Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Des photos et même du son !

Enregistré dans : Actualité — Jen at 4:13 pm on Samedi, novembre 18, 2006

Pique nique (pates fraiches) au bord du lac d Iseo

On vient de rajouter quelques photos dans l’album Italie. Et comme promis sur le forum, on vient de rajouter notre “petit air musical” (dans la galerie aussi). Le son n’est pas terrible, mais c’est peut-être mieux que rien…

Vous pouvez maintenant l’écouter ici :

Bon week-end à tous !

Padoue nous voilou (du 14 au 20 novembre)

Enregistré dans : Actualité, Italie — Jen at 1:51 pm on Samedi, novembre 18, 2006

(courage pour les titres, c’est bientôt fini…)

Un petit mot pour vous dire que nous sommes arrivés à Padoue jeudi soir, après être passés par Brescia (petite ville sympa à traverser à vélo), par le lac de Garde (il y avait tellement de brume qu’on ne voyait pas l’autre rive, ni même les montagnes), et par Vérone. On y a passé une après midi, à velo, et c’était déjà chouette. Alors si vous avez envie de visiter une petite ville tranquille, où le centre ville est souvent piéton, vous pouvez y aller,vous ne serez pas deçus ! Le balcon de Roméo et Juliette est bien caché, mais en suivant les groupes de touristes japonais, on le trouve facilement…

À Padoue, nous sommes hébergés par Tizziano, un membre actif de plusieurs communautés d’hospitalité. Le principe est simple. Il suffit de s’inscrire sur des sites internet (les principaux : www.hospitalityclub.org, www.couchsurfing.com). Le reste se fait naturellement : quelqu’un veut venir chez vous, il vous demande. Vous avez envie, vous dites oui, vous n’êtes pas là, n’avez pas le temps ou pas envie, vous dites non ! Et si c’est vous un jour qui avez besoin d’un logement, il suffit de demander aux membres habitant la ville ou vous vous rendez. Simple, efficace (assez), et plutôt sympa !

Le grand canal, Venise

Hier nous sommes allés nous balader à Venise, et acheter nos billets de bateau pour la Grèce. Ca y est, ils sont en poche. Nous partons lundi à 14h, et arrivons mardi soir à Patras, vers 20h. En attendant, nous profitons de nos derniers moments en Italie. Ce soir, c’est pizza…

Jeudi, nous avons bien pensé à vous. Est ce que le Beaujolais nouveau a un goût de banane cette année ?

(depuis Padova, chez Tizziano)

Milano nous voilo et Milano ciao (7 au 13 Novembre)

Enregistré dans : Actualité, Italie — seb at 12:39 pm on Lundi, novembre 13, 2006

Commencer par un col dès le matin, c’est assez ardu. On se retrouve en pleine forêt, cette fois c’est l’automne. Du col du Giovo, nous profitons enfin de la vue sur la mer que l’on espérait avant de nous lancer, bien couverts dans la longue descente vers la plaine du Pô. C’est tout de même une belle journée d’automne. Nous mangeons et nous reposons un peu dans l’herbe en écoutant la radio italienne. Le soir, nous plantons la tente dans un champ avec vue sur les Alpes et le Mont Viso avant que la brume ne tombe.

Adriana et sa maman, preparant des vrais ravioli

Le lendemain nous passons la journée dans la grisaille. La pause de midi est courte pour ne pas nous refroidir. Serait-on passés en hiver ? La nuit va tomber encore plus vite avec le mauvais temps… Le bilan de cette journée n’est donc pas très positif avant qu’une maman italienne ne nous sourit depuis son jardin. Elle ne parle que l’italien et nous avons du mal à lui faire comprendre que nous serions très heureux de passer la nuit à l’abri dans son garage. Mais aussitôt qu’elle a compris, elle retire sa voiture du garage et nous invite à prendre une douche en attendant que le repas soit prêt ! Elle a préparé des pâtes au four (pasta al forno) que nous partageons avec elle pendant qu’elle nous aide à comprendre les programmes télé italiens faits de pubs, de jeux et de pubs. Nous goûtons aussi au gorgonzzola et au parmesan dont elle nous coupe un morceau pour la route. Nous dormons finalement dans des lits…

Il nous est difficile de repartir mais le beau temps et les croissants à la marmelade d’Adriana nous donnent du courage. Avant le repas au bord de la rivière, nous traversons un étrange pont flottant. Nous approchons de Milan et nous faisons surprendre par l’étendue de la banlieue. Personne pour nous accueillir, nous dormons dans un parc, l’autoroute en fond sonore. Pas terrible.

Levés à 6 heures, il fait vraiment froid et le thé s’avère indispensable au même titre que les gants. L’approche du centre de Milan n’est pas facile pour des cyclistes. La banlieue semble immense, les tas de sacs poubelles forment de belles pyramides. Lorsque nous arrivons dans le centre, l’auberge de jeunesse dans laquelle nous comptions dormir est complète mais nous pouvons quand même y laisser nos vélos. Nous en sommes bien contents et nous repartons, légers vers le centre visiter le Duomo, église assez impressionnante avec ses 2245 statues. Puis, nous nous dirigeons vers la Cène (tableau de Léonard de Vinci) mais il fallait réserver par téléphone au moins deux semaines à l’avance. Nous retournons chercher nos vélos un peu fatigués par l’agitation de tous ces milanais. Nous repartons par les artères de la ville pour en sortir au plus vite et trouver où dormir avant qu’il ne fasse nuit. Nous ne trouvons que des gens méfiants qui refusent de nous prêter un coin de jardin et nous nous installons derrière des buissons au fond d’un champ, nous sentant un peu seuls au monde.

Ce matin nous retrouvons enfin les champs, les vaches et l’odeur de la campagne. Les déchets restent présents au bord des routes et c’est bien dommage. Nous demandons à une agence immobilière s’il est possible de trouver un point Internet dans les environs. Voilà que l’on nous installe amicalement à un bureau. L’homme qui nous a accueilli doit aller faire une course d’une vingtaine de minutes et nous laisse seuls dans l’agence. Cela n’a pas l’air de plaire à son collègue qui arrive pendant son absence et qui est tout naturellement surpris de nous voir tranquillement installés… Il doit repartir et préfère que nous sortions. Nous pouvons de nouveau rentrer lorsque le premier revient avec un grand sourire ! A midi il fait bien froid et partageons un thé qui nous tiendra chaud jusqu’au soir ou presque. Nous trouvons un bel endroit parmi les arbres pour dormir. Enfin dans la nature !

avec Husseinu et Assan

Nous nous arrêtons après quelques kilomètres devant un point Internet pour finir notre mise en ligne et nous faisons aborder par Assan et Oussine qui sont frères jumeaux de 14 ans. Ils sont sénégalais et comprennent donc un peu le français. Ils nous emmènent chercher de l’eau, nous conduisent sur la place du village où l’on peut manger : c’est la fête de l’agriculture dans le village. Ils nous conduisent ensuite chez eux où ils nous montrent leurs livres de français, nous proposent de jouer aux dames. Ils nous offrent aussi des pommes et un livre chacun. On part ensuite au parc ensemble. Ils nous chantent des chansons, essaient nos instruments… Ils ne veulent pas nous laisser partir et nous demandent pourquoi on ne reste pas vivre ici toute notre vie. L’un d’eux a l’air vraiment triste et on ne peut pas partir comme ça. On fait un dernier jeu avec eux avant de repartir vers le lac d’Iseo où nous passons la nuit.

Ecrit depuis un magasin d’informatique à Iseo.

Italia nous voila ! (du 4 au 6 novembre)

Enregistré dans : Actualité, Italie — Jen at 12:06 pm on Lundi, novembre 13, 2006

La vie en Italie

La frontiere

Nous passons la frontière italienne en milieu de matinée, après avoir acheté nos dernières baguettes françaises. Seul le poste de douanes encore debout nous fait prendre conscience du changement de pays.
On longe la côte quelques jours. La mer est bleue turquoise, et assez transparente pour nous laisser admirer les fonds. Les pins parasols et plantes grasses sont monnaie courante ici. Pas de doute, on est bien dans le sud !
Notre quotidien est aussi bien sympa. Le soleil nous réveille (vers 7h30) et nous chauffe suffisamment pour qu’on s’habille en short et TShirt… Le midi, on trouve des coins bien agréables sur la plage pour pique niquer, et même se baigner (pour Seb seulement. Je me contente de profiter de la douche sur la plage, et c’est déjà génial !). La matinée est souvent bien remplie, mais l’après-midi passe vite. Dès 16h, il nous faut commencer à chercher un endroit pour dormir car à 18h, il fait nuit. Du coup, on a beaucoup de temps tranquille le soir. On écrit nos carnets, lisons La Stampa pour nous familiariser avec la langue, et prenons notre temps pour nous préparer à manger. Le réchaud est de sortie tous les soirs maintenant !

Les premieres rencontres de voyageurs

Alexander et Viktoria

Quelques kilomètres seulement après la frontière, nous faisons connaissance avec Alexander et Viktoria. Ils sont hongrois, et se dirigent à vélo vers l’Espagne ou ils espèrent trouver du travail. On passe un bon moment avec eux à discuter comme on peut. Peu après, nous faisons un bout de route avec un pèlerin barcelonais en direction de Rome, mais il n’est pas très bavard et semble plutôt vouloir rester seul. On rencontre aussi un cycliste sicilien qui n’a pas vraiment la même vitesse que nous ! Il ralentit un peu pour parler avec Seb. De derrière, je le vois faire de grands gestes. Oui oui, les italiens parlent avec les mains ! Il doit lui rester encore quelques bonnes dizaines de kilomètres avant la fin de la journée. Il reprend son allure de croisière alors que nous choisissons de nous arrêter pour faire une petite pause au soleil. Nous sommes à Savona, sur la place de la piscine municipale, lorsqu’ Eugène, un pépé italien vient nous questionner sur nos vélos, le voyage… Il nous emmène à quelques kilometres de là, à Albissola où il habite. On croit bien tenir notre gîte pour ce soir, mais non : il voulait juste nous montrer la plage sur laquelle il voulait qu’on dorme. C’est un peu la goutte d’eau qui nous décide à partir dans les terres. Sur la côte, il est difficile de rencontrer des gens. On fait quelques kilomètres en direction du Colle del Giovo, et trouvons un petit coin tranquille dans la forêt.

Les différences avec la France

Elles ne sont pas si nombreuses, mais quand même ! La première chose inconnue a été la camionnette à trois roues. C’est tout petit, et lorsque deux personnes sont dans l’habitacle, on se demande un peu comment ils tiennent ! On a demandé confirmation, c’est pas parce que ça ressemble à la taille des voitures sans permis de chez nous qu’il ne faut pas de permis pour conduire ces camionnettes.
Bien sûr, la nourriture change aussi un peu. Ici, on mange des gressins (des bâtons de biscotte), du parmesan en bloc, du gorgonzola (on a rencontré un habitant de Gorgonzola qui nous a fait remarquer que la ville était jumelée avec Ambert. Est-ce parce que leurs fromages se ressemblent ?…), du pandolce ligure (un gâteau de 15 cm de diamètre, 3-4 cm d’épaisseur, 800g, on vous laisse imaginer la densité ! ça ressemble à un gros sablé avec des fruits confits. Pas mauvais du tout !), des panettone (mmm…). Pour l’instant, nos decouvertes culinaires ne sont que positives. Esperons que ça dure !
Ce qui est frappant dans les supermarchés, c’est la taille du rayon de pâtes. Impressionnant ! Surtout qu’il y en a encore dans le rayon frais. Cela dit, à part les pâtes fraîches, ils n’ont pas de pâtes qui cuisent en trois minutes comme nous.
Dans les villes (et même les plus petits pays), les gens sont généralement bien habillés. Ils ont l’air de plus prendre soin d’eux que nous. La mode a l’air aux bottes pour les italiennes, et aux grosses lunettes de mouche, même quand il y a de la brume…
Enfin, une autre différence et pas des moindres, la langue. On a beau dire que l’italien ressemble au français, si un italien parle vite sans but de se faire comprendre, on ne comprend vraiment pas ! C’est sans compter notre motivation énorme à parler, se faire comprendre et comprendre ! Notre vocabulaire s’enrichit petit à petit, on lit le journal (bon, c’est pas très drôle non plus comme histoire), et on lit des livres (pour les enfants de moins de 8 ans…) ! Avec tout ça, on a bien l’impression de mieux comprendre les italiens, et c’est vraiment agréable !

[Edité : webmaster] Ajout des accents et des photos

Les oeufs en meurette

Enregistré dans : France, À table ! — Jen at 11:36 am on Lundi, novembre 13, 2006

Ca y est, on a quitté la France, et avons donc pu choisir la meilleure découverte culinaire parmi les crêpes suzettes, les oursins… Nous avons l’honneur de vous presenter les vainqueurs : les oeufs en meurette !

La recette a été testée chez les Paillet lors de notre pause dans le Jura. On ne connaissait pas, mais on a vite adopté ! Et pour que vous aussi vous puissiez essayer, les Paillet nous dévoilent leur recette (merci !!!). A vos fourneaux !

  • 15 œufs
  • 15 tranches de pain grillées au four avec un peu d’huile d’olive ou revenues à la poêle sur les deux faces avec du beurre
  • 2 ou 3 oignons
  • 2 ou 3 carottes
  • 3 bouteilles de passetoutgrain
  • 750 g d’oignons grelots
  • 500 g de lardons (100 g pour préparer la sauce et 400 g pour préparer les assiettes)

La sauce

Faire fondre les oignons émincés et les lardons. Rajouter les carottes finement émincées, quelques feuilles de laurier, des queues de persil, de la muscade râpée et des grains de poivre.
Faire chauffer le vin bouteille par bouteille, pour bien le flamber, l’ajouter ainsi que un ou deux cubes (ou mieux, du bouillon de viande).
Faire cuire le tout au moins une demi heure (et même plus si possible). On peut faire cette cuisson en avance.

On continue

Passer la sauce avant d’y ajouter 100 g de beurre.
Délayer 80 g de maïzena dans du liquide froid.
Lier la sauce avec cette préparation, laisser faire un bouillon, saler et poivrer si nécessaire.
Faire revenir les oignons grelots et les lardons.

Juste avant de servir :

(parce que cette recette a un inconvénient : tout le monde ne peut pas manger en même temps. Il faut préparer les assiettes au fur et à mesure. Interdiction de faire réchauffer !)
Faire cuire les œufs dans de l’eau vinaigrée pas salée (les pocher).
Dans l’assiette, disposer une tranche de pain, des lardons et des oignons. Déposer un ou deux oeufs, puis verser quelques cuillères de sauce.

Dépêchez-vous de manger tant que c’est chaud…

Même ici le temps presse !

Enregistré dans : Actualité — Jen at 11:48 am on Samedi, novembre 11, 2006

Voila déjà un article sur la fin de la France. On était dans une agence immobilière près de Gorgonzola pour vous écrire tout ça, mais le monsieur qui nous a prêté son ordinateur doit partir. Nous aussi…

On essaye de trouver un nouvel accès bientôt, sinon ce sera à Padoue (au pire).

Encore désolés pour les accents… pas de photos non plus, c’est trop long ici.

On vous embrasse tous bien fort !

[Edité (Webmaster)] : J’ai rajouté les accents

Toulon-Menton

Enregistré dans : Actualité — seb at 11:32 am on Samedi, novembre 11, 2006

Pour notre départ de Toulon, nous sommes suivis par Raphaële, ma marraine et ma soeur Morgane. Mon vaillant filleul nous suit aussi pendant quelques kilomètres qui sont ses premiers hors du jardin. Michel nous accompagne aussi un moment mais il a davantage d’experience… Le soir c’est la première nuit de camping pour le jeune cycliste. Ca ne l’a pas empêché de ronfler.

Le lendemain matin, quelques membres de la famille nous ont rejoint pour un petit déjeuner sur la plage qui se finit en baignade. Oui, nous sommes bien le 29 Octobre !
Un peu plus tard, nous retrouvons Alex qui nous accompagne aujourd’hui. C’est le moment de dire au revoir…
Nous suivons alors le sentier du littoral qui comme son nom l’indique longe le bord de mer. Il est très praticable à vélo même  s’il faut parfois pousser dans le sable. Le soir Claire nous emmène de délicieuses tartes et du jus de raisin maison. mmmh.

Les jours qui suivent, nous longeons toujours le bord de mer par de belles routes en corniche. Un peu avant d’arriver à Cannes, nous faisons une rencontre assez inattendue : c’est un copain de Grenoble. Nous passons la nuit chez lui.
Sur la croisette, à Cannes, un artiste grec vient nous parler de la vie sur une ile de la mer Ionniène. Il nous envoie à ses amis là bas… Le soir, nous retrouvons les parents de Jennifer qui sont venus y passer quelques jours. Nous mettons nos vélos dans la chambre qu’ils nous ont réservée à l’hôtel et partons prendre l’apéro sur le bateau d’amis à eux. Brusque changement de style de vie ! Le lendemain, nous profitons de la voiture pour aller nous balader dans les ruelles d’un village perché (Eze village) et admirer un jardin de cactus et autres succulentes.

En repartant de Nice avec nos vélos cette fois, nous sommes contraints de monter sur la moyenne corniche et de repasser par le village de la veille. La route du bord de mer est fermée pour cause de travaux dans un tunnel… Je crois que l’on apprécie davantage les points de vue qu’en voiture. On était tout de même contents de ne pas avoir nos vélos à pousser dans les ruelles et les escaliers la veille ! Nous redescendons vers Monaco et nous sommes bien refroidis par le vent. Il fait déjà presque nuit et nous cherchons l’hospitalité aux alentours de Menton. Nous nous retrouvons pour la première fois face à des refus en série. Nous finissons par nous diriger vers un terrain de camping dans lequel on nous concède un emplacement même si celui ci est fermé. Il était temps.

Ecrit depuis une agence immobilière à Gesate en Italie

Pause a Toulon

Enregistré dans : Actualité — Jen at 10:44 am on Samedi, novembre 11, 2006

A venir…