Regards d’ailleurs

Une route de rencontres

Jeux népalais

Enregistré dans : Jeux, Népal — seb at 11:44 am on Lundi, avril 23, 2007

Bhaktapur est un endroit rêvé pour apprendre des jeux. Les enfants sont partout et tellement accueillants qu’il est toujours facile de rentrer dans la partie. Il suffit de commencer à jouer en les imitant ! En restant à Bhaktapur pour une assez longue période, on a même pu se faire de copains (de 6 à 10 ans) avec qui nous allons régulièrement jouer.

Bomlass

Il s’agit d’éliminer les autres joueurs en les touchant avec le stoungui, une boule d’élastiques qui doit être lancée depuis l’endroit où elle est tombée. Le gagnant est le dernier à ne pas s’être fait toucher.

L’intérêt de ce jeu est que ceux qui se sont fait éliminer peuvent toujours jouer (mais pas gagner) : ils peuvent continuer de tenter d’éliminer ceux qui ne le sont pas encore et peuvent même se faire des passes entre eux.
On a vu de nombreuses variantes de ce jeu : une dans laquelle il est autorisé de courir avec le stoungui à la main, une autre dans laquelle il faut toucher les jambes pour éliminer quelqu’un…

Game ball

Ce jeu se joue aussi avec un stoungui (boule d’élastiques) mais on peut y jouer avec une balle.

On commence par former une pile de 8 briques (ou de pierres plates) au sommet de laquelle on pose une petite pierre et le stoungui.

Deux équipes doivent ensuite être formées : les « constructeurs » et les « gardiens de la tour » qui inverseront les rôles à la partie suivante.

Les constructeurs ont d’abord une chance chacun de détruire la tour en lui lançant une brique ou une pierre dessus (avant de construire, il faut détruire dans ce jeu). S’ils échouent, les rôles des deux équipes sont inversés. S’ils réussissent, leur but est alors de reconstruire la tour et de crier « game » en posant la petite pierre au sommet. Mais attention, ils ne doivent pas se faire toucher par le stoungui que les gardiens de la tour leur lancent, sous peine d’être éliminés. Les gardiens peuvent se faire des passes. Les constructeurs ont le droit de taper du pied dans le stoungui au sol pour l’éloigner de la tour et permettre à leurs partenaires de reconstruire la tour un peu plus calmement.

Il existe encore des variantes avec par exemple le droit de courir ou non avec le stoungui à la main, la possibilité de ne mettre qu’un seul gardien…

Pin

C’est la marelle népalaise. « Pin » est à la fois le nom du jeu et du morceau de brique que l’on lance dans les cases d’un parcours. Un grand carré est divisé en 4 cases numérotées de 1 à 4.

On faut d’abord lancer le pin dans la première case, puis le pousser de case en case jusqu’à la sortie (en dehors de la quatrième case). La première façon de pousser le pin est de le taper d’un pied en gardant son autre pied dans la case précédente. Attention, le pin ne doit pas s’arrêter sur une ligne et les pieds du joueur ne doivent pas être posés sur l’une d’elles. Lorsqu’un joueur échoue, il laisse sa place au suivant et attend le prochain tour.

Lorsque l’exercice est réussi en ayant lancé le pin dans la première case, on peut le lancer dans la deuxième et le pousser sur la suite du parcours et ainsi de suite jusqu’à lancer le pin dans la quatrième case.

Il y a différentes façons de pousser le pin de case en case et l’on passe de l’une à l’autre à mesure que l’on réussit. La deuxième façon est de se déplacer sur un pied et de le faire passer dans la case suivante en ne tapant qu’une seule fois dedans avec le pied sur lequel on se déplace. La troisième façon : on se déplace et on tape dans le pin avec les pieds croisés.
On peut en imaginer beaucoup comme ça, les yeux fermés, en marche arrière…

Et tous les autres…

Les enfants débordent d’imagination pour trouver à jouer avec presque rien, un pneu que l’on fait rouler en le poussant avec un bâton par exemple.

Les temples restent des terrains de jeux idéaux : grimper sur les éléphants, escalader les cloches géantes, chiper les offrandes, courir autour…

L’étroitesse des ruelles de Bhaktapur n’est pas un problème. On arrive quand même à y jouer au cricket, au foot, au ping pong (une surface plate et un “filet” en briques), au badminton…

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