Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Le transsiberien. Retour en Europe.

Enregistré dans : Actualité, russie — seb at 8:22 am on Vendredi, juin 29, 2007

Nous y tenions beaucoup. Rentrer vers l’Europe par la terre pour profiter d’une transition lente entre deux mondes. Les paysages qui séparent la Chine de chez nous défilent sous nos yeux. Nous sommes à bord d’un train légendaire pour découvrir une partie de la plus longue voie de chemin de fer du monde. 6000 km, c’est autant que ce que nous avons fait jusqu’à présent à vélo.
Nous montons dans le train un soir dans l’une des dernières villes de Mongolie avant la frontière russe. N’ayant pas réussi à laisser nos bicyclettes au service bagages, nous montons avec dans le train ce qui ne plait pas beaucoup au contrôleur qui ne veut pas les voir dans le couloir. Il semble vouloir que nous les mettions sur une de nos couchettes et que nous en partagions une autre à deux ! Heureusement, les compartiments sont équipés d’un grand casier où nous parvenons à ranger un vélo un peu démonté. Le deuxième reste dans l’allée de notre cabine.

Notre premier contact avec les russes se fait à la frontière. On nous fait ressortir le vélo de son logement pour qu’un commando inspecte les doubles plafond pendant qu’une douanière nous demande poliment “sortez !” pour contrôler nos passeports. Elle examine plusieurs fois nos photos en la comparant à nos visages d’un air sévère.

Le lendemain matin, il me surprend même si je l’attendais. Le lac Baïkal, “l’oeil bleu de la Siberie” qui comporte 1/5ieme des réserves d’eau douce de la planète. Nous le longeons pendant quelques 200 kilomètres. Sa clarté nous étonne. De l’autre côté des rails, des torrents nous arrivent depuis des montagnes boisées présentant encore quelques traces de neige. Le ciel est bleu, l’eau brille et l’herbe parsemée de fleurs jaunes, oranges et blanches donne le meilleur de son vert au bord du lac.

La vie à bord s’installe doucement. Les journées s’articulent autour de repas de nouilles chinoises que l’on prépare grace à l’eau chaude dont on peut se servir au samovar que l’on trouve dans chaque wagon. Pour ne pas se laisser endormir par le bercement continu du train et lorsque lire ou ecrire nous fatigue, on s’installe dans le couloir, la tête à la fenêtre ouverte. On profite alors de l’air frais et des odeurs de cette forêt de sapins et de bouleaux sans fin : la taïga sibérienne. On croise régulièrement de petits villages en bois qui ont l’air paisibles et nous donnent évidemment envie de nous arrêter.
Notre wagon est pratiquement vide. Il y a évidemment des deux inévitables wagons des commerçants chinois remplis de marchandises jusqu’au plafond. On échange assez peu avec eux mis à part de la monnaie mongole contre des roubles russes et un plat de nouilles qu’ils nous offrent. On partage par contre bien plus avec la famille russe, très accueillante une fois le contact établi avec le fils de 8 ans avec qui je joue d’abord aux cartes. On passe quelques moments dans leur cabine au fil du voyage, à boire du thé, jouer aux cartes ou à d’autres jeux, à regarder leurs photos, à discuter un peu en anglais…

Nous arrivons à Moscou après 3 jours et demi et 4 nuits de voyage dans ce train. Un rythme paisible s’est installé à bord et nous n’avons pas trouvé le temps long. Il a coulé doucement. Trois heures de train nous sembleront sûrement bien courtes à présent…

Jeux russes

Enregistré dans : Jeux, russie — seb at 8:14 am on Vendredi, juin 29, 2007

Dans le transsiberien

Dans le couloir de notre wagon, a bord du transsiberien, Sioma, jeune russe de 8 ans s’approche peu a peu de moi en jouant avec une petite voiture et une moto en plastique (des jouets que nous n’avons pas vu depuis un moment !) Je lui propose une partie de cartes et nous nous installons sur la moquette du couloir. Peu apres, je suis invite a prendre place dans le compartiment ou il voyage avec sa maman et sa soeur. Elles nous apprennent quelques jeux au fil des jours de train.

Dorak

Le nom de ce jeu de cartes signifie “idiot” en russe. Ce titre est attribue au perdant.

Pour jouer a 2 :
On distribue 6 cartes par personnes. La derniere carte de la pioche est rendue visible. Elle donne la couleur de l’atout (les cartes de cette couleur ont une valeur superieure a toutes les autres). Un joueur attaque en posant une carte. L’autre doit alors jouer une carte plus forte de la meme couleur ou bien couper. L’attaquant place ensuite une deuxieme attaque. Attention : il doit jouer une carte dont la valeur a deja ete jouee. Par exemple, si il a joue un 8 et que l’autre joueur a joue un 10 au premier tour, il ne peut attaquer qu’avec un 8 ou un 10. Si il ne peut pas jouer ou qu’il a deja place 6 attaques, les cartes jouees sont ecartees du jeu et l’autre joueur devient attaquant. Si le defenseur ne peut pas se defendre, il ramasse alors les cartes jouees et les place dans son jeu.
A la fin de chaque tour, les joueurs completent leurs jeux a l’aide de la pioche pour avoir 6 cartes. C’est l’attaquant qui se sert en premier.
Le gagnant est le premier a s’etre debarasse de toutes ses cartes.

On peut jouer a 4 par equipe de deux. Le partenaire n’aide son equipier que pour attaquer (si ce dernier n’a pas de cartes d’une des valeurs deja jouees) Des que l’une des joueurs a perdu, on se retrouve dans une configuration de jeu a 3, chacun pour soi.

Dans le jeu a trois, on attaque le joueur qui se trouve a sa gauche. Le troisieme joueur vient en aide a l’attaquant comme si il etait son equipier dans le jeu a 4. Les joueurs deviennent successivement attaquant sauf lorsqu’ils perdent auquel cas on saute leur tour.

Calichto

Pour jouer a Calitcho qui signifie “la baque”, un joueur cache un anneau entre ses deux mains jointes. Les autres joueurs tiennent leur mains de la meme facon et sont places le long d’une ligne. Celui qui a la bague passe devant chaque joueur et fait mine de la donner a chacun d’entre eux en glissant ses mains entre les leurs mais il ne la donne evidemment qu’a un seul. Puis, il retourne derriere sa ligne quelques metres ou dizaines de metres plus loin. Lorsqu’il crie “Calichto !”, lui et le nouveau porteur de la bague doivent se rejoindre alors que le but des autres est de les en empecher. D’ou l’interet de donner la bague le plus discretement possible ou d’essayer d’induire en erreur sur l’identite de celui qui la recoit.

Isportcheni tilephon

C’est le telephone russe ou le “mauvais telephone”. Nous y jouons en russe, assis en ligne sur une banquette de leur cabine. Il ne s’agit pas de phrases a transmettre fidelement le long de la ligne de bouche a oreille mais de simples mots repetes rapidement. Nous y jouons en russe et je ne suis pas un bon maillon de la chaine si ce n’est pour bien transformer les mots et permettre de bonnes rigoloades

A l’ecole francaise de Moscou

Rastiapa

Les maternelles suivent un programme d’initiation au folklore russe. Le jeu que nous avons prefere se joue au rythme de la musique entrainante que joue l’intervenant a l’accordeon. On forme d’abord une ronde d’enfants. Derriere chacun d’eux se place un autre joueur et un dernier se trouve au centre de la ronde. Lorsque la musique commence, les joueurs situes dans la “ronde interieure” se mettent a danser en se deplacant a l’interieur du cercle forme par ceux qui etaint derriere eux et qui sont restes a leur place. Lorsque la musique s’arrete, il faut vite aller se placer derriere un des joueurs formant toujours la ronde. On ne peut pas choisir une place qui est deja occupee. Celui qui n’a pas trouve de place est le rastiapa mais son cas n’a rien de grave : il danse de nouveau avec les joueurs qui viennent de se retrouver dans la “ronde interieure” lorsque l’accordeon reprend.

Apéro chinois et thé mongol

Enregistré dans : À table !, Chine, Mongolie — Jen at 5:04 am on Jeudi, juin 14, 2007

Ca faisait longtemps, mais enfin, les recettes reviennent ! A vos fourneaux !

Apéro chinois

Testé à Pékin, chez notre hôte Sky, qui, lorsqu’il nous voit ne peut plus nous héberger (”ça va gêner mes parents”).
note : l’appart pourrait accueillir 100 vélos et leurs propriétaires tant il est grand et vide. Passons…

Je cite le carnet de Seb pour la recette, et rajoute des explications et détails entre crochets.

“Un apéro chinois est une canette de thé [Carrefour !] que l’on donne à l’entrée [sur le pas de la porte] à ses invités, avant de les inviter à s’asseoir dans le salon et faire 2, 3 affaires [ranger sa chambre, gonfler les pneus de son velo…]. Il faut ensuite ouvrir un paquet de biscuits et ne pas en manger soi-même [alors qu’on a dit qu’on en mangerait]. Ne pas dire d’ouvrir les canettes qui restent fermées et proposer d’y aller quelques minutes plus tard.”

Recette utile puisqu’elle ne vous retient pas en cuisine pendant que vos invités sont la !

Thé salé mongol

Testé chez Pouinklichik, dans les steppes.

Le poële de la yourte doit déjà être chaud. Sinon, rajouter du bois, ou à défaut, des bouses de vaches séchées.
Poser une bassine en métal sur le poële. Ajouter 3 grosses louches d’eau (une louche équivaut à une casserole de petite taille de chez nous) précédemment récupérée au puits chez le voisin, une poignée de sel (oubliez la pincée…).
Aller chercher le sac à dos en cuir accroché au “mur” de la yourte, vers la “cuisine”. En profiter pour prendre la hâche, coincée entre les “poutres” et le “plafond” au dessus de la porte d’entrée. Demander à un adulte de hâcher quelques morceaux du bloc contenu dans le sac. Verser cette poudre dans la bassine. Couvrir. Ranger le sac à dos et la hâche.
Aller s’occuper du lait fraîchement trait (tamisage pour enlever mouches et herbes, mise en bidons (d’essence), cargaison de la carriole pour aller déposer le lait dans le puits en bas de la colline, au frais, avant que le camion citerne ne vienne le chercher le lendemain).
Transvaser le contenu de la bassine (le thé !) dans le thermos de 2L rouge à fleurs plutot kitsh.
Servir dans des bols. Déguster auprès du poèle.

On attend vos remarques et suggestions pour pouvoir améliorer au maximum ces deux recettes !

Jouer en Mongolie

Enregistré dans : Jeux, Mongolie — seb at 4:44 am on Jeudi, juin 14, 2007

Autour de leurs yourtes, les enfants mongoles disposent d’un jardin sans limites. On y joue quelques fois au foot ou au volley avec les enfants des familles qui nous accueillent ou avec ceux qui ont repéré notre tente, pourtant à l’écart d’un village. J’inaugure avec eux un cadeau d’anniversaire : une “balle” chinoise, sorte de volant fait de pièces de métal rondes et de plumes avec lequel on se fait des passes au pied.
Davka nous apprend quelques jeux de son pays après que nous ayons planté notre tente derrière chez elle.

Les pierres

Il vaut mieux y jouer à deux avec au départ 5 petits cailloux chacun. On en met entre 1 et 9 dans sa main fermée que l’on tend devant soi. Il s’agit de deviner le nombre de cailloux total. On annonce son pronostic en premier à tour de rôle puisque l’on peut faire quelques déductions du pronostic de l’autre. (Si il dit 3, c’est qu’il n’en a mis que 1 ou 2 ou alors qu’il bluffe…) Lorsque l’un des joueurs parvient a deviner, l’autre lui donne toutes les pierres qui se trouvent dans sa main. Il faut avoir récupéré toutes les pierres pour gagner.

La bataille de doigts

Tous les joueurs présentent un doigt devant eux. L’auriculaire bat le pouce qui bat l’index qui bat le majeur qui bat l’annulaire qui bat l’auriculaire. La boucle est bouclée.

La bataille de main

Les joueurs tendent une main à plat devant eux, paume vers le haut ou vers la bas. Sur les 3 ou 4 joueurs, il faut être le seul à avoir choisi un sens pour gagner. Hasard ou lecture dans les pensées…

A notre tour de leur apprendre un jeu. Je leur en propose un auquel je jouais avec Papoum (mon grand père) quand j’étais petit. Les deux joueurs placent une main devant eux, l’une au dessus de l’autre. Celui dont la main est située en dessous, paume vers le haut doit venir taper le dessus de celle de son adversaire (qui a la paume vers le bas) assez rapidement pour que ce dernier n’ait pas le temps de la retirer. Si il la rate, les rôles sont inverses.
Le frère de Davka avec qui je joue fait des gestes tellement amples pour pouvoir taper fort que je l’évite à tous les coups (sauf lorsque je rigole trop) On rit de la tension qui règne. Jeu intense qui nous rapproche beaucoup. Une bonne soirée à jouer…

Nouveautés sur le site

Enregistré dans : Actualité — Jen at 5:52 am on Mercredi, juin 13, 2007

Une page de liens vient d’être créée dans l’onglet “le projet”. On la complètera lorsque l’on retrouvera nos anciens carnets, déjà rentrés à la maison !

Un nouveau partenaire sponsorise le voyage. AGA nous offre 1000 euros. On les remercie encore !

 

Le coup de coeur mongol

Enregistré dans : Actualité, Mongolie — Jen at 5:07 am on Mercredi, juin 13, 2007

L’arrivée

30h de Transmongolien pour relier Pékin à Ulaan Baatar, la capitale mongole. “Un train pas comme les autres” dit-on, et c’est vrai ! Ici, on n’imagine pas rester allonges sur sa couchette le temps du trajet. Il y tant de monde à découvrir ! Le marchand chinois, les étudiants mongols qui reviennent au pays pour les vacances, les voyageurs qui sont souvent partis eux aussi pour un an… Et le paysage à regarder défiler : Pékin et sa banlieue sur-industrialisée, nos derniers villages chinois, cachés dans des vallées escarpées, le retour à la nature en Mongolie Intérieure, la ville frontière (ou le train change les boggies à cause de la différence d’écartement des rails de l’ancien empire soviétique), et enfin la Mongolie qui paraît bien déserte. Ulaan Baatar, champignon des steppes, surgit au détour d’un virage.

Ulaan Baatar

C’est depuis une guest house - appartement où l’on se sent bien chez soi que l’on part explorer la ville, au gré de nos envies et besoins. Le grand magasin d’Etat pour faire nos courses (un des restes bien caractéristiques du passe soviétique), la librairie française pour faire le plein de lecture (mais non en fait, juste pour flâner), les rues en terre une fois quittés les axes principaux. Et bien sûr, la place Sukhbaatar, centre vivant de la ville, spécialement le 1er juin, fête des enfants et des mamans. Ce jour là, on a du mal à croire que l’on est dans l’un des deux pays les moins densément peuplé au monde (avec la Namibie, 2 hab/km2). Toute la Mongolie semble être dans la rue, des grands parents -un peu perdus dans cette agitation- en costumes traditionnels aux enfants en costume-cravate et robes de princesses sortis pour l’occasion. Depuis la colline voisine, Chengis Khan, le père des Mongols, veille sur son peuple.
Le temps de s’apercevoir que l’on ne peut pas encore acheter nos billets de train pour Moscou (en vente la veille du départ seulement), et l’on renfourche nos montures.

Les épreuves

Pas un jour ici sans nouvelle épreuve : un vent de face soufflant sans arrêt jour et nuit, des rafales de vent de côté dont on peine encore à réaliser la force, des journées froides (8 degrés, et un vent glacial de Sibérie), des lendemains trop chauds (40 degrés, plus un gramme de vent), des pistes ensablées, des zones inhabitées et sans rivière alors que les poches à eau sont vides…
La Mongolie est rude, mais elle sait récompenser des efforts à fournir…

L’accueil mongol

Simple et humain. En Mongolie, on ne s’ignore pas, on regarde dans les yeux. D’une manière ou d’une autre, on dit toujours bonjour : “Sain bain oo !”, signe de la main, lever de chapeau, klaxon, appels de phares… Et lorsque l’on rentre dans une yourte, on est chez ses propres parents. Quelle que soit la raison pour laquelle on est entré, la discussion commencera toujours par un bol de lait chaud et des boortsog, les gâteaux secs typiques. Culture nomade.
Ici, l’accueil va de soi. Davka, 16 ans, ne demande pas à ses parents pour nous inviter à planter la tente dans le jardin. Le Lama nous dirige tout de suite dans la pièce chauffée de son monastère. Pouinklichik nous laisserait bien son lit si on n’insistait pas pour dormir par terre dans la yourte familiale.
L’attention envers son prochain est réelle. Naturelle.

Les paysages

Dans un pays grand comme trois fois la France et où vivent seulement 2.5 millions d’habitants, Mère Nature est forcement la reine. Comme si ici, le monde venait de naître. Comme devant les nouveaux nés, on s’émerveille : les couleurs (bleu-vert de l’herbe, jaunes d’or des herbes séchées par le soleil, vert irlandais des prairies, bleu du ciel, violet des iris sauvages, vert auvergnat des forêts au sommet des montagnes,…), les lumières (celles, éclatantes, du soleil couchant, des étoiles qui tardent à s’allumer tant les journées sont longues…), les odeurs (le chaud, les pins, la rivière), les troupeaux d’animaux (moutons, vaches, chèvres, chevaux, chameaux), les insectes (les papillons aux 1000 couleurs). La nature est riche dans sa diversité. L’immensité ajoute de la valeur au trésor.
On ne peut qu’admirer, et réflechir à ce que l’Homme a fait dans nos pays.

La nourriture

Est-ce vraiment une récompense (surtout après la Chine !) ?
Avec les Mongols, on boit du lait chaud et du thé salé au lait. On mange du yaourt fraîchement préparé, du pain et des boortsogs (les gâteaux secs, voire très secs). C’est l’alimentation de base des mois d’été. En hiver, le mouton vient compléter les repas. On a  voulu tester, dans les petits resto locaux : des khuushurs (beignets frits de mouton), du tsiuban (pâtes sautées avec des carottes et des petits morceaux de mouton), un goulash (au mouton !) un peu (!) huileux…
Côté bivouac, on avait quelques réserves de pâtes instantanées chinoises, donc on commence à en avoir un peu marre.
Vivement des fruits et légumes frais !

La page à tourner

Il ne nous reste plus qu’à acheter notre billet de train pour Moscou avant de terminer le chapitre asiatique du voyage. On part demain si tout va bien (mais les billets ne seront en vente que demain matin…).
Plus que le retour en lui-même, ce sont aujourd’hui les 4 jours de train que j’appréhende, après ces 12 jours d’immensité à respirer le grand air.