa musique de l’été pour les quelques mouettes que l’hiver n’a pas fait fuir. Sommes nous décalés ? Dans l’après midi nous trouvons rapidement la gare mais il n’y a pas de guichet et les horaires de passage du train sont inscrits à la craie sur une ardoise. On flaire le coup tordu. Il vaut mieux rejoindre une autre gare. Le décor n’est pas fabuleux, je ne vois que le ciel gris, les décharges plus ou moins sauvages, les usines, les stations essences, les camions… Une fois arrivés à la gare nous appelons Maria qui doit nous héberger à Thessalonique. Elle ne peut pas nous héberger ce soir mais elle sera là demain. Nous quittons la ville pour planter la tente, nous reviendrons demain à la gare. L’endroit est bien au dessus de nos espérances étant donné le décor du jour. Un petit coin calme de forêt.

Mardi matin, il pleut et nous passons la matinée sous la tente. De toute façon, notre train est à 17h45. Arrivés à la gare, nous découvrons le malentendu. Le train était à 5h45 du matin. Le prochain acceptant les vélos est dans 6 heures environ. Tant d’histoires pour transporter des vélos contraste avec l’organisation grecque dont nous avons eu un aperçu. Nous en profitons pour lire un peu, écrire et jouer au Tavli (Backgammon). On a presque le temps de se sentir chez nous ! Maria nous attend dans la gare et nous sommes bien contents de la trouver. Elle est souriante et contente aussi de nous recevoir. On apprécie une bonne douche.

Thessalonique est construite sur la montagne. En bas, la mer

Mercredi, nous partons à la découverte de la ville. Au marché, des demis moutons pendent un peu partout, les marchands mettent l’ambiance. Nous achetons des bonnets, ça pourrait nous servir. À la poste, on ne vend pas d’enveloppes mais on peut y acheter des images du Christ… Je passe un petit coup de téléphone à mon filleul pour ses 7 ans. L’après-midi, Maria nous emmène sur les hauteurs de la ville avant de nous emmener manger les meilleurs souvlakis de la ville (disons des brochettes). C’est aussi l’anniversaire de maman aujourd’hui alors nous nous offrons des pâtisseries locales (certainement encore les meilleures puisque nous sommes toujours guidés par Maria). Nous passons une soirée un peu décevante dans un bar dans lequel la musique est trop forte pour discuter tranquille.

Jeudi, nous partons vers l’école Française. Parfois les choses sont si simples. Nous rencontrons une institutrice intéressée et une directrice non opposée à nous voir entrer dans son école. Demain, nous passerons un moment dans les deux classes de l’école. Nous retournons donc chez Maria et faisons quelques courses au marché qui a lieu sur le pas de sa porte. L’après midi, nous sommes invités à manger chez Eleni que nous avons rencontré la veille. Les grecs semblent manger vers 16 heures mais nous n’avons pas trouvé de règle générale. On commence avec un kavourmas, plat de tomates, Féta et viande appelée salanaki (que Maria a ramené du village de ses parents). Puis, des spaghetti et un gâteau au chocolat (les grecs l’appelle comme ça !). Il n’est cuit que 11 minutes pour que l’intérieur reste fondant. On mange tous dans le plat. C’est convivial. Puis d’autres amis arrivent et on mange une deuxième fois. (peut-être une heure plus tard). Cette fois, le dessert est une glace que l’on partage encore convivialement. Elles est meilleure que celle que nous avons prises en Italie mais c’est quand même un italien qui a fait celle ci. On discute de temps en temps en anglais en écoutant du Brel, du Noir Desir et un peu de musique traditionnelle grecque à notre demande.

les CE2 CM1 CM2 de l ecole francaise de Thessalonique

Vendredi, nous rencontrons les enfants avec beaucoup de plaisir. Leurs questions et leurs remarques valent toujours le coup. “Ils sont drôles les vélos, on dirait un peu des motos”. Nous apprécions de pouvoir répondre aux questions par des anecdotes vécues. Maintenant que nous avons un peu voyagé, les questions changent un peu. Quel pays avez-vous préféré, est-ce que vous avez eu de mauvaises expériences… Nous passons un moment en récré, jouons un peu au foot avec une petite bouteille en plastique avant de repartir.
Nous tentons de quitter la ville par le haut mais nous retrouvons sur une entrée d’autoroute. On redescend pour tenter notre chance vers l’Est sans beaucoup plus de succès. Les villes ne sont pas faites pour les vélos. Une maman nous remarque et comprend notre peine. Elle sait bien comment partir par les sentiers en montagne mais il va bientôt faire nuit. On est les bienvenus chez elle, on verra la route demain, peut-être qu’elle nous accompagnera à vélo. Elle nous conduit jusqu’à une grande maison sur 4 étages avec ascenseur, vue imprenable sur la ville… Elle nous montre notre chambre, nous demande si nous avons du linge à laver, Internet c’est par là… Une bonne soirée semble s’annoncer mais le papa arrive et préfère que nous plantions la tente dehors puisque toute la famille va faire un tour en ville… C’est la maman qui vient nous l’expliquer, un peu gênée, on la comprend. Nous rejoignons l’ipostogo (structure couverte où les grecs garent leur voiture) et sortons nos nouveaux bonnets. Le fils revient du foot et est fatigué, la famille n’ira pas en ville aujourd’hui. Papa nous prie de bien vouloir rentrer, il nous montre l’endroit ou nous allons dormir et se soucie que nous ne manquons de rien mais il n’a pas l’air très naturel. On partage tout de même le repas avec eux, et passons un agréable moment à discuter avec Arquila (la maman).

Aquila et Andreas nous accueillent dans leur grande maison

Samedi matin, Andreas (le papa de famille) nous accompagne en courant pour nous montrer la route sur un chemin de terre et de boue. Il a l’air pressé et préfère courir que discuter. Triste personnage. Dans la matinée, nous sommes suivis par un chien qui est bientôt rejoint par deux autres. Nous les semons dans une longue descente. Pique nique au soleil à midi et bivouac du soir près d’un lac.

Dimanche. Nous nous levons dans la brume. Atelier de casse des amandes pour ne plus porter les coquilles inutiles en attendant que le soleil arrive mais il ne vient pas. Nous passons devant une source chaude mais aucun endroit n’est prévu pour se baigner (et puis on porte quand même des bonnets et écharpes…). Difficile d’avancer ce matin, des amandiers se sont placés sur le bord de la route et nous ne pouvons nous empêcher de faire nos réserves d’écureuils.

Lundi, j’ai un peu mal à la gorge, on pédale tranquillement sur une route vallonnée, un peu en terrasse au dessus d’une plaine cultivée. Je vais déjà mieux à midi et encore mieux le soir.

Mardi matin, on roule sous la pluie jusqu’à Kavala ou j’écris ces lignes. Maintenant, on est bien secs et chauds mais il va nous falloir repartir. Pas déçus d’aller prendre l’air, en plus il ne pleut plus.

Un commentaire »

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Commentaire par champollion

19 décembre 2006 @ 15:41

Bonjour,
Cela fait un moment que je cherche à vous contacter, c’est la première fois que je remarque ce lien!!
Nous vous suivons avec la classe de Champollion et parfois nous allons lire vos compte-rendus dans la salle internet. Pour l’instant vous semblez survivre plutot bien! Pas de moral trop bas? et à bientot en Turquie??
Ici, les enfants me parlent beaucoup de Noel et des vacances qui approchent… Toujours pas de neige pour se jetter dans les pentes…
N’hésitez pas à nous demander des infos si besoin est.
A bientot. Le prof : A. BONNARDEL

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