Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Jeux russes

Enregistré dans : Jeux, russie — seb at 8:14 am on Vendredi, juin 29, 2007

Dans le transsiberien

Dans le couloir de notre wagon, a bord du transsiberien, Sioma, jeune russe de 8 ans s’approche peu a peu de moi en jouant avec une petite voiture et une moto en plastique (des jouets que nous n’avons pas vu depuis un moment !) Je lui propose une partie de cartes et nous nous installons sur la moquette du couloir. Peu apres, je suis invite a prendre place dans le compartiment ou il voyage avec sa maman et sa soeur. Elles nous apprennent quelques jeux au fil des jours de train.

Dorak

Le nom de ce jeu de cartes signifie “idiot” en russe. Ce titre est attribue au perdant.

Pour jouer a 2 :
On distribue 6 cartes par personnes. La derniere carte de la pioche est rendue visible. Elle donne la couleur de l’atout (les cartes de cette couleur ont une valeur superieure a toutes les autres). Un joueur attaque en posant une carte. L’autre doit alors jouer une carte plus forte de la meme couleur ou bien couper. L’attaquant place ensuite une deuxieme attaque. Attention : il doit jouer une carte dont la valeur a deja ete jouee. Par exemple, si il a joue un 8 et que l’autre joueur a joue un 10 au premier tour, il ne peut attaquer qu’avec un 8 ou un 10. Si il ne peut pas jouer ou qu’il a deja place 6 attaques, les cartes jouees sont ecartees du jeu et l’autre joueur devient attaquant. Si le defenseur ne peut pas se defendre, il ramasse alors les cartes jouees et les place dans son jeu.
A la fin de chaque tour, les joueurs completent leurs jeux a l’aide de la pioche pour avoir 6 cartes. C’est l’attaquant qui se sert en premier.
Le gagnant est le premier a s’etre debarasse de toutes ses cartes.

On peut jouer a 4 par equipe de deux. Le partenaire n’aide son equipier que pour attaquer (si ce dernier n’a pas de cartes d’une des valeurs deja jouees) Des que l’une des joueurs a perdu, on se retrouve dans une configuration de jeu a 3, chacun pour soi.

Dans le jeu a trois, on attaque le joueur qui se trouve a sa gauche. Le troisieme joueur vient en aide a l’attaquant comme si il etait son equipier dans le jeu a 4. Les joueurs deviennent successivement attaquant sauf lorsqu’ils perdent auquel cas on saute leur tour.

Calichto

Pour jouer a Calitcho qui signifie “la baque”, un joueur cache un anneau entre ses deux mains jointes. Les autres joueurs tiennent leur mains de la meme facon et sont places le long d’une ligne. Celui qui a la bague passe devant chaque joueur et fait mine de la donner a chacun d’entre eux en glissant ses mains entre les leurs mais il ne la donne evidemment qu’a un seul. Puis, il retourne derriere sa ligne quelques metres ou dizaines de metres plus loin. Lorsqu’il crie “Calichto !”, lui et le nouveau porteur de la bague doivent se rejoindre alors que le but des autres est de les en empecher. D’ou l’interet de donner la bague le plus discretement possible ou d’essayer d’induire en erreur sur l’identite de celui qui la recoit.

Isportcheni tilephon

C’est le telephone russe ou le “mauvais telephone”. Nous y jouons en russe, assis en ligne sur une banquette de leur cabine. Il ne s’agit pas de phrases a transmettre fidelement le long de la ligne de bouche a oreille mais de simples mots repetes rapidement. Nous y jouons en russe et je ne suis pas un bon maillon de la chaine si ce n’est pour bien transformer les mots et permettre de bonnes rigoloades

A l’ecole francaise de Moscou

Rastiapa

Les maternelles suivent un programme d’initiation au folklore russe. Le jeu que nous avons prefere se joue au rythme de la musique entrainante que joue l’intervenant a l’accordeon. On forme d’abord une ronde d’enfants. Derriere chacun d’eux se place un autre joueur et un dernier se trouve au centre de la ronde. Lorsque la musique commence, les joueurs situes dans la “ronde interieure” se mettent a danser en se deplacant a l’interieur du cercle forme par ceux qui etaint derriere eux et qui sont restes a leur place. Lorsque la musique s’arrete, il faut vite aller se placer derriere un des joueurs formant toujours la ronde. On ne peut pas choisir une place qui est deja occupee. Celui qui n’a pas trouve de place est le rastiapa mais son cas n’a rien de grave : il danse de nouveau avec les joueurs qui viennent de se retrouver dans la “ronde interieure” lorsque l’accordeon reprend.

Jouer en Mongolie

Enregistré dans : Jeux, Mongolie — seb at 4:44 am on Jeudi, juin 14, 2007

Autour de leurs yourtes, les enfants mongoles disposent d’un jardin sans limites. On y joue quelques fois au foot ou au volley avec les enfants des familles qui nous accueillent ou avec ceux qui ont repéré notre tente, pourtant à l’écart d’un village. J’inaugure avec eux un cadeau d’anniversaire : une “balle” chinoise, sorte de volant fait de pièces de métal rondes et de plumes avec lequel on se fait des passes au pied.
Davka nous apprend quelques jeux de son pays après que nous ayons planté notre tente derrière chez elle.

Les pierres

Il vaut mieux y jouer à deux avec au départ 5 petits cailloux chacun. On en met entre 1 et 9 dans sa main fermée que l’on tend devant soi. Il s’agit de deviner le nombre de cailloux total. On annonce son pronostic en premier à tour de rôle puisque l’on peut faire quelques déductions du pronostic de l’autre. (Si il dit 3, c’est qu’il n’en a mis que 1 ou 2 ou alors qu’il bluffe…) Lorsque l’un des joueurs parvient a deviner, l’autre lui donne toutes les pierres qui se trouvent dans sa main. Il faut avoir récupéré toutes les pierres pour gagner.

La bataille de doigts

Tous les joueurs présentent un doigt devant eux. L’auriculaire bat le pouce qui bat l’index qui bat le majeur qui bat l’annulaire qui bat l’auriculaire. La boucle est bouclée.

La bataille de main

Les joueurs tendent une main à plat devant eux, paume vers le haut ou vers la bas. Sur les 3 ou 4 joueurs, il faut être le seul à avoir choisi un sens pour gagner. Hasard ou lecture dans les pensées…

A notre tour de leur apprendre un jeu. Je leur en propose un auquel je jouais avec Papoum (mon grand père) quand j’étais petit. Les deux joueurs placent une main devant eux, l’une au dessus de l’autre. Celui dont la main est située en dessous, paume vers le haut doit venir taper le dessus de celle de son adversaire (qui a la paume vers le bas) assez rapidement pour que ce dernier n’ait pas le temps de la retirer. Si il la rate, les rôles sont inverses.
Le frère de Davka avec qui je joue fait des gestes tellement amples pour pouvoir taper fort que je l’évite à tous les coups (sauf lorsque je rigole trop) On rit de la tension qui règne. Jeu intense qui nous rapproche beaucoup. Une bonne soirée à jouer…

Jeux népalais

Enregistré dans : Jeux, Népal — seb at 11:44 am on Lundi, avril 23, 2007

Bhaktapur est un endroit rêvé pour apprendre des jeux. Les enfants sont partout et tellement accueillants qu’il est toujours facile de rentrer dans la partie. Il suffit de commencer à jouer en les imitant ! En restant à Bhaktapur pour une assez longue période, on a même pu se faire de copains (de 6 à 10 ans) avec qui nous allons régulièrement jouer.

Bomlass

Il s’agit d’éliminer les autres joueurs en les touchant avec le stoungui, une boule d’élastiques qui doit être lancée depuis l’endroit où elle est tombée. Le gagnant est le dernier à ne pas s’être fait toucher.

L’intérêt de ce jeu est que ceux qui se sont fait éliminer peuvent toujours jouer (mais pas gagner) : ils peuvent continuer de tenter d’éliminer ceux qui ne le sont pas encore et peuvent même se faire des passes entre eux.
On a vu de nombreuses variantes de ce jeu : une dans laquelle il est autorisé de courir avec le stoungui à la main, une autre dans laquelle il faut toucher les jambes pour éliminer quelqu’un…

Game ball

Ce jeu se joue aussi avec un stoungui (boule d’élastiques) mais on peut y jouer avec une balle.

On commence par former une pile de 8 briques (ou de pierres plates) au sommet de laquelle on pose une petite pierre et le stoungui.

Deux équipes doivent ensuite être formées : les « constructeurs » et les « gardiens de la tour » qui inverseront les rôles à la partie suivante.

Les constructeurs ont d’abord une chance chacun de détruire la tour en lui lançant une brique ou une pierre dessus (avant de construire, il faut détruire dans ce jeu). S’ils échouent, les rôles des deux équipes sont inversés. S’ils réussissent, leur but est alors de reconstruire la tour et de crier « game » en posant la petite pierre au sommet. Mais attention, ils ne doivent pas se faire toucher par le stoungui que les gardiens de la tour leur lancent, sous peine d’être éliminés. Les gardiens peuvent se faire des passes. Les constructeurs ont le droit de taper du pied dans le stoungui au sol pour l’éloigner de la tour et permettre à leurs partenaires de reconstruire la tour un peu plus calmement.

Il existe encore des variantes avec par exemple le droit de courir ou non avec le stoungui à la main, la possibilité de ne mettre qu’un seul gardien…

Pin

C’est la marelle népalaise. « Pin » est à la fois le nom du jeu et du morceau de brique que l’on lance dans les cases d’un parcours. Un grand carré est divisé en 4 cases numérotées de 1 à 4.

On faut d’abord lancer le pin dans la première case, puis le pousser de case en case jusqu’à la sortie (en dehors de la quatrième case). La première façon de pousser le pin est de le taper d’un pied en gardant son autre pied dans la case précédente. Attention, le pin ne doit pas s’arrêter sur une ligne et les pieds du joueur ne doivent pas être posés sur l’une d’elles. Lorsqu’un joueur échoue, il laisse sa place au suivant et attend le prochain tour.

Lorsque l’exercice est réussi en ayant lancé le pin dans la première case, on peut le lancer dans la deuxième et le pousser sur la suite du parcours et ainsi de suite jusqu’à lancer le pin dans la quatrième case.

Il y a différentes façons de pousser le pin de case en case et l’on passe de l’une à l’autre à mesure que l’on réussit. La deuxième façon est de se déplacer sur un pied et de le faire passer dans la case suivante en ne tapant qu’une seule fois dedans avec le pied sur lequel on se déplace. La troisième façon : on se déplace et on tape dans le pin avec les pieds croisés.
On peut en imaginer beaucoup comme ça, les yeux fermés, en marche arrière…

Et tous les autres…

Les enfants débordent d’imagination pour trouver à jouer avec presque rien, un pneu que l’on fait rouler en le poussant avec un bâton par exemple.

Les temples restent des terrains de jeux idéaux : grimper sur les éléphants, escalader les cloches géantes, chiper les offrandes, courir autour…

L’étroitesse des ruelles de Bhaktapur n’est pas un problème. On arrive quand même à y jouer au cricket, au foot, au ping pong (une surface plate et un “filet” en briques), au badminton…

Les jeux turcs

Enregistré dans : Jeux, Turquie — Jen at 5:57 pm on Vendredi, janvier 12, 2007

Rinkli istop (”istop couleurs”)

On joue à ce jeu en Turquie. Nous l’avons également vu dans la cour de récréation de l’école française de Thessalonique (Grèce).

Les enfants sont en cercle, sauf un qui se place au milieu, un ballon à la main. Lorsque ce dernier dit une couleur, tous les autres doivent aller toucher cette couleur (sur un vêtement, un objet…) avant de se faire toucher par le ballon. Un gage est donné au(x) perdant(s).

Dans une variante, un enfant lance le ballon en l’air en criant le nom d’un autre. Ce dernier doit alors attraper le ballon et crier “Istop”. Tout le monde s’arrête alors de courir. La suite du jeu se déroule comme la version précédente : le possesseur du ballon dit une couleur et tente de toucher les autres avec le ballon avant qu’ils ne trouvent la couleur.

Mendil kapmaca

C’est une variante du béret que l’on connaît.

Les enfants forment deux équipes, se placent en file indienne, l’une à côté de l’autre. Un enfant tient un foulard, en face des files indiennes. Lorsque ce dernier donne le top départ, le premier enfant de chaque file court pour attraper le foulard. Il doit retourner dans son camp sans se faire attraper par l’enfant de l’équipe adverse, sinon, il perd le point.

Tchirik Tchomak

Notre hôte de Tekirdag en Turquie jouait à ce jeu lorsqu’elle était petite.

Il faut deux bâtons. Le premier est court (20 cm environ) et taillé en pointes aux extrémités. C’est le Tchirik. Le deuxième est plus long (de la taille d’un bâton de marche) et est appelé Tchomak. On pose le Tchirik sur un caillou de façon à ce qu’un côté du Tchirik soit décollé du sol. Un premier coup de Tchomak permet de faire décoller le Tchirik du sol. Il faut alors être bien vif et précis pour donner un deuxième coup dans le Tchirik qu’il faut envoyer le plus loin possible. Après ce premier lancer, on a le droit de tenter sa chance une deuxième fois depuis l’endroit où le Tchirik est tombé, mais sans pierre cette fois. Les extrémités pointues permettent d’avoir une chance de réussir cet exercice difficile !

La ronde des mimes

Les enfants marchent en ronde, en chantant une chanson. Un enfant reste accroupi au centre.

Lorsque la chanson est finie, la ronde s’arrête de marcher et l’enfant du centre propose un mot (moche, footballeur, effrayé…). Les enfants faisant partie de la ronde doivent alors mimer le mot. L’enfant du centre choisit l’enfant mimant, selon lui, le mieux le mot. Ce dernier prend la place du centre, et le jeu recommence à nouveau.

Köşe kapmaca (”attrape le coin”)

En France, certains le connaissent sous le nom du “jeu des coins”.

Pour ce jeu, il faut qu’un carré (ou une autre forme géométrique à coins) soit tracé au sol. Chaque enfant est situé dans un coin. Un autre est à l’affût dans l’intérieur du carré. Ceux qui sont situés dans les coins doivent échanger leurs places sans se les faire piquer par l’enfant du centre (qui peut les prendre d’assaut lorsqu’elles sont vides).

Plus le carré est grand, plus le jeu est drôle (et fatiguant !)

Simit (”bouée”)

Ce jeu peut être violent et est interdit dans les cours de récréation turques…

Kerem dispose d’un camp. Lorsqu’il sort de son camp en criant “simiiiiiiiiiit”, il a le droit de frapper les autres joueurs. Ceux-ci ont donc tout naturellement tendance à le fuir. Mais attention, lorsque Kerem est à bout de souffle, il ne peut plus crier “simit” et ce sont les autres qui ont le droit de le maltraiter tant qu’il est en dehors de son camp.

Dama (”dames”)

On joue à ce jeu sur un plateau de 8 cases de côté que l’on trouve souvent sur les plateaux de Tavla (le Backgamon qui est pratiqué autant en Turquie qu’en Grece). Chaque joueur a 16 pions qu’il dispose sur les deux premières lignes du plateau, de son côté. Le but du jeu est de manger tous les pions de l’adversaire.
On peut se déplacer vers l’avant ou sur le côté, mais jamais en arrière ni en diagonale. Pour manger, il faut sauter par dessus un pion adverse mais les diagonales et la marche arrière sont toujours interdites. Lorsqu’un pion parvient jusqu’à la ligne de fond adverse, il devient une dama qui se déplace alors comme une tour aux echecs.

Şeftali kıraz (”pêche ou cerise”)

Deux enfants (une pêche et une cerise) forment un pont avec leurs bras. Tous les autres passent en dessous en chantant une chanson. Lorsque la chanson est finie, un enfant se fait capturer par le pont. Il doit choisir entre pêche et cerise. Selon ce qu’il choisit, il se place derrière l’enfant pêche ou l’enfant cerise qui forment le pont. Cette première étape est répétée autant de fois que l’on veut. Deux équipes se forment alors : les pêches et les cerises.

La deuxième étape consiste en un tir à la corde, opposant les deux équipes préalablement formées.

L’invitation à la danse

Pour ce jeu, il faut autant de filles que de garçons.

Les garçons s’assoient sur un banc. Les filles se placent en face. Chacune à leur tour, elles viennent demander au garçon de leur choix de former un couple. Le garçon peut accepter, ou refuser. Dans ce dernier cas, il lui suffit de lever le pied pour indiquer son refus (comme sur la photo).

Le dernier couple formé est le couple perdant. Tous les autres forment un pont en levant les bras. Les perdants passent en dessous, et doivent danser dès qu’ils en sortent.

Le jeu recommence. Les rôles sont alors inversés : les filles s’assoient sur le banc, et les garçons viennent les inviter.

Okey

C’est le rival du tavla.

Ce jeu se joue avec des pions numérotés de 1 a 13. Il y a 4 couleurs (jaune, rouge, vert et noir). Pour chaque couleur, il y a deux pions 1, deux pions 2… Il y a aussı deux jokers.

Chaque joueur pioche 14 pions, sauf un qui en prend 15 (pour les fans, il y a un petit rituel à suivre pour distribuer les pions). Le reste des pions est retourné et forme la pioche. Le premier pion de la pioche est mis à l’endroit. Il permet de définir la valeur des jokers et des okey. Si le pion est un 2 jaune par exemple, les jokers ont alors la valeur et la couleur d’un 3 jaune. Les 3 jaune deviennent des okey et peuvent remplacer n’importe quel pion. Si quelqu’un possède un 2 jaune (dans cet exemple) sur son chevalet avant de commencer, il gagne un point.

Le joueur qui possède 15 pions commence. Il jette un de ses pions. Le joueur suivant a le choix entre prendre le pion que son voisin vient de jeter, ou en prendre un dans la pioche. C’est ensuite à son tour de jeter un pion.

Le but du jeu est de constituer soit 7 paires de chiffres identiques (couleurs identiques aussi), soit au maximum 4 groupes de pions sur son chevalet. Un groupe est formé au minimum de 3 pions. Ca peut être une suite de chiffres de même couleur, ou un même chiffre de couleur différente.
Le premier qui ordonne son chevalet comme il faut gagne 2 points. Si le dernier pion jeté est le okey, le joueur gagne 4 points (au lieu des 2 habituels).

Et le reste

En Turquie, les enfants jouent aussi à ebe troi (un deux trois soleil), à Aşik (les osselets) , à sek sek (la marelle), à Saklambaç (cache cache), a yakar top (balle au prisonnier), a yağ satarım, bal satarım (le furet ou le facteur), à yakalamaç (touche touche, le loup ou trap trap…),ou encore à körebe (colin maillard) mais comme souvent, ils préfèrent jouer au football…

Les jeux grecs

Enregistré dans : Jeux, Grèce — Jen at 3:06 pm on Vendredi, janvier 12, 2007

Mila (Pommes)

Mila est une variante de notre ballon au prisonnier. Eleni nous l’a appris lors de notre passage à Athènes.

Deux enfants forment l’équipe A, les autres l’équipe B.
A lance la balle pour toucher un des B. Si A y arrive, B sort du terrain. Si B attrape la balle avant qu’elle ne tombe à terre, il gagne une pomme.

Quand on a une pomme, il faut se faire toucher 2 fois avant de sortir du terrain. On peut aussi donner des pommes à ses copains (sortis) pour leur redonner une chance de jouer.

Quand il n’y a plus qu’un B sur le terrain, l’équipe A lance 10 fois la balle. Si B ne se fait pas toucher, il gagne.

Tavli (Backgammon)

Tout le monde joue au tavli en Grèce : les jeunes dans les cafés après l’école, les pépés dans les cafeneion… Mais c’est Eleni qui nous a appris à y jouer.

Pour ne pas vous barber avec des règles un peu longues, on vous propose d’attendre de se voir pour vous les expliquer.

On peut quand même vous dire qu’il existe 3 façons de jouer : Plakoto (”le bloqueur”, le plus facile), Portes (”les portes” (!), le plus rapide) et Fevga (”Va-t’en”, le plus compliqué).

Deux grecs qui jouent au tavli s’échangent normalement une dizaine de “Malaka” par minute. C’est une gentille insulte pour ses copains (mais gare à vous si vous le dites à un étranger dans la rue ! ).

Le footamax

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 9:44 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

Nous avons rencontré à Grenoble une partie de l’équipe des “festijeux” (http://www.festijeux.com/). Ils sont présents dans de nombreuses manifestations autour du jeu en France et à l’étranger. De vrais pros qui nous ont appris quelques bons jeux de contact.
Le footamax en est un. Nous l’avons rebaptisé ainsi parcequ’un copain nommé Maxime est imbattable à ce jeu… Du moins pour l’instant !
Il se joue avec 3 cailloux et deux joueurs. Le but est d’être le premier à faire passer les trois pierres dans le but adverse (”marquer”). Choisissez vous même la taille des buts et la distance entre eux. Plus le terrain est grand, plus le jeu dure longtemps.

Pour avancer, il faut frapper du pied dans une pierre qui doit obligatoirement passer entre les deux autres.

  • Si le tir est réussi, on peut continuer, pour s’approcher des buts et marquer.
  • Si la pierre frappée ne passe pas entre les deux autres, le joueur perd la main et c’est à l’autre de jouer.

Attention ! Il est interdit de rejouer le caillou qui vient d’être joué !

Variante :
Pour rendre ce jeu coopératif, on peut jouer par équipe. Chaque joueur d’une équipe est responsable de jouer une pierre. L’équipe doit se mettre d’accord pour choisir la pierre qu’il est plus judicieux de jouer (le choix est souvent évident). On peut donc jouer à 6 joueurs avec 3 pierres. On peut aussi jouer avec 4 pierres à 4 contre 4 et ainsi de suite.

Autre variante :
Jouer en poussant des petits cailloux du doigt. Cette version a l’avantage de ne pas avoir besoin de beaucoup de place. On laisse ainsi une chance à celles et ceux qui sont maladroits de leurs pieds.

Le loup bougie

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 10:41 am on Jeudi, octobre 19, 2006

C’est la classe de CP de Compiègne qui nous a appris ce jeu où l’on se court après. Il peut être aussi connu sous le nom de “chat bougie”.
Une personne touchée par le loup se fige et devient une bougie qui fond lentement en se repliant sur elle-même vers le sol. On peut délivrer une bougie en la touchant avant que ses mains ne touchent le sol. Le loup gagne si tout le monde est transformé en bougie ou si les mains d’une bougie touchent le sol. Celle-ci remplace alors le loup.

Si le nombre de joueurs est trop important, on peut jouer avec plusieurs loups.

Le jeu se termine lorsque plus personne ne peut respirer !

Les articles sur les jeux

Enregistré dans : Actualité, Jeux — seb at 10:39 am on Jeudi, octobre 19, 2006

Nous allons commencer à mettre sur le site des articles décrivant les jeux que nous découvrons sur notre route. Ils apparaîtrons dans la partie blog que vous êtes en train de lire en ce moment. Si vous voulez voir tous les articles relatifs aux jeux, cliquez simplement sur la catégorie “jeux” dans la colonne de droite.

De votre côté, si vous voulez nous expliquer des jeux que vous connaissez et qui sont faciles à comprendre, vous pouvez le faire dans la rubrique que nous avons créée pour ça sur le forum. Nous sommes surtout intéressés par les jeux qui demandent peu ou pas de matériel. Ils peuvent nous aider à rencontrer des gens ! Merci à tous.

Retour du festival du jeu

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 1:50 pm on Mercredi, septembre 27, 2006

Trois jours au festival du jeu parmi les musiques, les cuisines et les jeux du monde ont été une excellente introduction à l’année de voyage qui commence pour nous. J’y ai été bénévole pendant trois jours. Petite description de ce qui m’a plu pour vous donner envie d’y aller…

Au bord du Lac Léman et autour du château de la tour de Peiltz, le site du festival est divisé en 5 continents. Sur le continent Afrique par exemple, on peut s’initier à l’Awéle, apprendre un jeu semblable à celui des osselets en compagnie d’une femme Malienne après avoir goûter à la cuisine africaine et en attendant de voir les percussionnistes à l’œuvre. Les autres continents ne sont pas moins riches et il en existe même un 6ième auquel on accède après avoir découvert les autres : un monde de jeux surprenants d’ingéniosité, fabriqués à la main à partir de matériaux de récup. Ca donne des idées et je n’ai pas manqué de prendre des notes !

Bref, une ambiance conviviale de fête, paradis des enfants et des grands enfants où j’ai pris beaucoup de plaisir à donner un coup de main, à rencontrer des gens. Je conseille le festival à tous, bénévoles et visiteurs !

Merci à toute l’équipe du festival et à dans deux ans pour la troisième édition de ce festival au concept génial !

Festival du jeu

Enregistré dans : Actualité, Jeux — Jen at 9:42 am on Samedi, septembre 9, 2006

Vous ne savez pas quoi faire ce week-end et vous habitez près de la Suisse (ou en Suisse !) ?

Allez donc faire un pti tour du côté de Tour-de-Peilz où a lieu le festival du jeu 2006 ! Jusqu’à dimanche, le château se transforme en une esplanade de jeux, de quoi satisfaire tous les goûts !

Et en plus du “tour du monde en 80 jeux” que les organisateurs promettent, j’en rajoute un 81ème : “où est Séb ?”. Il n’est pas aussi visible de Charlie avec son polo rayé rouge et blanc, mais il doit bien pouvoir se trouver parmi toute la foule…

www.festivaldujeu.ch