Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Grèce : montagnes et capitale

Enregistré dans : Actualité, Grèce — seb at 4:16 pm on Mercredi, décembre 6, 2006

Les montagnes

le site d Olympie pour nous seuls !

Nous arrivons un après-midi sur le site archéologique d’Olympie mais il est déjà fermé. Nous nous aventurons sur de petits chemins pour trouver un campement en bordure du site et nous trouvons une place assez idéale : terrain plat avec de l’herbe entre les oliviers et les orangers avec vue sur les ruines du site qui a vu naître les Jeux Olympiques. On est à l’écart de la route…

Le lendemain, nous visitons le site puis reprenons notre route. Dès les premiers kilomètres, la montée est assez raide et nous ne tardons pas à faire une pause pour manger. Ca y est nous nous sentons déjà dans le centre sauvage du Péloponnèse. Peu de voiture nous doublent, on peut camper à peu près partout ici. Par contre, à chaque fois que nous croyons atteindre le col, nous découvrons de nouveaux virages qui serpentent dans des tranchées de terre rouge. Heureusement, cette route nous offre de superbes vues sur la mer. Nous arrivons sur un plateau étonnamment plat après le relief bien escarpé que nous venons de traverser. Nous choisissons de passer la nuit ici. La vue sur le lever de soleil sera super.

Nous nous enfonçons encore dans les montagnes vers le Nord. Toujours si peu de voitures. Nous sommes bien contents de croiser un vendeur ambulant de fruits et légumes qui traverse certainement le Péloponnèse avec son camion puisque certains villages ne disposent pas de magasins. Nous croisons aussi des brebis et leurs bergers, d’autres se déplaçant à dos d’âne. Vous l’avez compris, c’est le calme idéal. Nous passons un bon moment à nous reposer en écoutant le son des cloches et les cris assez drôles que poussent les bergers pour guider leur troupeau. Il fait trop chaud au soleil alors nous passons parfois à l’ombre !

les gouttes d eau gelees sur la tente

Le lendemain matin, il fait plutôt froid. Il est 6 heures mais le jour commence à se lever. Je sors de la tente et découvre le givre déposé sur le sol et notre tente. Effectivement, il doit faire froid. Nous sommes dans un trou entre les montagnes et je décide de monter en haut d’une colline pour voir le soleil un peu plus tôt. En plus ça me réchauffera. Nous partons après avoir attendu la fonte du givre sur la tente. C’est encore une journée de montée avec un col en lacets. Le décor devient vraiment montagnard. Au loin, il y a de la neige sur les sommets. Enfin, une descente nous emmène tout près des gorges qui nous conduiront jusqu’à la mer demain matin. La tente commence à geler dès le soir. Cette nuit, rien ne dépasse du duvet…

Ce matin, c’est Jennifer qui monte en haut de la colline se situant derrière nous pour voir le soleil se lever. Nous passons une bonne partie de la matinée à profiter de la chaleur du soleil. Puis nous nous couvrons bien pour ce que l’on nous a décrit comme de superbes gorges qui descendent jusqu’à la mer. On commence par du plat avec un léger vent de face. On est obligés de pédaler et donc de nous découvrir. On range les écharpes, les gants, une veste. On distingue une route en hauteur un peu plus loin. On espère qu’elle n’est pas pour nous mais on comprend vite que si. Les chaussettes de skis sont rangées, on ressort les shorts… Nous faisons une pause lessive car nous trouvons une fontaine et que le linge aura le temps de sécher dans la descente. Après une vingtaine de kilomètres de montée (!), nous sommes enfin en haut et découvrons la mer. C’est le Golfe de Corinthe. Nous rejoignons donc la côte est posons notre tente à l’abri des vagues sur une terrasse au bord de l’eau.

A Xylocastro, avec Vladimir, Joris et leurs copains

Le jour suivant, nous pédalons face au vent et décidons de nous arrêter assez tôt. Nous commençons à discuter avec un homme à vélo qui nous emmène dans un parc au bord de la mer où l’on peut planter notre tente sans problème entre la plage et les pins. L’endroit est très tranquille. Nous croisons ensuite une bande de jeunes de 16 ans qui jouent de la guitare dans ce parc. Nous allons les voir et jouons chacun notre tour une chanson dans notre langue en expliquant les paroles en anglais ensuite. Génial. Ils nous emmènent ensuite manger des Souvlakis, puis dans un café où nous jouons au Backgammon. Soirée vraiment sympa avec la jeunesse grecque.

Nous sommes Vendredi et nous avons décidé de franchir le canal de Corinthe aujourd’hui, puis de prendre un train pour Athènes afin de ne pas traverser la banlieue industrielle que l’on nous a fortement déconseillée. La matinée est assez difficile : une cinquantaine kilomètres face au vent. Lorsque nous arrivons devant le pont qui doit nous permettre de franchir le canal, un bateau est sur le point de passer à son niveau et celui ci se trouve sous l’eau pour le laisser passer ! C’est assez surprenant même si ce n’est pas un très grand pont. Nous repartons après le repas et avons un peu de mal à trouver une gare car tous les panneaux nous aiguillent vers des anciennes gares. Nous croyons pouvoir nous reposer dans le train mais aucun espace n’est prévu pour les vélos. La configuration aurait difficilement pu être pire et nous restons debout pour tenir nos montures pendant une bonne heure de train. Une fois arrivés à Athènes nous nous rendons chez Eleni qui doit nous héberger. Son appartement est assez animé. Elle héberge en ce moment un américain, une allemande et un mexicain. Une américaine doit arriver demain.

Athènes

Le seul batiment sans echaffaudage sur l Acropole, Athenes

Eleni anime des jeux le Samedi après-midi et nous sautons sur l’occasion. Nous leur faisons faire des jeux français et apprenons un jeu auxquels ils jouent : mila (pommes en grec)
Le Dimanche, nous allons visiter l’Acropole et déambuler dans les ruelles de Plaka, un vieux quartier d’Athènes. Le soir, des amis viennent jouer de la guitare et du bouzouki (instrument traditionnel grec à 4 fois deux cordes). Nous jouons quelques morceaux avec eux . Eleni joue aussi de la guitare et nous jouons donc du Bénabar avec 3 guitares, un bouzouki et Jennifer au concertina. Fantastique.

Lundi, nous pouvons enfin aller à l’ambassade de l’Inde pour demander nos visas. Nous découvrons avec surprise qu’ils ne délivrent de visas qu’aux résidents grecs… Les parents de Jennifer les demanderont donc à Paris et nous les emmèneront lorsqu’ils nous rendront visite à Istanbul.

Mardi, nous sommes allés visiter le port du Pirée. Nous avons vu des dauphins ! Évidemment pas dans le port mais un peu plus loin.

Mercredi, nous mettons le site à jour et nous partirons certainement demain en train pour éviter la banlieue à nouveau. Direction Thessalonique, le Nord de la Grèce. Certains nous disent que l’on aura peut être de la neige…