Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Italia nous voila ! (du 4 au 6 novembre)

Enregistré dans : Actualité, Italie — Jen at 12:06 pm on Lundi, novembre 13, 2006

La vie en Italie

La frontiere

Nous passons la frontière italienne en milieu de matinée, après avoir acheté nos dernières baguettes françaises. Seul le poste de douanes encore debout nous fait prendre conscience du changement de pays.
On longe la côte quelques jours. La mer est bleue turquoise, et assez transparente pour nous laisser admirer les fonds. Les pins parasols et plantes grasses sont monnaie courante ici. Pas de doute, on est bien dans le sud !
Notre quotidien est aussi bien sympa. Le soleil nous réveille (vers 7h30) et nous chauffe suffisamment pour qu’on s’habille en short et TShirt… Le midi, on trouve des coins bien agréables sur la plage pour pique niquer, et même se baigner (pour Seb seulement. Je me contente de profiter de la douche sur la plage, et c’est déjà génial !). La matinée est souvent bien remplie, mais l’après-midi passe vite. Dès 16h, il nous faut commencer à chercher un endroit pour dormir car à 18h, il fait nuit. Du coup, on a beaucoup de temps tranquille le soir. On écrit nos carnets, lisons La Stampa pour nous familiariser avec la langue, et prenons notre temps pour nous préparer à manger. Le réchaud est de sortie tous les soirs maintenant !

Les premieres rencontres de voyageurs

Alexander et Viktoria

Quelques kilomètres seulement après la frontière, nous faisons connaissance avec Alexander et Viktoria. Ils sont hongrois, et se dirigent à vélo vers l’Espagne ou ils espèrent trouver du travail. On passe un bon moment avec eux à discuter comme on peut. Peu après, nous faisons un bout de route avec un pèlerin barcelonais en direction de Rome, mais il n’est pas très bavard et semble plutôt vouloir rester seul. On rencontre aussi un cycliste sicilien qui n’a pas vraiment la même vitesse que nous ! Il ralentit un peu pour parler avec Seb. De derrière, je le vois faire de grands gestes. Oui oui, les italiens parlent avec les mains ! Il doit lui rester encore quelques bonnes dizaines de kilomètres avant la fin de la journée. Il reprend son allure de croisière alors que nous choisissons de nous arrêter pour faire une petite pause au soleil. Nous sommes à Savona, sur la place de la piscine municipale, lorsqu’ Eugène, un pépé italien vient nous questionner sur nos vélos, le voyage… Il nous emmène à quelques kilometres de là, à Albissola où il habite. On croit bien tenir notre gîte pour ce soir, mais non : il voulait juste nous montrer la plage sur laquelle il voulait qu’on dorme. C’est un peu la goutte d’eau qui nous décide à partir dans les terres. Sur la côte, il est difficile de rencontrer des gens. On fait quelques kilomètres en direction du Colle del Giovo, et trouvons un petit coin tranquille dans la forêt.

Les différences avec la France

Elles ne sont pas si nombreuses, mais quand même ! La première chose inconnue a été la camionnette à trois roues. C’est tout petit, et lorsque deux personnes sont dans l’habitacle, on se demande un peu comment ils tiennent ! On a demandé confirmation, c’est pas parce que ça ressemble à la taille des voitures sans permis de chez nous qu’il ne faut pas de permis pour conduire ces camionnettes.
Bien sûr, la nourriture change aussi un peu. Ici, on mange des gressins (des bâtons de biscotte), du parmesan en bloc, du gorgonzola (on a rencontré un habitant de Gorgonzola qui nous a fait remarquer que la ville était jumelée avec Ambert. Est-ce parce que leurs fromages se ressemblent ?…), du pandolce ligure (un gâteau de 15 cm de diamètre, 3-4 cm d’épaisseur, 800g, on vous laisse imaginer la densité ! ça ressemble à un gros sablé avec des fruits confits. Pas mauvais du tout !), des panettone (mmm…). Pour l’instant, nos decouvertes culinaires ne sont que positives. Esperons que ça dure !
Ce qui est frappant dans les supermarchés, c’est la taille du rayon de pâtes. Impressionnant ! Surtout qu’il y en a encore dans le rayon frais. Cela dit, à part les pâtes fraîches, ils n’ont pas de pâtes qui cuisent en trois minutes comme nous.
Dans les villes (et même les plus petits pays), les gens sont généralement bien habillés. Ils ont l’air de plus prendre soin d’eux que nous. La mode a l’air aux bottes pour les italiennes, et aux grosses lunettes de mouche, même quand il y a de la brume…
Enfin, une autre différence et pas des moindres, la langue. On a beau dire que l’italien ressemble au français, si un italien parle vite sans but de se faire comprendre, on ne comprend vraiment pas ! C’est sans compter notre motivation énorme à parler, se faire comprendre et comprendre ! Notre vocabulaire s’enrichit petit à petit, on lit le journal (bon, c’est pas très drôle non plus comme histoire), et on lit des livres (pour les enfants de moins de 8 ans…) ! Avec tout ça, on a bien l’impression de mieux comprendre les italiens, et c’est vraiment agréable !

[Edité : webmaster] Ajout des accents et des photos

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