Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Les jeux grecs

Enregistré dans : Jeux, Grèce — Jen at 3:06 pm on Vendredi, janvier 12, 2007

Mila (Pommes)

Mila est une variante de notre ballon au prisonnier. Eleni nous l’a appris lors de notre passage à Athènes.

Deux enfants forment l’équipe A, les autres l’équipe B.
A lance la balle pour toucher un des B. Si A y arrive, B sort du terrain. Si B attrape la balle avant qu’elle ne tombe à terre, il gagne une pomme.

Quand on a une pomme, il faut se faire toucher 2 fois avant de sortir du terrain. On peut aussi donner des pommes à ses copains (sortis) pour leur redonner une chance de jouer.

Quand il n’y a plus qu’un B sur le terrain, l’équipe A lance 10 fois la balle. Si B ne se fait pas toucher, il gagne.

Tavli (Backgammon)

Tout le monde joue au tavli en Grèce : les jeunes dans les cafés après l’école, les pépés dans les cafeneion… Mais c’est Eleni qui nous a appris à y jouer.

Pour ne pas vous barber avec des règles un peu longues, on vous propose d’attendre de se voir pour vous les expliquer.

On peut quand même vous dire qu’il existe 3 façons de jouer : Plakoto (”le bloqueur”, le plus facile), Portes (”les portes” (!), le plus rapide) et Fevga (”Va-t’en”, le plus compliqué).

Deux grecs qui jouent au tavli s’échangent normalement une dizaine de “Malaka” par minute. C’est une gentille insulte pour ses copains (mais gare à vous si vous le dites à un étranger dans la rue ! ).

Le poulpe à la tomate

Enregistré dans : À table !, Grèce — Jen at 5:23 pm on Jeudi, janvier 11, 2007

Recette testée avec Assan le 23 décembre.

Pour 3 personnes.

Pêcher un beau poulpe. Lui arracher sa poche d’encre, puis lui retourner la tête. Le frapper 15-20 fois au sol pour l’attendrir. Le passer à l’eau pour le nettoyer. Le mettre dans une grande casserole, avec un peu d’eau, du vinaigre et du jus de citron. Couvrir et laisser mijoter une heure.

Ajouter 200g de riz, deux cuillères de concentré de tomates, du sel, du poivre. Laisser mijoter jusqu’à ce que le riz soit cuit (10 minutes environ).

Couper le poulpe en morceaux. Servir chaud.

A déguster avec du pain frais et un verre d’ouzo (ou plus).

Grèce - Turquie : du 25 au 31 decembre

Enregistré dans : Actualité, Grèce, Turquie — Jen at 5:21 pm on Jeudi, janvier 11, 2007

Derniers temps en Grèce

Depuis Alexandropouli, il ne restait pourtant pas tant de kilomètres que ça (44km) avant la frontière turque. Ca a beau être une journée de vélo en théorie, en pratique on en a pris deux et demi, grâce à (oui oui, grâce à et pas à cause de) Nikos qui nous a recueillis alors qu’on déjeunait dans le froid. Nikos tient une pizzeria dans la dernière grosse ville grecque avant la frontière (Ferres, Ferai, ou Serres selon les sources). Après nous avoir offert un thé et du panetonne, il est allé trouver un de ses amis qui tient un hôtel, pour nous assurer le confort d’une chambre l’espace d’une nuit. Il nous aurait bien retenu encore quelques jours, non seulement pour le froid (à la télé, des flashs montrent les dégâts de la neige en Grèce et en Turquie), mais aussi parce qu’il est persuadé que les Turcs ne sauront pas nous accueillir décemment. C’est une vraie antipathie qu’il cultive contre le peuple voisin. Cela nous attriste un peu parce qu’il est pourtant ouvert et sympathique.

La frontière

Nous sortons de l’Union Européenne et traversons notre première vraie frontière, avec contrôle des passeports, passage à la douane… Les deux pays sont séparés par l’Evros, une rivière. La moitié du pont qui l’enjambe est peinte en bleu, l’autre en rouge. Au milieu deux gardes veillent à ce que les deux autres ne dépassent pas la ligne… Si les Grecs sont assez indifférents à nos aurevoirs, les turcs sont heureux de nous recevoir dans leur pays. Les deux gardes turcs nous font stopper pour nous prendre en photo devant leur drapeau ! Ils nous apprennent nos premiers mots turcs, que nous utilisons quelques instants plus tard au contrôle des passeports.
Un tampon sur le passeport, et à nous la Turquie…

Nouveau pays, nouvelle culture

La Grèce et la Turquie ont beau être des pays frontaliers, c’est une nouvelle culture qui nous accueille. Pays musulman, les mosquées se repèrent de loin grâce aux minarets. A présent, nos journées sont rythmées par les cinq appels quotidiens à la prière. Pays peuplé (70 millions d’habitants), les mini bus de 15 places transportent souvent le double de personnes… Pays hospitalier, on ne compte plus les “Welcome to Turkey”, coups de klaxons de bienvenue des camions et voitures… Les enfants sont enthousiastes et viennent souvent nous demander nos noms, nos âges et notre pays d’origine, interrompant quelques instants leur activité du moment pour satisfaire leur curiosité. Les adultes préfèrent nous offrir du thé, boisson nationale, servi dans des verres.

De la frontière à Tekirdag

Nous gagnons Tekirdag en camion stop, afin d’arriver à temps chez Emel qui nous attend. Les deux jours que nous passons chez elle sont consacrés à la découverte de la culture turque : musique (on découvre le ney, sorte de flûte en bambou), danses traditionnelles, lieux à voir (il faudra revenir !), actualité politique (l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, Chypre, le génocide arménien…), présentation du leader national Ataturk… On passe une journée dans une école primaire/collège à découvrir de nouveaux jeux. L’occasion d’avoir un aperçu de la vie de classe en Turquie, et c’est pas triste, surtout qu’on est à deux jours des vacances !

Tekirdag - Istanbul

La route est vallonnée et longe la mer de Marmara. L’hospitalité des Turcs ralentit notre progression, mais c’est un réel plaisir ! Boire le thé avec l’équipe du magasin dans lequel on vient de faire ses courses, discuter avec un groupe d’enfants dans la rue, passer la soirée avec Tamer et Gerry… C’est agréable de se laisser bercer par le voyage, jusqu’au moment ou les impératifs nous rattrapent : Kerem nous attend le 31 à Istanbul, on pédale 108 km pour le rejoindre… Ca fait beaucoup de kilomètres, beaucoup de voitures aussi puisque le 31 décembre est férié deux fois cette année : une fois pour le réveillon du nouvel an, et une fois pour le Bayram, la fête (religieuse) du sacrifice. Toute la Turquie nous semble converger vers Istanbul… On arrive juste à temps (23h55) pour fêter la nouvelle année dans un café du centre ville.

de chez Kerem, Istanbul

Fêtes de Noël

Enregistré dans : Actualité, Grèce — seb at 1:32 pm on Lundi, décembre 25, 2006

A Kavala, un des restes de la grande Grece...

Après avoir mis le site en ligne, nous sommes allés manger un morceau au bord de l’eau (vers 16h). À la sortie de Kavala, le plus beau panneau que nous ayons vu jusqu’à présent : Constantinoupoli 460 km. Nous sommes à une dizaine de jours de vélo d’Istanbul… Nous trouvons un emplacement de premier choix pour la tente. Nous sommes juste au dessus de l’eau. Il fait bon (15 degrés environ) et nous jouons au Tavli dans la tente avec les portes ouvertes sur la mer et Kavala éclairé (on pourrait croire que c’est notre crêche de Noël). En dessert, Jennifer a prévu une surprise. Ce sont des loukoums grecs !

Mais dans la nuit, il se met à pleuvoir bien fort et il pleuviote encore le matin. On s’habitue à rouler sous la pluie ces temps-ci et c’est davantage le vent qui nous dérange dans l’après midi. La pluie reprend lorsque la nuit arrive et nous décidons de passer la nuit dans une maison en construction qui semble abandonnée. On en voit beaucoup de ce type en Grèce. Celle-ci est à la campagne et nous plait bien. Ce soir, nous avons de la place pour manger à l’abri, et on peut même appuyer notre dos contre un mur.

Dans l ecole de Porto Lagos

Jeudi matin, nous découvrons de la neige sur les sommets. Un peu avant midi nous passons devant une école. Les enfants nous font signe et nous nous approchons. Ils nous escortent jusque dans le bureau du directeur où ils rentrent avec nous. Est-on dans une colonie de vacances ou une école ? En fait c’est le dernier jour avant les vacances et chacun fait un peu ce qu’il veut… Eleni, une institutrice traduit nos propos en grec et tous les enfants ont les oreilles grandes ouvertes. Soudain, ils se mettent tous à crier d’enthousiasme et d’excitation. Eleni vient d’expliquer que nous voulons découvrir leurs jeux et suggère que nous jouions avec eux dans la cour. Après un petit moment à nous expliquer comment jouer à Mila (qui veut dire pommes), ils ne veulent plus jouer et préfèrent faire un foot. Nous repartons contents de l’accueil si spontané et naturel qu’ils nous ont offert. Le soir nous entrons dans le caffeneion d’un petit village pour nous réchauffer. Un caffeneion est une salle avec un simple comptoir, des tables et des chaises. L’endroit est exclusivement fréquenté par des hommes mais Jennifer n’est pas refoulée à l’entrée. Tous les yeux sont tournés vers nous. Panationi nous offre un thé et nous discutons avec lui et son ami Andoni. Un peu plus tard, celui-ci nous commande une bière que nous devons boire bien vite car le café ferme. Nous revoilà donc dans le froid et le seul endroit que nos deux amis ont à nous proposer pour dormir est une camionnette à l’abandon et un dessous d’escalier. Nous ne dormirons pas au chaud ce soir mais avons tout de même passé un moment agréable avec eux. Nous plantons la tente à la sortie du village, couverture de survie sur le sol : on nous a reparlé de neige…

Vendredi. Le soleil nous attend à la sortie de la tente et le vent souffle dans l’axe de la route, dans le bon sens. De petits buissons roulent sur le sol comme dans les westerns. On roule sur des pistes de terre et tournons évidemment un peu en rond. Après un repas chaud à l’abri du vent dans un abri bus, nous rejoignons Maronia, très beau village avec vue sur la mer et les champs. L’endroit est presque désert puisque la route est une impasse mais nous ne le savons pas encore. Jennifer casse des amandes au soleil en regardant la mer. Il fait assez bon à l’abri du vent. Lorsque le soleil commence à décliner, nous allons à nouveau passer un peu de temps dans un café ce qui nous permettra de ne pas être obligés de nous emmitoufler dans nos duvets à 18h. Cette fois personne ne cherche à communiquer avec nous et nous nous fondons dans le décor pendant quelques heures. Ici c’est un peu chez tout le monde, certains y amènent du bois, un autre répond au téléphone, un autre va acheter de la mousse pour isoler le pas de la porte… Lorsque nous ressortons, nous tremblons de froid d’autant plus que nous empruntons une petite descente. Nous nous réchauffons vite en montant la tente.

Coucher de soleil sympa juste en face notre maison d un soir (encore merci Hristo)

Samedi. Le soleil est encore là et heureusement. Nous faisons chauffer l’eau pour le cappuccino lorsqu’un homme s’approche de nous en mimant que nous devons avoir froid. Il ramasse du bois et en quelques minutes, voila un feu pour nous réchauffer… Petit graissage de chaîne et réglage de nos vitesses qui commencent à faire un peu de bruit, puis nous voilà partis par la plus belle route grecque que nous avons prise. Nous arrivons au bord de la mer après avoir contourné des montagnes. Seul un chemin de terre permet de continuer la route. L’endroit semble hors de portée des foules. Un pêcheur est là et nous propose un café et du Xalva. Christo a une petite maison au bord de la plage et nous dit de passer la nuit là. On fait un feu ensemble. Il n’a que des pommes de terre, une boite de Kaviar et de l’Ouzo (Le Ricard des grecs). On se contente de pommes de terres à la braise et du reste… Le soir, il rentre chez lui mais Assan reste là et prépare le poulpe du jour avec du riz et de la sauce tomate. Délicieux. Il nous emmène passer la nuit dans un bungalow chauffé au poêle à bois.

Avec Hristo (prononcer Christo), devant son bateau Michaela (le grand amour de sa vie) avec lequel on est alles pecher.

Dimanche 24 Décembre. Christo est de retour et nous partons sur son bateau ramasser les filets qu’ils ont mis la veille. Dans le bateau une petite radio diffuse des chants religieux. Il fait un peu froid mais nous sommes si contents d’être en mer que ça n’a pas d’importance. Le midi, la pêche du jour est grillée au feu de bois. Nous reprenons la route par le bord de mer en début d’après-midi. Nous trouvons une plage pour passer la nuit et réveillonner autour d’un feu. Nous faisons griller des amandes, du pain arrosé de l’huile d’olive que Christo nous a donné, le tout accompagné de pâtes grillées elles aussi. Un thé chauffe sur les braises avant que la chaleur du feu ne disparaisse et que nous allions nous coucher.

Lundi. Nous rejoignons Alexandropouli d’où nous pouvons vous envoyer ces nouvelles de Noël en buvant un chocolat chaud.

Grèce : Athènes - Kavala

Enregistré dans : Actualité, Grèce — seb at 2:57 pm on Mardi, décembre 19, 2006

Désolé d’avance, il n’y a toujours pas d’accent sur les claviers grecs.

Départ d’Athènes

A la gare d Athenes, il faut etiqueter toutes les sacoches et les deux velos... en grec, car personne ne parle anglais au servic

Nous arrivons dans la matinée à la gare. L’organisation laisse à désirer. On prend d’abord un billet pour le premier train dans 3 heures puis le service bagages nous dit de le changer parce que celui ci ne prend pas de vélos. Pour compliquer l’exercice, les employés de la gare parlent rarement anglais. Sommes nous bien à Athènes, la ville qui a accueilli les J.O. il y a deux ans ? Après 6 heures dans la gare, nos bagages sont étiquetés et partent dans le même train que nous. Nous arrivons de nuit à Larissa et partons à la recherche d’un champ.

Approche de Thessalonique

Au réveil, le décor n’est pas mal. Nous sommes certainement sur un plateau. Nous ramassons des amandes sur la route. L’après midi, nous arrivons sur un péage ! Une seule alternative : une route qui part dans les montagnes. C’est parti, nous passons la nuit en bas d’un col qui nous prendra la journée du lendemain à monter. Le soir, dans le début de la descente, nous trouvons un feu au bord de la route. Par terre, des châtaigniers. On en profite pour veiller autour du feu et manger une banane et une pomme au feu. On ne dirait pas qu’il fait 2 degrés.

Descente de Kalipefki, avec

Dimanche matin, petit déjeuner avec vue sur le Mont Olympe. Longue descente. J’échappe de justesse à une chute en contre braquant et me rétablissant par chance. Jennifer n’y échappe pas mais arrive avec le sourire. Apparemment ça ne fait pas mal de tomber. Le midi c’est pique nique avec les pieds dans l’eau au pied de la demeure des dieux. Nous ne pédalons pas beaucoup l’après midi. Peut-être parce que nous savons que de toutes façons, nous prendrons le train demain pour Thessalonique et que deux heures d’effort peuvent être remplacées par si peu de train.

Lundi, le déjeuner profite d’un cadre de choix : juste entre la mer et le Mont Olympe pour voir le soleil se lever. Puis, nous tournons en rond dans des champs à la recherche d’une route longeant la mer (mieux que l’autoroute). Au bout d’une heure, nous renonçons et prenons la route entre l’autoroute et la voie ferrée. Le décor n’est donc pas terrible mis à part des arbres que je ne connais pas. Il leur pousse des kiwis. Nous en ramassons quelques uns.
Nous mangeons sur la plage. Derrière nous un bar certainement très branché diffuse sa musique de l’été pour les quelques mouettes que l’hiver n’a pas fait fuir. Sommes nous décalés ? Dans l’après midi nous trouvons rapidement la gare mais il n’y a pas de guichet et les horaires de passage du train sont inscrits à la craie sur une ardoise. On flaire le coup tordu. Il vaut mieux rejoindre une autre gare. Le décor n’est pas fabuleux, je ne vois que le ciel gris, les décharges plus ou moins sauvages, les usines, les stations essences, les camions… Une fois arrivés à la gare nous appelons Maria qui doit nous héberger à Thessalonique. Elle ne peut pas nous héberger ce soir mais elle sera là demain. Nous quittons la ville pour planter la tente, nous reviendrons demain à la gare. L’endroit est bien au dessus de nos espérances étant donné le décor du jour. Un petit coin calme de forêt.

Mardi matin, il pleut et nous passons la matinée sous la tente. De toute façon, notre train est à 17h45. Arrivés à la gare, nous découvrons le malentendu. Le train était à 5h45 du matin. Le prochain acceptant les vélos est dans 6 heures environ. Tant d’histoires pour transporter des vélos contraste avec l’organisation grecque dont nous avons eu un aperçu. Nous en profitons pour lire un peu, écrire et jouer au Tavli (Backgammon). On a presque le temps de se sentir chez nous ! Maria nous attend dans la gare et nous sommes bien contents de la trouver. Elle est souriante et contente aussi de nous recevoir. On apprécie une bonne douche.

Thessalonique est construite sur la montagne. En bas, la mer

Mercredi, nous partons à la découverte de la ville. Au marché, des demis moutons pendent un peu partout, les marchands mettent l’ambiance. Nous achetons des bonnets, ça pourrait nous servir. À la poste, on ne vend pas d’enveloppes mais on peut y acheter des images du Christ… Je passe un petit coup de téléphone à mon filleul pour ses 7 ans. L’après-midi, Maria nous emmène sur les hauteurs de la ville avant de nous emmener manger les meilleurs souvlakis de la ville (disons des brochettes). C’est aussi l’anniversaire de maman aujourd’hui alors nous nous offrons des pâtisseries locales (certainement encore les meilleures puisque nous sommes toujours guidés par Maria). Nous passons une soirée un peu décevante dans un bar dans lequel la musique est trop forte pour discuter tranquille.

Jeudi, nous partons vers l’école Française. Parfois les choses sont si simples. Nous rencontrons une institutrice intéressée et une directrice non opposée à nous voir entrer dans son école. Demain, nous passerons un moment dans les deux classes de l’école. Nous retournons donc chez Maria et faisons quelques courses au marché qui a lieu sur le pas de sa porte. L’après midi, nous sommes invités à manger chez Eleni que nous avons rencontré la veille. Les grecs semblent manger vers 16 heures mais nous n’avons pas trouvé de règle générale. On commence avec un kavourmas, plat de tomates, Féta et viande appelée salanaki (que Maria a ramené du village de ses parents). Puis, des spaghetti et un gâteau au chocolat (les grecs l’appelle comme ça !). Il n’est cuit que 11 minutes pour que l’intérieur reste fondant. On mange tous dans le plat. C’est convivial. Puis d’autres amis arrivent et on mange une deuxième fois. (peut-être une heure plus tard). Cette fois, le dessert est une glace que l’on partage encore convivialement. Elles est meilleure que celle que nous avons prises en Italie mais c’est quand même un italien qui a fait celle ci. On discute de temps en temps en anglais en écoutant du Brel, du Noir Desir et un peu de musique traditionnelle grecque à notre demande.

les CE2 CM1 CM2 de l ecole francaise de Thessalonique

Vendredi, nous rencontrons les enfants avec beaucoup de plaisir. Leurs questions et leurs remarques valent toujours le coup. “Ils sont drôles les vélos, on dirait un peu des motos”. Nous apprécions de pouvoir répondre aux questions par des anecdotes vécues. Maintenant que nous avons un peu voyagé, les questions changent un peu. Quel pays avez-vous préféré, est-ce que vous avez eu de mauvaises expériences… Nous passons un moment en récré, jouons un peu au foot avec une petite bouteille en plastique avant de repartir.
Nous tentons de quitter la ville par le haut mais nous retrouvons sur une entrée d’autoroute. On redescend pour tenter notre chance vers l’Est sans beaucoup plus de succès. Les villes ne sont pas faites pour les vélos. Une maman nous remarque et comprend notre peine. Elle sait bien comment partir par les sentiers en montagne mais il va bientôt faire nuit. On est les bienvenus chez elle, on verra la route demain, peut-être qu’elle nous accompagnera à vélo. Elle nous conduit jusqu’à une grande maison sur 4 étages avec ascenseur, vue imprenable sur la ville… Elle nous montre notre chambre, nous demande si nous avons du linge à laver, Internet c’est par là… Une bonne soirée semble s’annoncer mais le papa arrive et préfère que nous plantions la tente dehors puisque toute la famille va faire un tour en ville… C’est la maman qui vient nous l’expliquer, un peu gênée, on la comprend. Nous rejoignons l’ipostogo (structure couverte où les grecs garent leur voiture) et sortons nos nouveaux bonnets. Le fils revient du foot et est fatigué, la famille n’ira pas en ville aujourd’hui. Papa nous prie de bien vouloir rentrer, il nous montre l’endroit ou nous allons dormir et se soucie que nous ne manquons de rien mais il n’a pas l’air très naturel. On partage tout de même le repas avec eux, et passons un agréable moment à discuter avec Arquila (la maman).

Aquila et Andreas nous accueillent dans leur grande maison

Samedi matin, Andreas (le papa de famille) nous accompagne en courant pour nous montrer la route sur un chemin de terre et de boue. Il a l’air pressé et préfère courir que discuter. Triste personnage. Dans la matinée, nous sommes suivis par un chien qui est bientôt rejoint par deux autres. Nous les semons dans une longue descente. Pique nique au soleil à midi et bivouac du soir près d’un lac.

Dimanche. Nous nous levons dans la brume. Atelier de casse des amandes pour ne plus porter les coquilles inutiles en attendant que le soleil arrive mais il ne vient pas. Nous passons devant une source chaude mais aucun endroit n’est prévu pour se baigner (et puis on porte quand même des bonnets et écharpes…). Difficile d’avancer ce matin, des amandiers se sont placés sur le bord de la route et nous ne pouvons nous empêcher de faire nos réserves d’écureuils.

Lundi, j’ai un peu mal à la gorge, on pédale tranquillement sur une route vallonnée, un peu en terrasse au dessus d’une plaine cultivée. Je vais déjà mieux à midi et encore mieux le soir.

Mardi matin, on roule sous la pluie jusqu’à Kavala ou j’écris ces lignes. Maintenant, on est bien secs et chauds mais il va nous falloir repartir. Pas déçus d’aller prendre l’air, en plus il ne pleut plus.

Grèce : montagnes et capitale

Enregistré dans : Actualité, Grèce — seb at 4:16 pm on Mercredi, décembre 6, 2006

Les montagnes

le site d Olympie pour nous seuls !

Nous arrivons un après-midi sur le site archéologique d’Olympie mais il est déjà fermé. Nous nous aventurons sur de petits chemins pour trouver un campement en bordure du site et nous trouvons une place assez idéale : terrain plat avec de l’herbe entre les oliviers et les orangers avec vue sur les ruines du site qui a vu naître les Jeux Olympiques. On est à l’écart de la route…

Le lendemain, nous visitons le site puis reprenons notre route. Dès les premiers kilomètres, la montée est assez raide et nous ne tardons pas à faire une pause pour manger. Ca y est nous nous sentons déjà dans le centre sauvage du Péloponnèse. Peu de voiture nous doublent, on peut camper à peu près partout ici. Par contre, à chaque fois que nous croyons atteindre le col, nous découvrons de nouveaux virages qui serpentent dans des tranchées de terre rouge. Heureusement, cette route nous offre de superbes vues sur la mer. Nous arrivons sur un plateau étonnamment plat après le relief bien escarpé que nous venons de traverser. Nous choisissons de passer la nuit ici. La vue sur le lever de soleil sera super.

Nous nous enfonçons encore dans les montagnes vers le Nord. Toujours si peu de voitures. Nous sommes bien contents de croiser un vendeur ambulant de fruits et légumes qui traverse certainement le Péloponnèse avec son camion puisque certains villages ne disposent pas de magasins. Nous croisons aussi des brebis et leurs bergers, d’autres se déplaçant à dos d’âne. Vous l’avez compris, c’est le calme idéal. Nous passons un bon moment à nous reposer en écoutant le son des cloches et les cris assez drôles que poussent les bergers pour guider leur troupeau. Il fait trop chaud au soleil alors nous passons parfois à l’ombre !

les gouttes d eau gelees sur la tente

Le lendemain matin, il fait plutôt froid. Il est 6 heures mais le jour commence à se lever. Je sors de la tente et découvre le givre déposé sur le sol et notre tente. Effectivement, il doit faire froid. Nous sommes dans un trou entre les montagnes et je décide de monter en haut d’une colline pour voir le soleil un peu plus tôt. En plus ça me réchauffera. Nous partons après avoir attendu la fonte du givre sur la tente. C’est encore une journée de montée avec un col en lacets. Le décor devient vraiment montagnard. Au loin, il y a de la neige sur les sommets. Enfin, une descente nous emmène tout près des gorges qui nous conduiront jusqu’à la mer demain matin. La tente commence à geler dès le soir. Cette nuit, rien ne dépasse du duvet…

Ce matin, c’est Jennifer qui monte en haut de la colline se situant derrière nous pour voir le soleil se lever. Nous passons une bonne partie de la matinée à profiter de la chaleur du soleil. Puis nous nous couvrons bien pour ce que l’on nous a décrit comme de superbes gorges qui descendent jusqu’à la mer. On commence par du plat avec un léger vent de face. On est obligés de pédaler et donc de nous découvrir. On range les écharpes, les gants, une veste. On distingue une route en hauteur un peu plus loin. On espère qu’elle n’est pas pour nous mais on comprend vite que si. Les chaussettes de skis sont rangées, on ressort les shorts… Nous faisons une pause lessive car nous trouvons une fontaine et que le linge aura le temps de sécher dans la descente. Après une vingtaine de kilomètres de montée (!), nous sommes enfin en haut et découvrons la mer. C’est le Golfe de Corinthe. Nous rejoignons donc la côte est posons notre tente à l’abri des vagues sur une terrasse au bord de l’eau.

A Xylocastro, avec Vladimir, Joris et leurs copains

Le jour suivant, nous pédalons face au vent et décidons de nous arrêter assez tôt. Nous commençons à discuter avec un homme à vélo qui nous emmène dans un parc au bord de la mer où l’on peut planter notre tente sans problème entre la plage et les pins. L’endroit est très tranquille. Nous croisons ensuite une bande de jeunes de 16 ans qui jouent de la guitare dans ce parc. Nous allons les voir et jouons chacun notre tour une chanson dans notre langue en expliquant les paroles en anglais ensuite. Génial. Ils nous emmènent ensuite manger des Souvlakis, puis dans un café où nous jouons au Backgammon. Soirée vraiment sympa avec la jeunesse grecque.

Nous sommes Vendredi et nous avons décidé de franchir le canal de Corinthe aujourd’hui, puis de prendre un train pour Athènes afin de ne pas traverser la banlieue industrielle que l’on nous a fortement déconseillée. La matinée est assez difficile : une cinquantaine kilomètres face au vent. Lorsque nous arrivons devant le pont qui doit nous permettre de franchir le canal, un bateau est sur le point de passer à son niveau et celui ci se trouve sous l’eau pour le laisser passer ! C’est assez surprenant même si ce n’est pas un très grand pont. Nous repartons après le repas et avons un peu de mal à trouver une gare car tous les panneaux nous aiguillent vers des anciennes gares. Nous croyons pouvoir nous reposer dans le train mais aucun espace n’est prévu pour les vélos. La configuration aurait difficilement pu être pire et nous restons debout pour tenir nos montures pendant une bonne heure de train. Une fois arrivés à Athènes nous nous rendons chez Eleni qui doit nous héberger. Son appartement est assez animé. Elle héberge en ce moment un américain, une allemande et un mexicain. Une américaine doit arriver demain.

Athènes

Le seul batiment sans echaffaudage sur l Acropole, Athenes

Eleni anime des jeux le Samedi après-midi et nous sautons sur l’occasion. Nous leur faisons faire des jeux français et apprenons un jeu auxquels ils jouent : mila (pommes en grec)
Le Dimanche, nous allons visiter l’Acropole et déambuler dans les ruelles de Plaka, un vieux quartier d’Athènes. Le soir, des amis viennent jouer de la guitare et du bouzouki (instrument traditionnel grec à 4 fois deux cordes). Nous jouons quelques morceaux avec eux . Eleni joue aussi de la guitare et nous jouons donc du Bénabar avec 3 guitares, un bouzouki et Jennifer au concertina. Fantastique.

Lundi, nous pouvons enfin aller à l’ambassade de l’Inde pour demander nos visas. Nous découvrons avec surprise qu’ils ne délivrent de visas qu’aux résidents grecs… Les parents de Jennifer les demanderont donc à Paris et nous les emmèneront lorsqu’ils nous rendront visite à Istanbul.

Mardi, nous sommes allés visiter le port du Pirée. Nous avons vu des dauphins ! Évidemment pas dans le port mais un peu plus loin.

Mercredi, nous mettons le site à jour et nous partirons certainement demain en train pour éviter la banlieue à nouveau. Direction Thessalonique, le Nord de la Grèce. Certains nous disent que l’on aura peut être de la neige…

Bonjour la Grèce !

Enregistré dans : Actualité, Grèce — Jen at 4:14 pm on Mercredi, décembre 6, 2006

Italie - Grèce

Comme prévu, nous avons pris le bateau pour relier Venise (Italie) à Patras (Grèce). Un énorme ferry, où 90% des passagers sont des conducteurs de camions. Nous avons quand même trouvé d’autres voyageurs. Evelyne et Richard sont allemands, et viennent en Grèce pour 6 mois, en camping car. Ils connaissent bien le pays : ils y viennent tous les ans depuis 26 ans ! Du coup, on en profite pour mettre au point notre trajet du sud de la Grèce avec eux.

La vie sur le bateau est très chouette. On a fait nos provisions, et pique-niquons où bon nous semble (sur le pont le premier midi, dans la cafétéria le soir, devant la piscine (vide) le matin…). Nous n’avons pas pris de cabine, mais installons nos duvets sur le pont, à l’abri de la pluie quand même. Moyennant un petit effort de concentration, on oublie le bruit du moteur et entendons seulement les vagues… En arrivant à Patras, on est un peu tristes que la traversée ne soit pas plus longue…

La côte

La pluie battante ne nous empêche pas de quitter Patras. Maintenant qu’on nous a parlé des petits coins sympas à voir dans le Péloponnèse, on veut pédaler ! Nous partons vers l’ouest. Étrange sensation que de changer de direction ! Nous prenons quand même soin de demander au membre d’hospitality club qui nous héberge de nous apprendre quelques mots utiles de grec.

Nous avons presque oublié de fêter nos un an de décision de voyage, mais juste oublié ! Petite bière pour l’occasion, grecque évidemment !

Nous suivons donc la côte ouest. La région est peu peuplée, et plutôt pauvre. Il pleut, on croise peu de monde, juste des camions qui nous éclaboussent. Du coup, on a tendance à ne voir que les points négatifs, l’énorme quantité de déchets par exemple. Sur la plage, au bord de la route, il y a de tout : papiers, chaises de jardin cassées, ferrailles, ordures ménagères… on a parfois l’impression de rouler dans une décharge.

La pluie ne nous pose pas problème sur les vélos, nous sommes bien couverts et l’eau ne passe pas nos vêtements imperméables (nous avons de belles surchaussures en sac plastique !!). Par contre, pour planter la tente c’est une autre histoire. Nous préférons chercher l’hospitalité. À Lappa, c’est un peu compliqué, mais la persévérance paye ! Leonida nous accueille chez lui. Il est albanais et travaille dans une usine de pommes de terre. On fait connaissance avec sa femme, Arqueta et sa fille, Angela. On ne parle ni albanais ni grec. Ils ne parlent ni anglais ni français… On arrive quand même à “converser” un peu. Certains devraient venir prendre des leçons d’hospitalité tant cette famille est accueillante. Belle leçon de partage. En partant, Leonida nous donne son numéro de téléphone, si on a un problème, même si on sait d’avance qu’on ne pourra pas se comprendre…

Le soleil est enfin avec nous. Nous portons de nouveau nos vêtements d’été, short et T-shirt, Seb se baigne ! Et quel plaisir de voir la Grèce en couleurs ! Les feuilles des oliviers brillent, les agrumes sont éclatants dans les arbres, le vert de l’herbe contraste avec le bleu du ciel… De beaux paysages s’ouvrent devant nous. Le plus souvent, on voit la mer et la montagne.

Nous continuons notre route jusqu’à Pyrgos, puis bifurquons vers le centre du Péloponnèse.