Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Du 2 au 10 Octobre : Grenoble-Toulon

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 9:47 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

Départ de Grenoble

La première tentative mardi midi n’est pas la bonne puisqu’une tempête se déchaîne à l’heure précise du départ. Faut-il partir quand même pour montrer que nous n’avons pas peur de la pluie ? Les gens qui sont au rendez-vous pour nous voir partir n’en ont pas eu peur. Ca nous fait très plaisir de les voir, de savoir qu’ils nous soutiennent, qu’ils nous attendent à notre retour.

Nous partons finalement sous le soleil du lendemain. Nous faisons un petit détour par le sud de Grenoble pour aller rencontrer l’équipe des Festijeux, une structure proposant des manifestations autour du jeu. On passe un bon moment avec eux, à découvrir leur activité et aussi quelques jeux qu’ils veulent bien nous apprendre ! Nous partons ensuite par la piste cyclable qui longe l’Isère et le Vercors et empruntons bientôt les petits chemins à travers les champs de noyers. Max, un copain du lycée qui sera notre guide officiel jusqu’à Toulon, est assisté de son GPS pour débusquer les petits chemins tranquilles. Jennifer se charge de faire ses provisions de noix.
Le soir, des copains de Grenoble viennent passer la soirée avec nous au campement que nous avons établi au calme, près de l’Isère. C’est pratiquement la pleine lune et l’on n’entend plus que la rivière, le feu qui crépite et quelques airs de musique. Aldée profite de l’apéro pour porter un toast aux anciens voyageurs, et aux novices que nous ne serons bientôt plus. Les pommes de terre et les saucisses grillent au feu. Parmi ceux qui nous ont rejoint, on trouve des voyageurs à vélo. Charlo, Yoël et Pierrot qui nous ont fait partager leurs aventures. Aujourd’hui c’est à notre tour…

On approche du Sud

Nous continuons à avancer tranquillement vers le Sud en nous offrant de longues pauses à midi. La sieste est plus reposante que le tennis. Nous y jouons avec ce que nous trouvons : une balle, une raquette et une planche.
Nous passons la barre des 1000 kilomètres quasiment au moment où nous apercevons le Mont Ventoux pour la première fois, dans une jolie descente. Le soir, nous dormons entre les champs d’oliviers et de lavande.

Changement de rythme

Dimanche, nous décidons d’accélérer le rythme pour arriver à Toulon avant que le séjour de mes grands parents dans le Sud ne se termine et qu’ils ne repartent pour la Bretagne. Après une bonne journée de vent dans le dos, nous nous retrouvons 90 kilomètres plus loin le soir. Le décor commence à devenir méditerranéen : les pins se font plus nombreux, la luminosité change. Nous sommes dans le Lubéron et dormons derrière des roseaux, près de la Durance.

Au début du deuxième jour, nous nous apercevons que nous avons mal évalué les distances et il nous faut avaler plus de kilomètres que prévu si l’on veut atteindre Toulon à temps. Nous roulons la tête dans le guidon en prenant des relais en tête pour faire face au vent et protéger les autres. Nous commençons à douter de l’intérêt de rouler trois jours de cette façon. On ne prend plus le temps de regarder suffisamment autour de nous. Heureusement, le rythme change lorsque nous rejoignons de plus petites routes. Un repas sous les pins à ramasser des pignons et jouer un peu de musique nous fait le plus grand bien. Au cours de l’après midi, nous prenons aussi le temps de tester un jeu que nous avons appris récemment : le footamax.

Le soir du troisième jour, nous serons en principe à Toulon mais je suis d’abord victime d’une crevaison aux deux pneus. J’ai certainement roulé sur un buisson épineux entre le lieu de campement et la route… A midi, je cherche un nom pour mon vélo. Un nom qui le rendra résistant et fort, increvable. Max me rappelle que “le roseau plie mais ne rompt pas”. Rozo est alors baptisé mais subit une nouvelle crevaison dans l’après midi. Au moment de regonfler la chambre à air, elle passe certainement dans une petite ouverture que nous n’avons pas remarquée dans le pneu et le tout éclate. Je n’irai pas plus loin avec Rozo aujourd’hui mais l’assistance n’est pas loin. Je finis l’étape dans la voiture, avec Maman pendant que Max et Jennifer terminent la route à vélo. Ce n’était pas vraiment comme ça que j’imaginais notre arrivée chez moi !

Nous voilà à Toulon pour une durée indéterminée. Les vélos sont emmenés en révision, nous profitons du soleil et de la mer qui est encore très bonne… Nous passons aussi quelques jours dans l’école primaire de Toulon qui nous suit. Un grand merci à tous les élèves et aux enseignants qui nous accueillent si bien. Pourvu que ces enfants gardent le maximum de leur spontanéité !

Le footamax

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 9:44 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

Nous avons rencontré à Grenoble une partie de l’équipe des “festijeux” (http://www.festijeux.com/). Ils sont présents dans de nombreuses manifestations autour du jeu en France et à l’étranger. De vrais pros qui nous ont appris quelques bons jeux de contact.
Le footamax en est un. Nous l’avons rebaptisé ainsi parcequ’un copain nommé Maxime est imbattable à ce jeu… Du moins pour l’instant !
Il se joue avec 3 cailloux et deux joueurs. Le but est d’être le premier à faire passer les trois pierres dans le but adverse (”marquer”). Choisissez vous même la taille des buts et la distance entre eux. Plus le terrain est grand, plus le jeu dure longtemps.

Pour avancer, il faut frapper du pied dans une pierre qui doit obligatoirement passer entre les deux autres.

  • Si le tir est réussi, on peut continuer, pour s’approcher des buts et marquer.
  • Si la pierre frappée ne passe pas entre les deux autres, le joueur perd la main et c’est à l’autre de jouer.

Attention ! Il est interdit de rejouer le caillou qui vient d’être joué !

Variante :
Pour rendre ce jeu coopératif, on peut jouer par équipe. Chaque joueur d’une équipe est responsable de jouer une pierre. L’équipe doit se mettre d’accord pour choisir la pierre qu’il est plus judicieux de jouer (le choix est souvent évident). On peut donc jouer à 6 joueurs avec 3 pierres. On peut aussi jouer avec 4 pierres à 4 contre 4 et ainsi de suite.

Autre variante :
Jouer en poussant des petits cailloux du doigt. Cette version a l’avantage de ne pas avoir besoin de beaucoup de place. On laisse ainsi une chance à celles et ceux qui sont maladroits de leurs pieds.

Pause à Grenoble (du 1er au 3 octobre)

Enregistré dans : Actualité, France, On parle de nous — Jen at 6:44 pm on Jeudi, octobre 19, 2006

On croit toujours, lorsqu’on est sur le vélo, que les pauses vont être reposantes. Et pourtant ! Quand on ne pédale pas, il y a toujours des montagnes de choses à faire, comme pendant ces trois jours passés à Grenoble où nous avons rendu visite au cousin du père de Séb, sommes allés voir les copains, avons rencontré la classe de 5e de Mme Bonardel au collège Champollion, avons fait quelques achats (nos vestes imperméables, il était temps !)… Nous avons même été interviewés par le Dauphiné Libéré. L’expérience est très intéressante même si plutôt frustrante. Allez, on détaille !

(vous pouvez accéder à l’article en cliquant ici)

On a commencé par aller faire la photo qui accompagne l’article, devant l’entrée du journal. Muni de son Canon Powershot G3 (c’est tout ?), le journaliste nous photographie en contre-plongée. On est sceptiques sur le résultat… Une autre journaliste nous a questionné pendant une vingtaine de minutes, prenant ses notes sur un petit calepin. En sortant de son bureau, on était contents de notre “prestation”. On avait l’impression d’avoir été clairs et d’avoir su transmettre l’esprit du voyage.

A la lecture de l’article quelques jours plus tard, c’est un peu la déception : les interpolations non fondées, les images étranges (”les villages sans église”), les références qui donnent l’impression que la journaliste s’enflamme… Il nous est difficile d’accepter que quelqu’un parle de notre projet avec des mots qui ne sont pas les nôtres.

L’expérience n’en est pas moins intéressante, puisqu’elle nous fait réfléchir. Si on trouve déjà des différences entre ce que l’on a dit et ce qu’il est écrit, alors que notre article fait partie des “faits divers”, je n’ose pas imaginer les quantités d’informations erronnées que l’on peut lire sur des sujets sérieux. Comment s’informer réellement ? Est-ce possible ?

Le loup bougie

Enregistré dans : Jeux, France — seb at 10:41 am on Jeudi, octobre 19, 2006

C’est la classe de CP de Compiègne qui nous a appris ce jeu où l’on se court après. Il peut être aussi connu sous le nom de “chat bougie”.
Une personne touchée par le loup se fige et devient une bougie qui fond lentement en se repliant sur elle-même vers le sol. On peut délivrer une bougie en la touchant avant que ses mains ne touchent le sol. Le loup gagne si tout le monde est transformé en bougie ou si les mains d’une bougie touchent le sol. Celle-ci remplace alors le loup.

Si le nombre de joueurs est trop important, on peut jouer avec plusieurs loups.

Le jeu se termine lorsque plus personne ne peut respirer !

Les articles sur les jeux

Enregistré dans : Actualité, Jeux — seb at 10:39 am on Jeudi, octobre 19, 2006

Nous allons commencer à mettre sur le site des articles décrivant les jeux que nous découvrons sur notre route. Ils apparaîtrons dans la partie blog que vous êtes en train de lire en ce moment. Si vous voulez voir tous les articles relatifs aux jeux, cliquez simplement sur la catégorie “jeux” dans la colonne de droite.

De votre côté, si vous voulez nous expliquer des jeux que vous connaissez et qui sont faciles à comprendre, vous pouvez le faire dans la rubrique que nous avons créée pour ça sur le forum. Nous sommes surtout intéressés par les jeux qui demandent peu ou pas de matériel. Ils peuvent nous aider à rencontrer des gens ! Merci à tous.

Du 26 au 31 Septembre. Jura-Grenoble

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 6:30 pm on Vendredi, octobre 13, 2006

Pause dans le Jura

Dans une maison, on peut plus facilement cuisiner de bonnes choses et les Paillet ne s’en privent pas ! En deux jours, ils nous font goûter au poulet bressan, aux crêpes suzette, au vin jaune et notre coup de coeur : les oeufs meurette ! Seul défaut de l’accueil, Bernard ne laisse pas gagner les invités à la pétanque ! Encore merci à vous deux pour votre accueil, et aux parents de Jennifer d’être montés pour l’occasion.

On reprend la route !

Bien reposés, nous descendons du plateau du Jura pour emprunter les gorges de l’Ain qui nous mènent jusqu’à notre campement. C’est une place de grand choix un peu en hauteur avec vue sur les gorges. On nous propose une douche, puis de la charcuterie locale en attendant le poulet mis à rôtir… On aurait pu croire que l’on était attendu ! Au matin, Monsieur Longchamp nous donne quelques conseils pour mieux régler notre position sur les vélos. Le soir suivant, nous trouvons beaucoup plus difficilement un endroit où dormir, mais nous l’apprécions d’autant plus. Un paysan nous propose un coin près d’un champ de maïs avec une jolie vue… sur la centrale nucléaire de Superphoenix. La moissonneuse nous réveille au lever du soleil et nous avons droit à une visite commentée des lieux, il nous parle de sa vie à la ferme depuis qu’il y est né. Voyage dans le temps.

Arrivée sur Grenoble par les montagnes

Pour notre dernière nuit dehors avant d’arriver sur Grenoble, une petite partie de l’équipe d’Objectif Sciences nous rejoint avec le minibus. Nous y chargeons les vélos et partons pour un bivouac sur les hauteurs dans la Chartreuse. Nous passons un bon moment avec Thomas et Valérian autour d’un feu de camp. Au menu, châtaignes grillées (que nous avons ramassées dans la journée), mijotée de saucisses (nouvelle sponsorisation d’Objectif Sciences) aux pommes, arrosée de sirop d’érable ramené il y a peu du Canada. Eh ! Fameux !

Avant de les laisser, Valérian m’offre son klaxon. Moment très fort pour moi. En parlant de son voyage à plusieurs reprises l’été dernier, il m’a mis en tête une idée très séduisante qui ne m’a plus lâché : découvrir le monde à vélo. Je voyage maintenant avec son klaxon ! Merci Val.

Nous traversons la Chartreuse et devons gravir deux cols assez sérieux, mais ce n’est pas encore l’Himalaya. Evidemment, la route demande plus d’efforts que la route de plaine qui aurait pu nous mener à bon port, mais la vue sur Grenoble et la descente (une petite vingtaine au total) en valent le coup. Morgane, ma sœur nous accueille et nous envahissons son appart.