Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

L’Arrivée - Aulnois, le 11 août 2007

Enregistré dans : Actualité, France — Jen at 1:02 am on Lundi, novembre 5, 2007

Notre rendez-vous est à 11h. Dernières pauses pour cueillir un bouquet de fleurs des champs, nous prendre en photo devant le panneau Aulnois. Dernier virage. Ca y est. Du haut de la côte où l’on s’arrête, on voit une petite foule toute de blanc vêtue. Il y a onze mois, vous vous tourniez de l’autre côté pour nous dire au revoir…

Dernière descente. A mesure que l’on avance, vous vous « déployez » sur la route, et bloquez la circulation (qui n’en a jamais rêvé à Aulnois ?…). En franchissant la ligne d’arrivée, on découvre des visages que l’on n’attendait pas. Intimidés et émus, nos jambes tremblent. Heureusement, les joyeuses accolades nous apportent l’équilibre !

A partir de ce moment là, on perd la notion du temps. On est pris dans le flot d’une journée pleine d’émotions et d’évènements soigneusement préparés. Tout s’enchaîne sans qu’on ne voie rien arriver, pour notre plus grand bonheur. Quelques flashs, en vrac.

La déco du jardin - le panneau des distances de quelques grandes villes du voyage, le cairn, les drapeaux de prières népalais,… -, et celle de la maison : des agrandissement de photos du voyage, le nom des chambres changés pour l’occasion, le panneau des toilettes… Tant de petites choses qui nous permettent de réaliser qu’on a vécu une grande aventure…

Tous les gens présents, famille ou amis. Quel bonheur de vous voir tous rassemblés ici, pour nous, et de pouvoir vous raconter nos premières anecdotes. Un an sans se voir, il y en a des choses à raconter ! La soirée nous permet aussi de mieux connaître des gens qui nous ont suivi avec passion et qui nous le font bien ressentir pour notre plus grand plaisir.

Agréable petit moment avec le journaliste de l’Union, venu préparer un article sur le voyage. L’occasion pour nous de livrer nos impressions, et de prendre conscience que le voyage est terminé. L’heure est au bilan : quel est votre plus beau souvenir ? avez-vous eu peur ?… Le courant passe très bien avec lui, et on ne s’étonne pas de la qualité de son article (ici ou là en plus complet), dans lequel on se retrouve (nous voilà rabibochés avec les journalistes !).


Et puis aussi la projection de Guillaume chantant « Polyglotte » adaptée à notre voyage, les bons petits plats et gâteaux en forme ou portant le logo du voyage, le jeu des quinze pays fabriqué par Aurélie, les bouteilles de Champagne Regards d’Ailleurs, la soirée musique qui commence par « Jen & Séb » interprétée par une chorale d’un soir, le lâcher de ballons, les photos de Mongolie projetées sur le mur fissuré, la mode des TShirts du voyage…

Un grand merci à tous pour cette arrivée. Une dernière page aussi belle que les précédentes, avant de changer de chapitre…

Jen & Séb

Heureux qui comme Rozette, Jen, Rozo et Séb ont fait un beau voyage…

Berlin-Aulnois, dernière ligne droite

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 12:25 am on Dimanche, septembre 9, 2007

L’Allemagne à trois

A Berlin, nous retrouvons Alain, l’oncle de Jen qui vit la bas depuis une quarantaine d’années. Après nous avoir fait découvrir sa ville, il équipe son vélo et part avec nous sur les routes.

On apprécie beaucoup sa compagnie et son humeur à toute épreuve. Les conditions sont dures avec le vent, la pluie et des côtes à 18% mais il ne perd pas son sens de l’humour. On expérimente avec lui une nouvelle façon de voyager puisqu’il nous sert parfois d’interprète. On a ainsi pu raconter quelques épisodes du voyage à un directeur de centre de vacances qui nous a accueillis dans un petit village d’ex Allemagne de l’Est.

Nos familles nous accompagnent sur la route
Celle de Jen arrive en camping car et 3 vélos. Ils sont prêts à nous suivre. Quelques jours plus tard, on retrouve mes parents. Jolie tribu !


(il n’y a pas de photos, mais les mamans, la soeur et le neveu de Jen sont aussi montés sur les vélos)

On saisit l’état d’esprit dans lequel on est au cours d’un long voyage par contraste avec l’ambiance des journées de vélos en grand groupe qui nous font souvent penser à des journées sur les pistes de ski (”waouh ! La descente à 25% ! Heureusement qu’on la prenait dans ce sens !”). Bien sûr cette fois, ce sont des pistes cyclables.
On est contents d’avoir choisi ou une transition douce où on retrouve nos proches avant que notre route ne soit terminée.

Frontière française et derniers kilomètres
Une fois les pieds en France, nos familles nous laissent pour nous permettre de vivre cette transition importante en vraies conditions de voyage (et accessoirement pour préparer notre arrivée à Aulnois 2 jours plus tard).
Après 9 mois hors de notre pays, nous pouvons de nouveau comprendre la langue des gens sans peine. Discuter devient facile et plaisant. Les Français nous réservent un bon accueil : on passe une nuit dans un centre équestre, on nous offre des crêpes au Nutella, on partage le petit déjeuner du matin… Des moments d’autant plus plaisants que les journées sont difficiles : sous la pluie et le vent qui ne nous lâchent pas une seconde. On a même eu froid en ce début de mois d’Août ! On a ressorti le réchaud pour nous cuisiner une soupe à l’abri d’un hangar abandonné. Contents de nous sentir encore un peu à l’aventure…

Les oeufs en meurette

Enregistré dans : France, À table ! — Jen at 11:36 am on Lundi, novembre 13, 2006

Ca y est, on a quitté la France, et avons donc pu choisir la meilleure découverte culinaire parmi les crêpes suzettes, les oursins… Nous avons l’honneur de vous presenter les vainqueurs : les oeufs en meurette !

La recette a été testée chez les Paillet lors de notre pause dans le Jura. On ne connaissait pas, mais on a vite adopté ! Et pour que vous aussi vous puissiez essayer, les Paillet nous dévoilent leur recette (merci !!!). A vos fourneaux !

  • 15 œufs
  • 15 tranches de pain grillées au four avec un peu d’huile d’olive ou revenues à la poêle sur les deux faces avec du beurre
  • 2 ou 3 oignons
  • 2 ou 3 carottes
  • 3 bouteilles de passetoutgrain
  • 750 g d’oignons grelots
  • 500 g de lardons (100 g pour préparer la sauce et 400 g pour préparer les assiettes)

La sauce

Faire fondre les oignons émincés et les lardons. Rajouter les carottes finement émincées, quelques feuilles de laurier, des queues de persil, de la muscade râpée et des grains de poivre.
Faire chauffer le vin bouteille par bouteille, pour bien le flamber, l’ajouter ainsi que un ou deux cubes (ou mieux, du bouillon de viande).
Faire cuire le tout au moins une demi heure (et même plus si possible). On peut faire cette cuisson en avance.

On continue

Passer la sauce avant d’y ajouter 100 g de beurre.
Délayer 80 g de maïzena dans du liquide froid.
Lier la sauce avec cette préparation, laisser faire un bouillon, saler et poivrer si nécessaire.
Faire revenir les oignons grelots et les lardons.

Juste avant de servir :

(parce que cette recette a un inconvénient : tout le monde ne peut pas manger en même temps. Il faut préparer les assiettes au fur et à mesure. Interdiction de faire réchauffer !)
Faire cuire les œufs dans de l’eau vinaigrée pas salée (les pocher).
Dans l’assiette, disposer une tranche de pain, des lardons et des oignons. Déposer un ou deux oeufs, puis verser quelques cuillères de sauce.

Dépêchez-vous de manger tant que c’est chaud…

Du 2 au 10 Octobre : Grenoble-Toulon

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 9:47 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

Départ de Grenoble

La première tentative mardi midi n’est pas la bonne puisqu’une tempête se déchaîne à l’heure précise du départ. Faut-il partir quand même pour montrer que nous n’avons pas peur de la pluie ? Les gens qui sont au rendez-vous pour nous voir partir n’en ont pas eu peur. Ca nous fait très plaisir de les voir, de savoir qu’ils nous soutiennent, qu’ils nous attendent à notre retour.

Nous partons finalement sous le soleil du lendemain. Nous faisons un petit détour par le sud de Grenoble pour aller rencontrer l’équipe des Festijeux, une structure proposant des manifestations autour du jeu. On passe un bon moment avec eux, à découvrir leur activité et aussi quelques jeux qu’ils veulent bien nous apprendre ! Nous partons ensuite par la piste cyclable qui longe l’Isère et le Vercors et empruntons bientôt les petits chemins à travers les champs de noyers. Max, un copain du lycée qui sera notre guide officiel jusqu’à Toulon, est assisté de son GPS pour débusquer les petits chemins tranquilles. Jennifer se charge de faire ses provisions de noix.
Le soir, des copains de Grenoble viennent passer la soirée avec nous au campement que nous avons établi au calme, près de l’Isère. C’est pratiquement la pleine lune et l’on n’entend plus que la rivière, le feu qui crépite et quelques airs de musique. Aldée profite de l’apéro pour porter un toast aux anciens voyageurs, et aux novices que nous ne serons bientôt plus. Les pommes de terre et les saucisses grillent au feu. Parmi ceux qui nous ont rejoint, on trouve des voyageurs à vélo. Charlo, Yoël et Pierrot qui nous ont fait partager leurs aventures. Aujourd’hui c’est à notre tour…

On approche du Sud

Nous continuons à avancer tranquillement vers le Sud en nous offrant de longues pauses à midi. La sieste est plus reposante que le tennis. Nous y jouons avec ce que nous trouvons : une balle, une raquette et une planche.
Nous passons la barre des 1000 kilomètres quasiment au moment où nous apercevons le Mont Ventoux pour la première fois, dans une jolie descente. Le soir, nous dormons entre les champs d’oliviers et de lavande.

Changement de rythme

Dimanche, nous décidons d’accélérer le rythme pour arriver à Toulon avant que le séjour de mes grands parents dans le Sud ne se termine et qu’ils ne repartent pour la Bretagne. Après une bonne journée de vent dans le dos, nous nous retrouvons 90 kilomètres plus loin le soir. Le décor commence à devenir méditerranéen : les pins se font plus nombreux, la luminosité change. Nous sommes dans le Lubéron et dormons derrière des roseaux, près de la Durance.

Au début du deuxième jour, nous nous apercevons que nous avons mal évalué les distances et il nous faut avaler plus de kilomètres que prévu si l’on veut atteindre Toulon à temps. Nous roulons la tête dans le guidon en prenant des relais en tête pour faire face au vent et protéger les autres. Nous commençons à douter de l’intérêt de rouler trois jours de cette façon. On ne prend plus le temps de regarder suffisamment autour de nous. Heureusement, le rythme change lorsque nous rejoignons de plus petites routes. Un repas sous les pins à ramasser des pignons et jouer un peu de musique nous fait le plus grand bien. Au cours de l’après midi, nous prenons aussi le temps de tester un jeu que nous avons appris récemment : le footamax.

Le soir du troisième jour, nous serons en principe à Toulon mais je suis d’abord victime d’une crevaison aux deux pneus. J’ai certainement roulé sur un buisson épineux entre le lieu de campement et la route… A midi, je cherche un nom pour mon vélo. Un nom qui le rendra résistant et fort, increvable. Max me rappelle que “le roseau plie mais ne rompt pas”. Rozo est alors baptisé mais subit une nouvelle crevaison dans l’après midi. Au moment de regonfler la chambre à air, elle passe certainement dans une petite ouverture que nous n’avons pas remarquée dans le pneu et le tout éclate. Je n’irai pas plus loin avec Rozo aujourd’hui mais l’assistance n’est pas loin. Je finis l’étape dans la voiture, avec Maman pendant que Max et Jennifer terminent la route à vélo. Ce n’était pas vraiment comme ça que j’imaginais notre arrivée chez moi !

Nous voilà à Toulon pour une durée indéterminée. Les vélos sont emmenés en révision, nous profitons du soleil et de la mer qui est encore très bonne… Nous passons aussi quelques jours dans l’école primaire de Toulon qui nous suit. Un grand merci à tous les élèves et aux enseignants qui nous accueillent si bien. Pourvu que ces enfants gardent le maximum de leur spontanéité !

Le footamax

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 9:44 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

Nous avons rencontré à Grenoble une partie de l’équipe des “festijeux” (http://www.festijeux.com/). Ils sont présents dans de nombreuses manifestations autour du jeu en France et à l’étranger. De vrais pros qui nous ont appris quelques bons jeux de contact.
Le footamax en est un. Nous l’avons rebaptisé ainsi parcequ’un copain nommé Maxime est imbattable à ce jeu… Du moins pour l’instant !
Il se joue avec 3 cailloux et deux joueurs. Le but est d’être le premier à faire passer les trois pierres dans le but adverse (”marquer”). Choisissez vous même la taille des buts et la distance entre eux. Plus le terrain est grand, plus le jeu dure longtemps.

Pour avancer, il faut frapper du pied dans une pierre qui doit obligatoirement passer entre les deux autres.

  • Si le tir est réussi, on peut continuer, pour s’approcher des buts et marquer.
  • Si la pierre frappée ne passe pas entre les deux autres, le joueur perd la main et c’est à l’autre de jouer.

Attention ! Il est interdit de rejouer le caillou qui vient d’être joué !

Variante :
Pour rendre ce jeu coopératif, on peut jouer par équipe. Chaque joueur d’une équipe est responsable de jouer une pierre. L’équipe doit se mettre d’accord pour choisir la pierre qu’il est plus judicieux de jouer (le choix est souvent évident). On peut donc jouer à 6 joueurs avec 3 pierres. On peut aussi jouer avec 4 pierres à 4 contre 4 et ainsi de suite.

Autre variante :
Jouer en poussant des petits cailloux du doigt. Cette version a l’avantage de ne pas avoir besoin de beaucoup de place. On laisse ainsi une chance à celles et ceux qui sont maladroits de leurs pieds.

Pause à Grenoble (du 1er au 3 octobre)

Enregistré dans : Actualité, France, On parle de nous — Jen at 6:44 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

On croit toujours, lorsqu’on est sur le vélo, que les pauses vont être reposantes. Et pourtant ! Quand on ne pédale pas, il y a toujours des montagnes de choses à faire, comme pendant ces trois jours passés à Grenoble où nous avons rendu visite au cousin du père de Séb, sommes allés voir les copains, avons rencontré la classe de 5e de Mme Bonardel au collège Champollion, avons fait quelques achats (nos vestes imperméables, il était temps !)… Nous avons même été interviewés par le Dauphiné Libéré. L’expérience est très intéressante même si plutôt frustrante. Allez, on détaille !

(vous pouvez accéder à l’article en cliquant ici)

On a commencé par aller faire la photo qui accompagne l’article, devant l’entrée du journal. Muni de son Canon Powershot G3 (c’est tout ?), le journaliste nous photographie en contre-plongée. On est sceptiques sur le résultat… Une autre journaliste nous a questionné pendant une vingtaine de minutes, prenant ses notes sur un petit calepin. En sortant de son bureau, on était contents de notre “prestation”. On avait l’impression d’avoir été clairs et d’avoir su transmettre l’esprit du voyage.

A la lecture de l’article quelques jours plus tard, c’est un peu la déception : les interpolations non fondées, les images étranges (”les villages sans église”), les références qui donnent l’impression que la journaliste s’enflamme… Il nous est difficile d’accepter que quelqu’un parle de notre projet avec des mots qui ne sont pas les nôtres.

L’expérience n’en est pas moins intéressante, puisqu’elle nous fait réfléchir. Si on trouve déjà des différences entre ce que l’on a dit et ce qu’il est écrit, alors que notre article fait partie des “faits divers”, je n’ose pas imaginer les quantités d’informations erronnées que l’on peut lire sur des sujets sérieux. Comment s’informer réellement ? Est-ce possible ?

Le loup bougie

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 10:41 am on Jeudi, octobre 19, 2006

C’est la classe de CP de Compiègne qui nous a appris ce jeu où l’on se court après. Il peut être aussi connu sous le nom de “chat bougie”.
Une personne touchée par le loup se fige et devient une bougie qui fond lentement en se repliant sur elle-même vers le sol. On peut délivrer une bougie en la touchant avant que ses mains ne touchent le sol. Le loup gagne si tout le monde est transformé en bougie ou si les mains d’une bougie touchent le sol. Celle-ci remplace alors le loup.

Si le nombre de joueurs est trop important, on peut jouer avec plusieurs loups.

Le jeu se termine lorsque plus personne ne peut respirer !

Du 26 au 31 Septembre. Jura-Grenoble

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 6:30 pm on Vendredi, octobre 13, 2006

Pause dans le Jura

Dans une maison, on peut plus facilement cuisiner de bonnes choses et les Paillet ne s’en privent pas ! En deux jours, ils nous font goûter au poulet bressan, aux crêpes suzette, au vin jaune et notre coup de coeur : les oeufs meurette ! Seul défaut de l’accueil, Bernard ne laisse pas gagner les invités à la pétanque ! Encore merci à vous deux pour votre accueil, et aux parents de Jennifer d’être montés pour l’occasion.

On reprend la route !

Bien reposés, nous descendons du plateau du Jura pour emprunter les gorges de l’Ain qui nous mènent jusqu’à notre campement. C’est une place de grand choix un peu en hauteur avec vue sur les gorges. On nous propose une douche, puis de la charcuterie locale en attendant le poulet mis à rôtir… On aurait pu croire que l’on était attendu ! Au matin, Monsieur Longchamp nous donne quelques conseils pour mieux régler notre position sur les vélos. Le soir suivant, nous trouvons beaucoup plus difficilement un endroit où dormir, mais nous l’apprécions d’autant plus. Un paysan nous propose un coin près d’un champ de maïs avec une jolie vue… sur la centrale nucléaire de Superphoenix. La moissonneuse nous réveille au lever du soleil et nous avons droit à une visite commentée des lieux, il nous parle de sa vie à la ferme depuis qu’il y est né. Voyage dans le temps.

Arrivée sur Grenoble par les montagnes

Pour notre dernière nuit dehors avant d’arriver sur Grenoble, une petite partie de l’équipe d’Objectif Sciences nous rejoint avec le minibus. Nous y chargeons les vélos et partons pour un bivouac sur les hauteurs dans la Chartreuse. Nous passons un bon moment avec Thomas et Valérian autour d’un feu de camp. Au menu, châtaignes grillées (que nous avons ramassées dans la journée), mijotée de saucisses (nouvelle sponsorisation d’Objectif Sciences) aux pommes, arrosée de sirop d’érable ramené il y a peu du Canada. Eh ! Fameux !

Avant de les laisser, Valérian m’offre son klaxon. Moment très fort pour moi. En parlant de son voyage à plusieurs reprises l’été dernier, il m’a mis en tête une idée très séduisante qui ne m’a plus lâché : découvrir le monde à vélo. Je voyage maintenant avec son klaxon ! Merci Val.

Nous traversons la Chartreuse et devons gravir deux cols assez sérieux, mais ce n’est pas encore l’Himalaya. Evidemment, la route demande plus d’efforts que la route de plaine qui aurait pu nous mener à bon port, mais la vue sur Grenoble et la descente (une petite vingtaine au total) en valent le coup. Morgane, ma sœur nous accueille et nous envahissons son appart.

Retour du festival du jeu

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 1:50 pm on Mercredi, septembre 27, 2006

Trois jours au festival du jeu parmi les musiques, les cuisines et les jeux du monde ont été une excellente introduction à l’année de voyage qui commence pour nous. J’y ai été bénévole pendant trois jours. Petite description de ce qui m’a plu pour vous donner envie d’y aller…

Au bord du Lac Léman et autour du château de la tour de Peiltz, le site du festival est divisé en 5 continents. Sur le continent Afrique par exemple, on peut s’initier à l’Awéle, apprendre un jeu semblable à celui des osselets en compagnie d’une femme Malienne après avoir goûter à la cuisine africaine et en attendant de voir les percussionnistes à l’œuvre. Les autres continents ne sont pas moins riches et il en existe même un 6ième auquel on accède après avoir découvert les autres : un monde de jeux surprenants d’ingéniosité, fabriqués à la main à partir de matériaux de récup. Ca donne des idées et je n’ai pas manqué de prendre des notes !

Bref, une ambiance conviviale de fête, paradis des enfants et des grands enfants où j’ai pris beaucoup de plaisir à donner un coup de main, à rencontrer des gens. Je conseille le festival à tous, bénévoles et visiteurs !

Merci à toute l’équipe du festival et à dans deux ans pour la troisième édition de ce festival au concept génial !

du 14 au 25 septembre

Enregistré dans : Actualité, France — Jen at 5:12 pm on Mardi, septembre 26, 2006

Jeudi 14 : Veille du départ

Aujourd’hui, on rencontre les écoles de Compiègne : CP, CE1 et CM2. La journée est bien chargée : c’est fatiguant de répondre aux dizaines de questions des enfants, mais tellement intéressant ! Une petite soirée crêpes chez Rémi et Stéphanie a conclu la journée. On profite des spécialités françaises tant qu’il est encore temps ! Alice et Lucie nous accueillent dans leur nouvel appart. Merci les filles.

Vendredi 15 : Premiers kilomètres et premier pépin

C’est le grand jour ! Séb prépare un plat de pâtes pour le pti déj, c’est ça d’être sportif ! Le rendez-vous est fixé à 10h sur l’esplanade de l’UTC. Il y a peu de monde, c’est un peu décevant. Heureusement les présents sont enthousiastes ! La classe de CM2 vient nous dire au revoir. C’est l’occasion pour eux de nous poser encore quelques questions, de nous donner leurs impressions sur le site qu’ils ont découvert la veille après notre passage. Une photo de classe devant les vélos pour saisir l’instant.

Nous voilà partis avec Pap’Alain (mon papa) : on passe le château, l’hippodrome, on traverse la forêt. On arrive juste à temps à Pierrefonds pour pique-niquer devant le château et l’étang. Il faut reprendre des forces car cet après-midi, la route est longue. On décide de rejoindre Aulnois ce soir. Les 15 premiers kilomètres se passent bien quand soudain, la chaîne de Séb se bloque dans un grand bruit. Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre que sa journée de vélo est finie pour lui : le dérailleur est coincé dans les rayons et complètement arraché. La patte qui le tenait est cassée. L’assistance de Maman Jo, Aurélie et Didier est rapide et efficace : elle emmène Séb et son vélo en réparation. Pendant ce temps, je continue la route avec Papa (mais sans mes sacoches).

Le soir, Alex, Claire, Céline et Delphine, des copains de Séb, nous rejoignent -non sans mal- à Aulnois. Ils nous parlent de leur voyage de cet été en Inde. Bientôt nous y serons aussi !

Samedi 16 et Dimanche 17 : Week-end émotions

En début d’après-midi, mon vélo est réparé et je rentre avec jusqu’à Aulnois. Quel plaisir de se sentir libre, prêt à continuer après le croche patte vicieux de la veille [Séb]. Petit à petit, la maison se remplit de la famille et des amis. On est heureux de partager ces moments avec eux. Samedi soir, la famille Daude nous surprend en nous présentant la nouvelle ligne de tee-shirts Regards d’Ailleurs (que vous pourrez vous procurer très bientôt). Après le repas, on organise la première séance de jeux avec Maxime et Quentin, mes petits cousins. On joue au chat bougie (dont on a appris les règles à Compiègne quelques jours plus tôt) et au Kubb, un jeu de vikings.
Il est maintenant l’heure de partir, et de pleurer un peu… Didier et Guillaume nous accompagnent jusqu’au goûter pour cette courte étape. On joue un peu de musique à Guillaume et Céline avant d’aller planter la tente dans un champ un peu plus loin.

Semaine du Lundi 18 au Vendredi 22 : Première semaine

Le matin, il n’y a pas de réveil, et c’est bien agréable ! Je suis quand même obligée de me lever quand Séb commence à ranger son duvet, dégonfler son matelas et charger ses affaires sur son vélo… La première phrase de la journée va bientôt devenir mythique : “t’as envie de pédaler ?”, avec un grand sourire (pour lui) et des yeux à peine ouverts (pour moi).
Pour l’instant, il a presque toujours plu à midi mais on trouve toujours un abri pour manger. On en profite aussi pour écrire nos carnets de route, jouer un peu de musique…
L’après-midi nous permet d’avancer encore avant de choisir l’emplacement de notre tente. On mange de bon coeur devant l’unique programme possible pour nous, le coucher du soleil, avant de rejoindre nos duvets.

En une semaine on a atteint Dijon. On est surpris de ne toujours pas avoir mal aux jambes (ni aux fesses !). On fait tranquillement nos 50 km journaliers, malgré les journées de vent de face, les côtes à deux chevrons et les grasses mat’ ! On traverse principalement des champs, des forêts et des vignes. Dans la région de Troyes, on longe le lac d’Orient sur les pistes cyclables construites en haut des digues. Ce lac est en fait un bassin qui permet de réguler le débit de la Seine. S’il n’y a plus d’inondations à Paris, c’est grâce à lui ! Un petit détour nous permet d’ailleurs d’aller pique niquer à côté de la source de la Seine.

A l’approche de Dijon (Tallan exactement) on cherche l’hospitalité chez l’habitant pour la première fois. C’est Geneviève qui nous offre un coin de jardin et une bassine d’eau pour la douche.

Du Samedi 23 au Lundi 25 : A nous le Jura !

La pluie nous retient sous la tente une bonne partie de la matinée. Aux premiers rayons de soleil, on part en direction de Beaune par la route des grands crus. On passe nos 400 km à Gevrey Chambertin, pique nique face au château du Clos de Vougeot… Dans les vignes, les vendangeurs s’activent.
A la sortie de Beaune, on trouve de nouveaux hôtes. L’accueil est chaleureux et complet : Didier, Agnes, Amélie et Mathilde nous offrent douche, apéro au crémant de Bourgogne, ravioli, thé, petit déjeuner chaud et de bons moments de convivialité. Quel bonheur !

On renfourche nos destriers et filons à vive allure à travers la Bresse. Il est 18h lorsqu’on arrive au tournoi de pétanque de Savigny en Revermont. Youri, Jean Luc, Xavier (chez qui on dort) et les autres nous laisseront un très bon souvenir !

Lundi, on s’attaque au premier vrai changement d’altitude : c’est l’ascension du premier plateau jurassien. Tout se passe bien, mise à part la pluie qui nous oblige à enfiler nos ponchos. On longe le lac de Vouglans avant d’arriver à Charchilla, chez les Paillet. Pap’Alain et Maman Jo nous y rejoignent. C’est bon de retrouver une maison !

(Pour illustrer tout ça, vous pouvez trouver les photos dans l’album du même nom)

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