Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

L’Arrivée - Aulnois, le 11 août 2007

Enregistré dans : Actualité, France — Jen at 1:02 am on Lundi, novembre 5, 2007

Notre rendez-vous est à 11h. Dernières pauses pour cueillir un bouquet de fleurs des champs, nous prendre en photo devant le panneau Aulnois. Dernier virage. Ca y est. Du haut de la côte où l’on s’arrête, on voit une petite foule toute de blanc vêtue. Il y a onze mois, vous vous tourniez de l’autre côté pour nous dire au revoir…

Dernière descente. A mesure que l’on avance, vous vous « déployez » sur la route, et bloquez la circulation (qui n’en a jamais rêvé à Aulnois ?…). En franchissant la ligne d’arrivée, on découvre des visages que l’on n’attendait pas. Intimidés et émus, nos jambes tremblent. Heureusement, les joyeuses accolades nous apportent l’équilibre !

A partir de ce moment là, on perd la notion du temps. On est pris dans le flot d’une journée pleine d’émotions et d’évènements soigneusement préparés. Tout s’enchaîne sans qu’on ne voie rien arriver, pour notre plus grand bonheur. Quelques flashs, en vrac.

La déco du jardin - le panneau des distances de quelques grandes villes du voyage, le cairn, les drapeaux de prières népalais,… -, et celle de la maison : des agrandissement de photos du voyage, le nom des chambres changés pour l’occasion, le panneau des toilettes… Tant de petites choses qui nous permettent de réaliser qu’on a vécu une grande aventure…

Tous les gens présents, famille ou amis. Quel bonheur de vous voir tous rassemblés ici, pour nous, et de pouvoir vous raconter nos premières anecdotes. Un an sans se voir, il y en a des choses à raconter ! La soirée nous permet aussi de mieux connaître des gens qui nous ont suivi avec passion et qui nous le font bien ressentir pour notre plus grand plaisir.

Agréable petit moment avec le journaliste de l’Union, venu préparer un article sur le voyage. L’occasion pour nous de livrer nos impressions, et de prendre conscience que le voyage est terminé. L’heure est au bilan : quel est votre plus beau souvenir ? avez-vous eu peur ?… Le courant passe très bien avec lui, et on ne s’étonne pas de la qualité de son article (ici ou là en plus complet), dans lequel on se retrouve (nous voilà rabibochés avec les journalistes !).


Et puis aussi la projection de Guillaume chantant « Polyglotte » adaptée à notre voyage, les bons petits plats et gâteaux en forme ou portant le logo du voyage, le jeu des quinze pays fabriqué par Aurélie, les bouteilles de Champagne Regards d’Ailleurs, la soirée musique qui commence par « Jen & Séb » interprétée par une chorale d’un soir, le lâcher de ballons, les photos de Mongolie projetées sur le mur fissuré, la mode des TShirts du voyage…

Un grand merci à tous pour cette arrivée. Une dernière page aussi belle que les précédentes, avant de changer de chapitre…

Jen & Séb

Heureux qui comme Rozette, Jen, Rozo et Séb ont fait un beau voyage…

Berlin-Aulnois, dernière ligne droite

Enregistré dans : Actualité, France — seb at 12:25 am on Dimanche, septembre 9, 2007

L’Allemagne à trois

A Berlin, nous retrouvons Alain, l’oncle de Jen qui vit la bas depuis une quarantaine d’années. Après nous avoir fait découvrir sa ville, il équipe son vélo et part avec nous sur les routes.

On apprécie beaucoup sa compagnie et son humeur à toute épreuve. Les conditions sont dures avec le vent, la pluie et des côtes à 18% mais il ne perd pas son sens de l’humour. On expérimente avec lui une nouvelle façon de voyager puisqu’il nous sert parfois d’interprète. On a ainsi pu raconter quelques épisodes du voyage à un directeur de centre de vacances qui nous a accueillis dans un petit village d’ex Allemagne de l’Est.

Nos familles nous accompagnent sur la route
Celle de Jen arrive en camping car et 3 vélos. Ils sont prêts à nous suivre. Quelques jours plus tard, on retrouve mes parents. Jolie tribu !


(il n’y a pas de photos, mais les mamans, la soeur et le neveu de Jen sont aussi montés sur les vélos)

On saisit l’état d’esprit dans lequel on est au cours d’un long voyage par contraste avec l’ambiance des journées de vélos en grand groupe qui nous font souvent penser à des journées sur les pistes de ski (”waouh ! La descente à 25% ! Heureusement qu’on la prenait dans ce sens !”). Bien sûr cette fois, ce sont des pistes cyclables.
On est contents d’avoir choisi ou une transition douce où on retrouve nos proches avant que notre route ne soit terminée.

Frontière française et derniers kilomètres
Une fois les pieds en France, nos familles nous laissent pour nous permettre de vivre cette transition importante en vraies conditions de voyage (et accessoirement pour préparer notre arrivée à Aulnois 2 jours plus tard).
Après 9 mois hors de notre pays, nous pouvons de nouveau comprendre la langue des gens sans peine. Discuter devient facile et plaisant. Les Français nous réservent un bon accueil : on passe une nuit dans un centre équestre, on nous offre des crêpes au Nutella, on partage le petit déjeuner du matin… Des moments d’autant plus plaisants que les journées sont difficiles : sous la pluie et le vent qui ne nous lâchent pas une seconde. On a même eu froid en ce début de mois d’Août ! On a ressorti le réchaud pour nous cuisiner une soupe à l’abri d’un hangar abandonné. Contents de nous sentir encore un peu à l’aventure…

Pologne

Enregistré dans : Actualité, Pologne — seb at 2:00 am on Mercredi, juillet 25, 2007

Le retour approche et on pense de plus en plus aux retrouvailles, au mois d’Aout ou au mois de Septembre mais le voyage n’est pas fini pour autant. C’est pratiquement la derniere fois que nous devons apprendre les expressions de base d’une langue. Cette fois c’est a la station essence que le pompiste nous les apprend entre deux clients.

Depuis l’Estonie, nous continuons de rouler davantage que ce que nous en avons l’habitude pour arriver a l’heure a la maison (plutot 80 km par jour que 50). Les journnees de velos sont donc parfois un peu longues mais les polonais dont nous sollicitons l’accueil nous apportent le soir et au reveil ce qui manque a nos journees un peu solitaires. On a bien apprecie les soirees passees dans la fraicheur du soir assis au jardin avec des familles allant des grands parents aux petits enfants ou simplement poser notre tente entre un poulailler et un verger dans une ferme. Les petits dejeuners nous font aussi tres plaisir : des saucisses avec moutarde et sauce tomate, pain et beurre, poisson frit, cornichons du jardin…

Alors que nous avions froid quelques jours auparavant, la chaleur nous tombe brusquement dessus, rendant notre avancee penible, sur du goudron parfois fondu qui colle aux pneus. Par chance, les regions que nous traversons sont parsemees de lacs ou nous pouvons nous rafraichir. Les maillots de bains sont de sortie !
L’ete etant arrive, nous nous sommes remis aux piques niques : tomates, concombres et pain avec des legumes ou des poissons en sauce (que l’on attrape aux baguettes. On ne s’est pas encore completement remis aux couverts !)
On profite aussi parfois de la longueur du jour pour pedaler le soir. On avance vers l’Ouest et on pedale donc chaque jour vers le coucher de soleil, sur un horizon nouveau. On profite pour quelques semaines encore de ce tresor propre au voyage…

Lituanie express

Enregistré dans : Actualité, Pays baltes — Jen at 1:58 am on Mercredi, juillet 25, 2007

Nous voila de nouveau a deux pour continuer notre traversee de l’Europe. La Nature semble se venger de la semaine magnifique qui vient de passer : la pluie est menacante tous les jours, le paysage se vallonne alors qu’on accelere le rythme pour etre a l’heure en France. L’avantage, c’est qu’il devient bien plus joli : les forets laissent enfin place aux champs de ble, les lacs bordes de roseaux et couverts de nenuphars sont parfaits pour les petites pauses tranquilles, les cigognes, majestueuses, nous accompagnent en vol plane au bors de la route.

On fete notre entree dans le pays avec un rassemblement de voisins, le samedi midi : biere et cidre en bouteille plastique de deux litres, vodka (enfin !), charcuterie maison et legumes du jardin. Les elements du groupe les moins emeches nous font visiter la ferme : les cochons que l’on tuera l’annee prochaine pour faire des brochettes comme celles que l’on est en train de manger (!), la machine a laver dont les programmes prevoient des pauses pour permettre de rajouter l’eau qu’il faut aller chercher au puits…
Une bien joyeuse bande !

Je prends plaisir a retrouver les supermarches pour les courses. Ils sont un veritable indice culturel du pays. Ici par exemple, les saucisses sechees pendent au rayon frais, a cote des poissons sous vide ou dans les seaux transparents, l’oeil toujours rond semblant dire “tu crois vraiment que je peux etre frais ?…”. Les rayons pain et the rivalisent de taille avec celui d’alcool, pourtant deja non negligeable. Comme en Russie, les bonbons et fruits secs s’achetent en libre service, comme les legumes chez nous.
Pour les 7000 km, je ressors du marche avec la traditionnelle biere, et une boite de caviar russe ‘IKPA’. Il fallait bien gouter !

Giedrius, ses deux soeurs et ses parents nous accueillent dans leur ferme pour notre derniere nuit lituanienne. On plante la tente a cote du poulailler, sous la bruine. Au loin, le soleil couchant nous offre le plaisir d’un arc en ciel.
Les enfants sont en vacances, mais s’activent pour tout faire dans la ferme : transporter le foin, ranger les poules, faire la vaisselle au puits, nous offrir du lait frais, du lard blanc et des fraises du jardin (excellentes !)… Seb, reveille et leve plus tot que moi le lendemain matin, s’offre un debut de matinee d’animation : carre chinois, speed…

On traverse la frontiere polonaise en meme temps que deux couples de motards espagnols. Difficile de s’y remettre apres un an d’anglais ! “?Hace mucho tiempo que traveleis ?” (Seb)
Ils seront a Berlin demain, nous dans une dizaine de jours… Le temps est notre richesse.

Estonie - Lettonie, a 3

Enregistré dans : Actualité, Pays baltes — seb at 1:55 am on Mercredi, juillet 25, 2007

En cours de redaction

Moscou - Saint Petersbourg

Enregistré dans : Actualité, russie — Jen at 8:34 pm on Mardi, juillet 24, 2007

Si le transiberien nous a permis d’avoir un petit apercu de la Russie, c’est bien dans les deux villes d’exception du pays que nous nous sommes arretes !

Moscou

Mis a part notre coup de coeur pour l’exterieur de la cathedrale Basil le bienheureux, on serait de bien mauvais conseillers pour visiter la ville. Et pour cause, on n’en a pas eu le temps (a part les balades a pied a deambuler dans le centre) ! Mais qu’avons nous fait alors ?

Nous avons ete heberges par les Massevitch (la maman, les trois enfants et copains copines de chaque). L’ambiance de collocation qui regne dans leur appartement est bien pratique pour nous : en plus de s’y sentir a l’aise, leurs horaires nous permettent de profiter intensement de notre sejour (diner a minuit, coucher a partir de 2h seulement).
Natasha la maman est bavarde, et en francais ! On l’aide un peu a preparer son voyage en France cet ete… a velo !
Le dernier jour, on a le plaisir de partager l’apero d’anniversaire de Gosha, le fils. Champagne ! Ses copains nous rejoignent, et l’un d’eux essaye la guitare cadeau en jouant du Brassens…

Nos fins de soirees ont toutes ete bien remplies, mais les journees l’etaient aussi puisque nous avons rendu visite a l’ecole francaise. Coup de coeur pour les maternelles bilingues de Laurence qui nous montrent des jeux et nous chantent des chansons russes.
Nous passons d’ailleurs deux soirees bien agreables chez elle, a decouvrir son univers de folklore russe : sa joyeuse troupe de musiciens, sa vielle a roue, ses peintures chansons…

Pour le Kremlin et tous les autres sites touristiques, il faudra revenir. Si vous voulez le visiter, sachez qu’il est ferme le jeudi, vous pouvez croire notre experience !

Saint Petersbourg

Un train de nuit nous debarque dans la ville a 5h du matin. Sur le quai, impossible de reconstruire mon velo, le guidon ne veut plus tenir en place. Apres avoir secouer Rosette (ce qui semble etre le nom de mon velo), un petit bout en tombe, et on arrive enfin a refixer son guidon. Ouf !

La nuit a ete courte, et on decide de s’installer dans un parc au soleil. Seb fait la connaissance de Joseph avec qui nous allons passer toute la journee. Il nous emmene chez sa grand mere pour prendre le the, a l’atelier ou il aide a construire un bateau de l’epoque de Pierre le Grand, au point d’ancrage du bateau deja a l’eau, dans un parc pour rencontrer ses amis de Greenpeace… Joseph se deplace aussi a velo. Ce jour la, on pedale 71 km dans la ville avec lui !

Le soir, il nous emmene chez Lara, une amie chez qui il nous propose de dormir. Le courant passe bien, on reste une nuit de plus chez elle. Traductrice de formation, elle est devenue ethnologue passionnee. Son appart minimaliste reflete son caractere calme et reflechi. Un havre de paix.
On regarde ensemble les photos de l’Inde : elle attend le moment “propice” pour quitter son travail et se porter benevole dans les montagnes indiennes…

C’est a velo que l’on continue de decouvrir la ville. Une atmosphere romantique (les mariages, les limousines…), une architecture europeenne (les canaux d’Amsterdam, les colonnes grecques, les statues italiennes…), et l’Asie est deja bien loin !
Les journees, si longues a cette epoque (dans les appartements, les lumieres ne sont utiles qu a partir de minuit), nous permettent de bien en profiter, meme si on perd un peu nos reperes. Essayez d’aller vous coucher alors que le soleil est encore bien haut dans le ciel, vous verrez…

Retrouver l’Europe

On quitte la Russie par un train pour Tallin. Peu de probleme pour y faire entrer les velos, et encore moins pour passer la frontiere malgre nos visas non enregistres, comme l’oblige theoriquement la loi russe.
Depuis la fenetre du train, qu’on ne peut meme pas ouvrir pour prendre un e photo, le drapeau europeen flotte au vent. A bientot l’Asie…

Le transsiberien. Retour en Europe.

Enregistré dans : Actualité, russie — seb at 8:22 am on Vendredi, juin 29, 2007

Nous y tenions beaucoup. Rentrer vers l’Europe par la terre pour profiter d’une transition lente entre deux mondes. Les paysages qui séparent la Chine de chez nous défilent sous nos yeux. Nous sommes à bord d’un train légendaire pour découvrir une partie de la plus longue voie de chemin de fer du monde. 6000 km, c’est autant que ce que nous avons fait jusqu’à présent à vélo.
Nous montons dans le train un soir dans l’une des dernières villes de Mongolie avant la frontière russe. N’ayant pas réussi à laisser nos bicyclettes au service bagages, nous montons avec dans le train ce qui ne plait pas beaucoup au contrôleur qui ne veut pas les voir dans le couloir. Il semble vouloir que nous les mettions sur une de nos couchettes et que nous en partagions une autre à deux ! Heureusement, les compartiments sont équipés d’un grand casier où nous parvenons à ranger un vélo un peu démonté. Le deuxième reste dans l’allée de notre cabine.

Notre premier contact avec les russes se fait à la frontière. On nous fait ressortir le vélo de son logement pour qu’un commando inspecte les doubles plafond pendant qu’une douanière nous demande poliment “sortez !” pour contrôler nos passeports. Elle examine plusieurs fois nos photos en la comparant à nos visages d’un air sévère.

Le lendemain matin, il me surprend même si je l’attendais. Le lac Baïkal, “l’oeil bleu de la Siberie” qui comporte 1/5ieme des réserves d’eau douce de la planète. Nous le longeons pendant quelques 200 kilomètres. Sa clarté nous étonne. De l’autre côté des rails, des torrents nous arrivent depuis des montagnes boisées présentant encore quelques traces de neige. Le ciel est bleu, l’eau brille et l’herbe parsemée de fleurs jaunes, oranges et blanches donne le meilleur de son vert au bord du lac.

La vie à bord s’installe doucement. Les journées s’articulent autour de repas de nouilles chinoises que l’on prépare grace à l’eau chaude dont on peut se servir au samovar que l’on trouve dans chaque wagon. Pour ne pas se laisser endormir par le bercement continu du train et lorsque lire ou ecrire nous fatigue, on s’installe dans le couloir, la tête à la fenêtre ouverte. On profite alors de l’air frais et des odeurs de cette forêt de sapins et de bouleaux sans fin : la taïga sibérienne. On croise régulièrement de petits villages en bois qui ont l’air paisibles et nous donnent évidemment envie de nous arrêter.
Notre wagon est pratiquement vide. Il y a évidemment des deux inévitables wagons des commerçants chinois remplis de marchandises jusqu’au plafond. On échange assez peu avec eux mis à part de la monnaie mongole contre des roubles russes et un plat de nouilles qu’ils nous offrent. On partage par contre bien plus avec la famille russe, très accueillante une fois le contact établi avec le fils de 8 ans avec qui je joue d’abord aux cartes. On passe quelques moments dans leur cabine au fil du voyage, à boire du thé, jouer aux cartes ou à d’autres jeux, à regarder leurs photos, à discuter un peu en anglais…

Nous arrivons à Moscou après 3 jours et demi et 4 nuits de voyage dans ce train. Un rythme paisible s’est installé à bord et nous n’avons pas trouvé le temps long. Il a coulé doucement. Trois heures de train nous sembleront sûrement bien courtes à présent…

Jeux russes

Enregistré dans : Jeux, russie — seb at 8:14 am on Vendredi, juin 29, 2007

Dans le transsiberien

Dans le couloir de notre wagon, a bord du transsiberien, Sioma, jeune russe de 8 ans s’approche peu a peu de moi en jouant avec une petite voiture et une moto en plastique (des jouets que nous n’avons pas vu depuis un moment !) Je lui propose une partie de cartes et nous nous installons sur la moquette du couloir. Peu apres, je suis invite a prendre place dans le compartiment ou il voyage avec sa maman et sa soeur. Elles nous apprennent quelques jeux au fil des jours de train.

Dorak

Le nom de ce jeu de cartes signifie “idiot” en russe. Ce titre est attribue au perdant.

Pour jouer a 2 :
On distribue 6 cartes par personnes. La derniere carte de la pioche est rendue visible. Elle donne la couleur de l’atout (les cartes de cette couleur ont une valeur superieure a toutes les autres). Un joueur attaque en posant une carte. L’autre doit alors jouer une carte plus forte de la meme couleur ou bien couper. L’attaquant place ensuite une deuxieme attaque. Attention : il doit jouer une carte dont la valeur a deja ete jouee. Par exemple, si il a joue un 8 et que l’autre joueur a joue un 10 au premier tour, il ne peut attaquer qu’avec un 8 ou un 10. Si il ne peut pas jouer ou qu’il a deja place 6 attaques, les cartes jouees sont ecartees du jeu et l’autre joueur devient attaquant. Si le defenseur ne peut pas se defendre, il ramasse alors les cartes jouees et les place dans son jeu.
A la fin de chaque tour, les joueurs completent leurs jeux a l’aide de la pioche pour avoir 6 cartes. C’est l’attaquant qui se sert en premier.
Le gagnant est le premier a s’etre debarasse de toutes ses cartes.

On peut jouer a 4 par equipe de deux. Le partenaire n’aide son equipier que pour attaquer (si ce dernier n’a pas de cartes d’une des valeurs deja jouees) Des que l’une des joueurs a perdu, on se retrouve dans une configuration de jeu a 3, chacun pour soi.

Dans le jeu a trois, on attaque le joueur qui se trouve a sa gauche. Le troisieme joueur vient en aide a l’attaquant comme si il etait son equipier dans le jeu a 4. Les joueurs deviennent successivement attaquant sauf lorsqu’ils perdent auquel cas on saute leur tour.

Calichto

Pour jouer a Calitcho qui signifie “la baque”, un joueur cache un anneau entre ses deux mains jointes. Les autres joueurs tiennent leur mains de la meme facon et sont places le long d’une ligne. Celui qui a la bague passe devant chaque joueur et fait mine de la donner a chacun d’entre eux en glissant ses mains entre les leurs mais il ne la donne evidemment qu’a un seul. Puis, il retourne derriere sa ligne quelques metres ou dizaines de metres plus loin. Lorsqu’il crie “Calichto !”, lui et le nouveau porteur de la bague doivent se rejoindre alors que le but des autres est de les en empecher. D’ou l’interet de donner la bague le plus discretement possible ou d’essayer d’induire en erreur sur l’identite de celui qui la recoit.

Isportcheni tilephon

C’est le telephone russe ou le “mauvais telephone”. Nous y jouons en russe, assis en ligne sur une banquette de leur cabine. Il ne s’agit pas de phrases a transmettre fidelement le long de la ligne de bouche a oreille mais de simples mots repetes rapidement. Nous y jouons en russe et je ne suis pas un bon maillon de la chaine si ce n’est pour bien transformer les mots et permettre de bonnes rigoloades

A l’ecole francaise de Moscou

Rastiapa

Les maternelles suivent un programme d’initiation au folklore russe. Le jeu que nous avons prefere se joue au rythme de la musique entrainante que joue l’intervenant a l’accordeon. On forme d’abord une ronde d’enfants. Derriere chacun d’eux se place un autre joueur et un dernier se trouve au centre de la ronde. Lorsque la musique commence, les joueurs situes dans la “ronde interieure” se mettent a danser en se deplacant a l’interieur du cercle forme par ceux qui etaint derriere eux et qui sont restes a leur place. Lorsque la musique s’arrete, il faut vite aller se placer derriere un des joueurs formant toujours la ronde. On ne peut pas choisir une place qui est deja occupee. Celui qui n’a pas trouve de place est le rastiapa mais son cas n’a rien de grave : il danse de nouveau avec les joueurs qui viennent de se retrouver dans la “ronde interieure” lorsque l’accordeon reprend.

Apéro chinois et thé mongol

Enregistré dans : À table !, Chine, Mongolie — Jen at 5:04 am on Jeudi, juin 14, 2007

Ca faisait longtemps, mais enfin, les recettes reviennent ! A vos fourneaux !

Apéro chinois

Testé à Pékin, chez notre hôte Sky, qui, lorsqu’il nous voit ne peut plus nous héberger (”ça va gêner mes parents”).
note : l’appart pourrait accueillir 100 vélos et leurs propriétaires tant il est grand et vide. Passons…

Je cite le carnet de Seb pour la recette, et rajoute des explications et détails entre crochets.

“Un apéro chinois est une canette de thé [Carrefour !] que l’on donne à l’entrée [sur le pas de la porte] à ses invités, avant de les inviter à s’asseoir dans le salon et faire 2, 3 affaires [ranger sa chambre, gonfler les pneus de son velo…]. Il faut ensuite ouvrir un paquet de biscuits et ne pas en manger soi-même [alors qu’on a dit qu’on en mangerait]. Ne pas dire d’ouvrir les canettes qui restent fermées et proposer d’y aller quelques minutes plus tard.”

Recette utile puisqu’elle ne vous retient pas en cuisine pendant que vos invités sont la !

Thé salé mongol

Testé chez Pouinklichik, dans les steppes.

Le poële de la yourte doit déjà être chaud. Sinon, rajouter du bois, ou à défaut, des bouses de vaches séchées.
Poser une bassine en métal sur le poële. Ajouter 3 grosses louches d’eau (une louche équivaut à une casserole de petite taille de chez nous) précédemment récupérée au puits chez le voisin, une poignée de sel (oubliez la pincée…).
Aller chercher le sac à dos en cuir accroché au “mur” de la yourte, vers la “cuisine”. En profiter pour prendre la hâche, coincée entre les “poutres” et le “plafond” au dessus de la porte d’entrée. Demander à un adulte de hâcher quelques morceaux du bloc contenu dans le sac. Verser cette poudre dans la bassine. Couvrir. Ranger le sac à dos et la hâche.
Aller s’occuper du lait fraîchement trait (tamisage pour enlever mouches et herbes, mise en bidons (d’essence), cargaison de la carriole pour aller déposer le lait dans le puits en bas de la colline, au frais, avant que le camion citerne ne vienne le chercher le lendemain).
Transvaser le contenu de la bassine (le thé !) dans le thermos de 2L rouge à fleurs plutot kitsh.
Servir dans des bols. Déguster auprès du poèle.

On attend vos remarques et suggestions pour pouvoir améliorer au maximum ces deux recettes !

Jouer en Mongolie

Enregistré dans : Jeux, Mongolie — seb at 4:44 am on Jeudi, juin 14, 2007

Autour de leurs yourtes, les enfants mongoles disposent d’un jardin sans limites. On y joue quelques fois au foot ou au volley avec les enfants des familles qui nous accueillent ou avec ceux qui ont repéré notre tente, pourtant à l’écart d’un village. J’inaugure avec eux un cadeau d’anniversaire : une “balle” chinoise, sorte de volant fait de pièces de métal rondes et de plumes avec lequel on se fait des passes au pied.
Davka nous apprend quelques jeux de son pays après que nous ayons planté notre tente derrière chez elle.

Les pierres

Il vaut mieux y jouer à deux avec au départ 5 petits cailloux chacun. On en met entre 1 et 9 dans sa main fermée que l’on tend devant soi. Il s’agit de deviner le nombre de cailloux total. On annonce son pronostic en premier à tour de rôle puisque l’on peut faire quelques déductions du pronostic de l’autre. (Si il dit 3, c’est qu’il n’en a mis que 1 ou 2 ou alors qu’il bluffe…) Lorsque l’un des joueurs parvient a deviner, l’autre lui donne toutes les pierres qui se trouvent dans sa main. Il faut avoir récupéré toutes les pierres pour gagner.

La bataille de doigts

Tous les joueurs présentent un doigt devant eux. L’auriculaire bat le pouce qui bat l’index qui bat le majeur qui bat l’annulaire qui bat l’auriculaire. La boucle est bouclée.

La bataille de main

Les joueurs tendent une main à plat devant eux, paume vers le haut ou vers la bas. Sur les 3 ou 4 joueurs, il faut être le seul à avoir choisi un sens pour gagner. Hasard ou lecture dans les pensées…

A notre tour de leur apprendre un jeu. Je leur en propose un auquel je jouais avec Papoum (mon grand père) quand j’étais petit. Les deux joueurs placent une main devant eux, l’une au dessus de l’autre. Celui dont la main est située en dessous, paume vers le haut doit venir taper le dessus de celle de son adversaire (qui a la paume vers le bas) assez rapidement pour que ce dernier n’ait pas le temps de la retirer. Si il la rate, les rôles sont inverses.
Le frère de Davka avec qui je joue fait des gestes tellement amples pour pouvoir taper fort que je l’évite à tous les coups (sauf lorsque je rigole trop) On rit de la tension qui règne. Jeu intense qui nous rapproche beaucoup. Une bonne soirée à jouer…

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