Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Milano nous voilo et Milano ciao (7 au 13 Novembre)

Enregistré dans : Actualité, Italie — seb at 12:39 pm on Lundi, novembre 13, 2006

Commencer par un col dès le matin, c’est assez ardu. On se retrouve en pleine forêt, cette fois c’est l’automne. Du col du Giovo, nous profitons enfin de la vue sur la mer que l’on espérait avant de nous lancer, bien couverts dans la longue descente vers la plaine du Pô. C’est tout de même une belle journée d’automne. Nous mangeons et nous reposons un peu dans l’herbe en écoutant la radio italienne. Le soir, nous plantons la tente dans un champ avec vue sur les Alpes et le Mont Viso avant que la brume ne tombe.

Adriana et sa maman, preparant des vrais ravioli

Le lendemain nous passons la journée dans la grisaille. La pause de midi est courte pour ne pas nous refroidir. Serait-on passés en hiver ? La nuit va tomber encore plus vite avec le mauvais temps… Le bilan de cette journée n’est donc pas très positif avant qu’une maman italienne ne nous sourit depuis son jardin. Elle ne parle que l’italien et nous avons du mal à lui faire comprendre que nous serions très heureux de passer la nuit à l’abri dans son garage. Mais aussitôt qu’elle a compris, elle retire sa voiture du garage et nous invite à prendre une douche en attendant que le repas soit prêt ! Elle a préparé des pâtes au four (pasta al forno) que nous partageons avec elle pendant qu’elle nous aide à comprendre les programmes télé italiens faits de pubs, de jeux et de pubs. Nous goûtons aussi au gorgonzzola et au parmesan dont elle nous coupe un morceau pour la route. Nous dormons finalement dans des lits…

Il nous est difficile de repartir mais le beau temps et les croissants à la marmelade d’Adriana nous donnent du courage. Avant le repas au bord de la rivière, nous traversons un étrange pont flottant. Nous approchons de Milan et nous faisons surprendre par l’étendue de la banlieue. Personne pour nous accueillir, nous dormons dans un parc, l’autoroute en fond sonore. Pas terrible.

Levés à 6 heures, il fait vraiment froid et le thé s’avère indispensable au même titre que les gants. L’approche du centre de Milan n’est pas facile pour des cyclistes. La banlieue semble immense, les tas de sacs poubelles forment de belles pyramides. Lorsque nous arrivons dans le centre, l’auberge de jeunesse dans laquelle nous comptions dormir est complète mais nous pouvons quand même y laisser nos vélos. Nous en sommes bien contents et nous repartons, légers vers le centre visiter le Duomo, église assez impressionnante avec ses 2245 statues. Puis, nous nous dirigeons vers la Cène (tableau de Léonard de Vinci) mais il fallait réserver par téléphone au moins deux semaines à l’avance. Nous retournons chercher nos vélos un peu fatigués par l’agitation de tous ces milanais. Nous repartons par les artères de la ville pour en sortir au plus vite et trouver où dormir avant qu’il ne fasse nuit. Nous ne trouvons que des gens méfiants qui refusent de nous prêter un coin de jardin et nous nous installons derrière des buissons au fond d’un champ, nous sentant un peu seuls au monde.

Ce matin nous retrouvons enfin les champs, les vaches et l’odeur de la campagne. Les déchets restent présents au bord des routes et c’est bien dommage. Nous demandons à une agence immobilière s’il est possible de trouver un point Internet dans les environs. Voilà que l’on nous installe amicalement à un bureau. L’homme qui nous a accueilli doit aller faire une course d’une vingtaine de minutes et nous laisse seuls dans l’agence. Cela n’a pas l’air de plaire à son collègue qui arrive pendant son absence et qui est tout naturellement surpris de nous voir tranquillement installés… Il doit repartir et préfère que nous sortions. Nous pouvons de nouveau rentrer lorsque le premier revient avec un grand sourire ! A midi il fait bien froid et partageons un thé qui nous tiendra chaud jusqu’au soir ou presque. Nous trouvons un bel endroit parmi les arbres pour dormir. Enfin dans la nature !

avec Husseinu et Assan

Nous nous arrêtons après quelques kilomètres devant un point Internet pour finir notre mise en ligne et nous faisons aborder par Assan et Oussine qui sont frères jumeaux de 14 ans. Ils sont sénégalais et comprennent donc un peu le français. Ils nous emmènent chercher de l’eau, nous conduisent sur la place du village où l’on peut manger : c’est la fête de l’agriculture dans le village. Ils nous conduisent ensuite chez eux où ils nous montrent leurs livres de français, nous proposent de jouer aux dames. Ils nous offrent aussi des pommes et un livre chacun. On part ensuite au parc ensemble. Ils nous chantent des chansons, essaient nos instruments… Ils ne veulent pas nous laisser partir et nous demandent pourquoi on ne reste pas vivre ici toute notre vie. L’un d’eux a l’air vraiment triste et on ne peut pas partir comme ça. On fait un dernier jeu avec eux avant de repartir vers le lac d’Iseo où nous passons la nuit.

Ecrit depuis un magasin d’informatique à Iseo.

Italia nous voila ! (du 4 au 6 novembre)

Enregistré dans : Actualité, Italie — Jen at 12:06 pm on Lundi, novembre 13, 2006

La vie en Italie

La frontiere

Nous passons la frontière italienne en milieu de matinée, après avoir acheté nos dernières baguettes françaises. Seul le poste de douanes encore debout nous fait prendre conscience du changement de pays.
On longe la côte quelques jours. La mer est bleue turquoise, et assez transparente pour nous laisser admirer les fonds. Les pins parasols et plantes grasses sont monnaie courante ici. Pas de doute, on est bien dans le sud !
Notre quotidien est aussi bien sympa. Le soleil nous réveille (vers 7h30) et nous chauffe suffisamment pour qu’on s’habille en short et TShirt… Le midi, on trouve des coins bien agréables sur la plage pour pique niquer, et même se baigner (pour Seb seulement. Je me contente de profiter de la douche sur la plage, et c’est déjà génial !). La matinée est souvent bien remplie, mais l’après-midi passe vite. Dès 16h, il nous faut commencer à chercher un endroit pour dormir car à 18h, il fait nuit. Du coup, on a beaucoup de temps tranquille le soir. On écrit nos carnets, lisons La Stampa pour nous familiariser avec la langue, et prenons notre temps pour nous préparer à manger. Le réchaud est de sortie tous les soirs maintenant !

Les premieres rencontres de voyageurs

Alexander et Viktoria

Quelques kilomètres seulement après la frontière, nous faisons connaissance avec Alexander et Viktoria. Ils sont hongrois, et se dirigent à vélo vers l’Espagne ou ils espèrent trouver du travail. On passe un bon moment avec eux à discuter comme on peut. Peu après, nous faisons un bout de route avec un pèlerin barcelonais en direction de Rome, mais il n’est pas très bavard et semble plutôt vouloir rester seul. On rencontre aussi un cycliste sicilien qui n’a pas vraiment la même vitesse que nous ! Il ralentit un peu pour parler avec Seb. De derrière, je le vois faire de grands gestes. Oui oui, les italiens parlent avec les mains ! Il doit lui rester encore quelques bonnes dizaines de kilomètres avant la fin de la journée. Il reprend son allure de croisière alors que nous choisissons de nous arrêter pour faire une petite pause au soleil. Nous sommes à Savona, sur la place de la piscine municipale, lorsqu’ Eugène, un pépé italien vient nous questionner sur nos vélos, le voyage… Il nous emmène à quelques kilometres de là, à Albissola où il habite. On croit bien tenir notre gîte pour ce soir, mais non : il voulait juste nous montrer la plage sur laquelle il voulait qu’on dorme. C’est un peu la goutte d’eau qui nous décide à partir dans les terres. Sur la côte, il est difficile de rencontrer des gens. On fait quelques kilomètres en direction du Colle del Giovo, et trouvons un petit coin tranquille dans la forêt.

Les différences avec la France

Elles ne sont pas si nombreuses, mais quand même ! La première chose inconnue a été la camionnette à trois roues. C’est tout petit, et lorsque deux personnes sont dans l’habitacle, on se demande un peu comment ils tiennent ! On a demandé confirmation, c’est pas parce que ça ressemble à la taille des voitures sans permis de chez nous qu’il ne faut pas de permis pour conduire ces camionnettes.
Bien sûr, la nourriture change aussi un peu. Ici, on mange des gressins (des bâtons de biscotte), du parmesan en bloc, du gorgonzola (on a rencontré un habitant de Gorgonzola qui nous a fait remarquer que la ville était jumelée avec Ambert. Est-ce parce que leurs fromages se ressemblent ?…), du pandolce ligure (un gâteau de 15 cm de diamètre, 3-4 cm d’épaisseur, 800g, on vous laisse imaginer la densité ! ça ressemble à un gros sablé avec des fruits confits. Pas mauvais du tout !), des panettone (mmm…). Pour l’instant, nos decouvertes culinaires ne sont que positives. Esperons que ça dure !
Ce qui est frappant dans les supermarchés, c’est la taille du rayon de pâtes. Impressionnant ! Surtout qu’il y en a encore dans le rayon frais. Cela dit, à part les pâtes fraîches, ils n’ont pas de pâtes qui cuisent en trois minutes comme nous.
Dans les villes (et même les plus petits pays), les gens sont généralement bien habillés. Ils ont l’air de plus prendre soin d’eux que nous. La mode a l’air aux bottes pour les italiennes, et aux grosses lunettes de mouche, même quand il y a de la brume…
Enfin, une autre différence et pas des moindres, la langue. On a beau dire que l’italien ressemble au français, si un italien parle vite sans but de se faire comprendre, on ne comprend vraiment pas ! C’est sans compter notre motivation énorme à parler, se faire comprendre et comprendre ! Notre vocabulaire s’enrichit petit à petit, on lit le journal (bon, c’est pas très drôle non plus comme histoire), et on lit des livres (pour les enfants de moins de 8 ans…) ! Avec tout ça, on a bien l’impression de mieux comprendre les italiens, et c’est vraiment agréable !

[Edité : webmaster] Ajout des accents et des photos

Même ici le temps presse !

Enregistré dans : Actualité — Jen at 11:48 am on Samedi, novembre 11, 2006

Voila déjà un article sur la fin de la France. On était dans une agence immobilière près de Gorgonzola pour vous écrire tout ça, mais le monsieur qui nous a prêté son ordinateur doit partir. Nous aussi…

On essaye de trouver un nouvel accès bientôt, sinon ce sera à Padoue (au pire).

Encore désolés pour les accents… pas de photos non plus, c’est trop long ici.

On vous embrasse tous bien fort !

[Edité (Webmaster)] : J’ai rajouté les accents

Toulon-Menton

Enregistré dans : Actualité — seb at 11:32 am on Samedi, novembre 11, 2006

Pour notre départ de Toulon, nous sommes suivis par Raphaële, ma marraine et ma soeur Morgane. Mon vaillant filleul nous suit aussi pendant quelques kilomètres qui sont ses premiers hors du jardin. Michel nous accompagne aussi un moment mais il a davantage d’experience… Le soir c’est la première nuit de camping pour le jeune cycliste. Ca ne l’a pas empêché de ronfler.

Le lendemain matin, quelques membres de la famille nous ont rejoint pour un petit déjeuner sur la plage qui se finit en baignade. Oui, nous sommes bien le 29 Octobre !
Un peu plus tard, nous retrouvons Alex qui nous accompagne aujourd’hui. C’est le moment de dire au revoir…
Nous suivons alors le sentier du littoral qui comme son nom l’indique longe le bord de mer. Il est très praticable à vélo même  s’il faut parfois pousser dans le sable. Le soir Claire nous emmène de délicieuses tartes et du jus de raisin maison. mmmh.

Les jours qui suivent, nous longeons toujours le bord de mer par de belles routes en corniche. Un peu avant d’arriver à Cannes, nous faisons une rencontre assez inattendue : c’est un copain de Grenoble. Nous passons la nuit chez lui.
Sur la croisette, à Cannes, un artiste grec vient nous parler de la vie sur une ile de la mer Ionniène. Il nous envoie à ses amis là bas… Le soir, nous retrouvons les parents de Jennifer qui sont venus y passer quelques jours. Nous mettons nos vélos dans la chambre qu’ils nous ont réservée à l’hôtel et partons prendre l’apéro sur le bateau d’amis à eux. Brusque changement de style de vie ! Le lendemain, nous profitons de la voiture pour aller nous balader dans les ruelles d’un village perché (Eze village) et admirer un jardin de cactus et autres succulentes.

En repartant de Nice avec nos vélos cette fois, nous sommes contraints de monter sur la moyenne corniche et de repasser par le village de la veille. La route du bord de mer est fermée pour cause de travaux dans un tunnel… Je crois que l’on apprécie davantage les points de vue qu’en voiture. On était tout de même contents de ne pas avoir nos vélos à pousser dans les ruelles et les escaliers la veille ! Nous redescendons vers Monaco et nous sommes bien refroidis par le vent. Il fait déjà presque nuit et nous cherchons l’hospitalité aux alentours de Menton. Nous nous retrouvons pour la première fois face à des refus en série. Nous finissons par nous diriger vers un terrain de camping dans lequel on nous concède un emplacement même si celui ci est fermé. Il était temps.

Ecrit depuis une agence immobilière à Gesate en Italie

Pause a Toulon

Enregistré dans : Actualité — Jen at 10:44 am on Samedi, novembre 11, 2006

A venir…

Du 2 au 10 Octobre : Grenoble-Toulon

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 9:47 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

Départ de Grenoble

La première tentative mardi midi n’est pas la bonne puisqu’une tempête se déchaîne à l’heure précise du départ. Faut-il partir quand même pour montrer que nous n’avons pas peur de la pluie ? Les gens qui sont au rendez-vous pour nous voir partir n’en ont pas eu peur. Ca nous fait très plaisir de les voir, de savoir qu’ils nous soutiennent, qu’ils nous attendent à notre retour.

Nous partons finalement sous le soleil du lendemain. Nous faisons un petit détour par le sud de Grenoble pour aller rencontrer l’équipe des Festijeux, une structure proposant des manifestations autour du jeu. On passe un bon moment avec eux, à découvrir leur activité et aussi quelques jeux qu’ils veulent bien nous apprendre ! Nous partons ensuite par la piste cyclable qui longe l’Isère et le Vercors et empruntons bientôt les petits chemins à travers les champs de noyers. Max, un copain du lycée qui sera notre guide officiel jusqu’à Toulon, est assisté de son GPS pour débusquer les petits chemins tranquilles. Jennifer se charge de faire ses provisions de noix.
Le soir, des copains de Grenoble viennent passer la soirée avec nous au campement que nous avons établi au calme, près de l’Isère. C’est pratiquement la pleine lune et l’on n’entend plus que la rivière, le feu qui crépite et quelques airs de musique. Aldée profite de l’apéro pour porter un toast aux anciens voyageurs, et aux novices que nous ne serons bientôt plus. Les pommes de terre et les saucisses grillent au feu. Parmi ceux qui nous ont rejoint, on trouve des voyageurs à vélo. Charlo, Yoël et Pierrot qui nous ont fait partager leurs aventures. Aujourd’hui c’est à notre tour…

On approche du Sud

Nous continuons à avancer tranquillement vers le Sud en nous offrant de longues pauses à midi. La sieste est plus reposante que le tennis. Nous y jouons avec ce que nous trouvons : une balle, une raquette et une planche.
Nous passons la barre des 1000 kilomètres quasiment au moment où nous apercevons le Mont Ventoux pour la première fois, dans une jolie descente. Le soir, nous dormons entre les champs d’oliviers et de lavande.

Changement de rythme

Dimanche, nous décidons d’accélérer le rythme pour arriver à Toulon avant que le séjour de mes grands parents dans le Sud ne se termine et qu’ils ne repartent pour la Bretagne. Après une bonne journée de vent dans le dos, nous nous retrouvons 90 kilomètres plus loin le soir. Le décor commence à devenir méditerranéen : les pins se font plus nombreux, la luminosité change. Nous sommes dans le Lubéron et dormons derrière des roseaux, près de la Durance.

Au début du deuxième jour, nous nous apercevons que nous avons mal évalué les distances et il nous faut avaler plus de kilomètres que prévu si l’on veut atteindre Toulon à temps. Nous roulons la tête dans le guidon en prenant des relais en tête pour faire face au vent et protéger les autres. Nous commençons à douter de l’intérêt de rouler trois jours de cette façon. On ne prend plus le temps de regarder suffisamment autour de nous. Heureusement, le rythme change lorsque nous rejoignons de plus petites routes. Un repas sous les pins à ramasser des pignons et jouer un peu de musique nous fait le plus grand bien. Au cours de l’après midi, nous prenons aussi le temps de tester un jeu que nous avons appris récemment : le footamax.

Le soir du troisième jour, nous serons en principe à Toulon mais je suis d’abord victime d’une crevaison aux deux pneus. J’ai certainement roulé sur un buisson épineux entre le lieu de campement et la route… A midi, je cherche un nom pour mon vélo. Un nom qui le rendra résistant et fort, increvable. Max me rappelle que “le roseau plie mais ne rompt pas”. Rozo est alors baptisé mais subit une nouvelle crevaison dans l’après midi. Au moment de regonfler la chambre à air, elle passe certainement dans une petite ouverture que nous n’avons pas remarquée dans le pneu et le tout éclate. Je n’irai pas plus loin avec Rozo aujourd’hui mais l’assistance n’est pas loin. Je finis l’étape dans la voiture, avec Maman pendant que Max et Jennifer terminent la route à vélo. Ce n’était pas vraiment comme ça que j’imaginais notre arrivée chez moi !

Nous voilà à Toulon pour une durée indéterminée. Les vélos sont emmenés en révision, nous profitons du soleil et de la mer qui est encore très bonne… Nous passons aussi quelques jours dans l’école primaire de Toulon qui nous suit. Un grand merci à tous les élèves et aux enseignants qui nous accueillent si bien. Pourvu que ces enfants gardent le maximum de leur spontanéité !

Pause à Grenoble (du 1er au 3 octobre)

Enregistré dans : Actualité, France, On parle de nous — Jen at 6:44 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

On croit toujours, lorsqu’on est sur le vélo, que les pauses vont être reposantes. Et pourtant ! Quand on ne pédale pas, il y a toujours des montagnes de choses à faire, comme pendant ces trois jours passés à Grenoble où nous avons rendu visite au cousin du père de Séb, sommes allés voir les copains, avons rencontré la classe de 5e de Mme Bonardel au collège Champollion, avons fait quelques achats (nos vestes imperméables, il était temps !)… Nous avons même été interviewés par le Dauphiné Libéré. L’expérience est très intéressante même si plutôt frustrante. Allez, on détaille !

(vous pouvez accéder à l’article en cliquant ici)

On a commencé par aller faire la photo qui accompagne l’article, devant l’entrée du journal. Muni de son Canon Powershot G3 (c’est tout ?), le journaliste nous photographie en contre-plongée. On est sceptiques sur le résultat… Une autre journaliste nous a questionné pendant une vingtaine de minutes, prenant ses notes sur un petit calepin. En sortant de son bureau, on était contents de notre “prestation”. On avait l’impression d’avoir été clairs et d’avoir su transmettre l’esprit du voyage.

A la lecture de l’article quelques jours plus tard, c’est un peu la déception : les interpolations non fondées, les images étranges (”les villages sans église”), les références qui donnent l’impression que la journaliste s’enflamme… Il nous est difficile d’accepter que quelqu’un parle de notre projet avec des mots qui ne sont pas les nôtres.

L’expérience n’en est pas moins intéressante, puisqu’elle nous fait réfléchir. Si on trouve déjà des différences entre ce que l’on a dit et ce qu’il est écrit, alors que notre article fait partie des “faits divers”, je n’ose pas imaginer les quantités d’informations erronnées que l’on peut lire sur des sujets sérieux. Comment s’informer réellement ? Est-ce possible ?

Les articles sur les jeux

Enregistré dans : Actualité, Jeux — seb at 10:39 am on Jeudi, octobre 19, 2006

Nous allons commencer à mettre sur le site des articles décrivant les jeux que nous découvrons sur notre route. Ils apparaîtrons dans la partie blog que vous êtes en train de lire en ce moment. Si vous voulez voir tous les articles relatifs aux jeux, cliquez simplement sur la catégorie “jeux” dans la colonne de droite.

De votre côté, si vous voulez nous expliquer des jeux que vous connaissez et qui sont faciles à comprendre, vous pouvez le faire dans la rubrique que nous avons créée pour ça sur le forum. Nous sommes surtout intéressés par les jeux qui demandent peu ou pas de matériel. Ils peuvent nous aider à rencontrer des gens ! Merci à tous.

Du 26 au 31 Septembre. Jura-Grenoble

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 6:30 pm on Vendredi, octobre 13, 2006

Pause dans le Jura

Dans une maison, on peut plus facilement cuisiner de bonnes choses et les Paillet ne s’en privent pas ! En deux jours, ils nous font goûter au poulet bressan, aux crêpes suzette, au vin jaune et notre coup de coeur : les oeufs meurette ! Seul défaut de l’accueil, Bernard ne laisse pas gagner les invités à la pétanque ! Encore merci à vous deux pour votre accueil, et aux parents de Jennifer d’être montés pour l’occasion.

On reprend la route !

Bien reposés, nous descendons du plateau du Jura pour emprunter les gorges de l’Ain qui nous mènent jusqu’à notre campement. C’est une place de grand choix un peu en hauteur avec vue sur les gorges. On nous propose une douche, puis de la charcuterie locale en attendant le poulet mis à rôtir… On aurait pu croire que l’on était attendu ! Au matin, Monsieur Longchamp nous donne quelques conseils pour mieux régler notre position sur les vélos. Le soir suivant, nous trouvons beaucoup plus difficilement un endroit où dormir, mais nous l’apprécions d’autant plus. Un paysan nous propose un coin près d’un champ de maïs avec une jolie vue… sur la centrale nucléaire de Superphoenix. La moissonneuse nous réveille au lever du soleil et nous avons droit à une visite commentée des lieux, il nous parle de sa vie à la ferme depuis qu’il y est né. Voyage dans le temps.

Arrivée sur Grenoble par les montagnes

Pour notre dernière nuit dehors avant d’arriver sur Grenoble, une petite partie de l’équipe d’Objectif Sciences nous rejoint avec le minibus. Nous y chargeons les vélos et partons pour un bivouac sur les hauteurs dans la Chartreuse. Nous passons un bon moment avec Thomas et Valérian autour d’un feu de camp. Au menu, châtaignes grillées (que nous avons ramassées dans la journée), mijotée de saucisses (nouvelle sponsorisation d’Objectif Sciences) aux pommes, arrosée de sirop d’érable ramené il y a peu du Canada. Eh ! Fameux !

Avant de les laisser, Valérian m’offre son klaxon. Moment très fort pour moi. En parlant de son voyage à plusieurs reprises l’été dernier, il m’a mis en tête une idée très séduisante qui ne m’a plus lâché : découvrir le monde à vélo. Je voyage maintenant avec son klaxon ! Merci Val.

Nous traversons la Chartreuse et devons gravir deux cols assez sérieux, mais ce n’est pas encore l’Himalaya. Evidemment, la route demande plus d’efforts que la route de plaine qui aurait pu nous mener à bon port, mais la vue sur Grenoble et la descente (une petite vingtaine au total) en valent le coup. Morgane, ma sœur nous accueille et nous envahissons son appart.

du 14 au 25 septembre

Enregistré dans : Actualité, France — Jen at 5:12 pm on Mardi, septembre 26, 2006

Jeudi 14 : Veille du départ

Aujourd’hui, on rencontre les écoles de Compiègne : CP, CE1 et CM2. La journée est bien chargée : c’est fatiguant de répondre aux dizaines de questions des enfants, mais tellement intéressant ! Une petite soirée crêpes chez Rémi et Stéphanie a conclu la journée. On profite des spécialités françaises tant qu’il est encore temps ! Alice et Lucie nous accueillent dans leur nouvel appart. Merci les filles.

Vendredi 15 : Premiers kilomètres et premier pépin

C’est le grand jour ! Séb prépare un plat de pâtes pour le pti déj, c’est ça d’être sportif ! Le rendez-vous est fixé à 10h sur l’esplanade de l’UTC. Il y a peu de monde, c’est un peu décevant. Heureusement les présents sont enthousiastes ! La classe de CM2 vient nous dire au revoir. C’est l’occasion pour eux de nous poser encore quelques questions, de nous donner leurs impressions sur le site qu’ils ont découvert la veille après notre passage. Une photo de classe devant les vélos pour saisir l’instant.

Nous voilà partis avec Pap’Alain (mon papa) : on passe le château, l’hippodrome, on traverse la forêt. On arrive juste à temps à Pierrefonds pour pique-niquer devant le château et l’étang. Il faut reprendre des forces car cet après-midi, la route est longue. On décide de rejoindre Aulnois ce soir. Les 15 premiers kilomètres se passent bien quand soudain, la chaîne de Séb se bloque dans un grand bruit. Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre que sa journée de vélo est finie pour lui : le dérailleur est coincé dans les rayons et complètement arraché. La patte qui le tenait est cassée. L’assistance de Maman Jo, Aurélie et Didier est rapide et efficace : elle emmène Séb et son vélo en réparation. Pendant ce temps, je continue la route avec Papa (mais sans mes sacoches).

Le soir, Alex, Claire, Céline et Delphine, des copains de Séb, nous rejoignent -non sans mal- à Aulnois. Ils nous parlent de leur voyage de cet été en Inde. Bientôt nous y serons aussi !

Samedi 16 et Dimanche 17 : Week-end émotions

En début d’après-midi, mon vélo est réparé et je rentre avec jusqu’à Aulnois. Quel plaisir de se sentir libre, prêt à continuer après le croche patte vicieux de la veille [Séb]. Petit à petit, la maison se remplit de la famille et des amis. On est heureux de partager ces moments avec eux. Samedi soir, la famille Daude nous surprend en nous présentant la nouvelle ligne de tee-shirts Regards d’Ailleurs (que vous pourrez vous procurer très bientôt). Après le repas, on organise la première séance de jeux avec Maxime et Quentin, mes petits cousins. On joue au chat bougie (dont on a appris les règles à Compiègne quelques jours plus tôt) et au Kubb, un jeu de vikings.
Il est maintenant l’heure de partir, et de pleurer un peu… Didier et Guillaume nous accompagnent jusqu’au goûter pour cette courte étape. On joue un peu de musique à Guillaume et Céline avant d’aller planter la tente dans un champ un peu plus loin.

Semaine du Lundi 18 au Vendredi 22 : Première semaine

Le matin, il n’y a pas de réveil, et c’est bien agréable ! Je suis quand même obligée de me lever quand Séb commence à ranger son duvet, dégonfler son matelas et charger ses affaires sur son vélo… La première phrase de la journée va bientôt devenir mythique : “t’as envie de pédaler ?”, avec un grand sourire (pour lui) et des yeux à peine ouverts (pour moi).
Pour l’instant, il a presque toujours plu à midi mais on trouve toujours un abri pour manger. On en profite aussi pour écrire nos carnets de route, jouer un peu de musique…
L’après-midi nous permet d’avancer encore avant de choisir l’emplacement de notre tente. On mange de bon coeur devant l’unique programme possible pour nous, le coucher du soleil, avant de rejoindre nos duvets.

En une semaine on a atteint Dijon. On est surpris de ne toujours pas avoir mal aux jambes (ni aux fesses !). On fait tranquillement nos 50 km journaliers, malgré les journées de vent de face, les côtes à deux chevrons et les grasses mat’ ! On traverse principalement des champs, des forêts et des vignes. Dans la région de Troyes, on longe le lac d’Orient sur les pistes cyclables construites en haut des digues. Ce lac est en fait un bassin qui permet de réguler le débit de la Seine. S’il n’y a plus d’inondations à Paris, c’est grâce à lui ! Un petit détour nous permet d’ailleurs d’aller pique niquer à côté de la source de la Seine.

A l’approche de Dijon (Tallan exactement) on cherche l’hospitalité chez l’habitant pour la première fois. C’est Geneviève qui nous offre un coin de jardin et une bassine d’eau pour la douche.

Du Samedi 23 au Lundi 25 : A nous le Jura !

La pluie nous retient sous la tente une bonne partie de la matinée. Aux premiers rayons de soleil, on part en direction de Beaune par la route des grands crus. On passe nos 400 km à Gevrey Chambertin, pique nique face au château du Clos de Vougeot… Dans les vignes, les vendangeurs s’activent.
A la sortie de Beaune, on trouve de nouveaux hôtes. L’accueil est chaleureux et complet : Didier, Agnes, Amélie et Mathilde nous offrent douche, apéro au crémant de Bourgogne, ravioli, thé, petit déjeuner chaud et de bons moments de convivialité. Quel bonheur !

On renfourche nos destriers et filons à vive allure à travers la Bresse. Il est 18h lorsqu’on arrive au tournoi de pétanque de Savigny en Revermont. Youri, Jean Luc, Xavier (chez qui on dort) et les autres nous laisseront un très bon souvenir !

Lundi, on s’attaque au premier vrai changement d’altitude : c’est l’ascension du premier plateau jurassien. Tout se passe bien, mise à part la pluie qui nous oblige à enfiler nos ponchos. On longe le lac de Vouglans avant d’arriver à Charchilla, chez les Paillet. Pap’Alain et Maman Jo nous y rejoignent. C’est bon de retrouver une maison !

(Pour illustrer tout ça, vous pouvez trouver les photos dans l’album du même nom)

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